Six livres de séparation
Une théorie appelée « Les six degrés de séparation » évoque que chaque être humain est relié à n’importe quel autre par une chaîne de relations individuelles comportant six maillons au maximum.
Et si nous appliquions cette idée aux livres ? Relier six œuvres entre elles, alors qu’elles peuvent paraître éloignées, pour montrer le fil invisible qui les relie.
L’idée se veut évidemment purement ludique, pour mettre en avant des conseils de lectures !
On tente l’aventure ? Voici une deuxième chaîne autour de l’écologie.
🔗 Chaîne thématique : « Traverser l’effondrement écologique »
De quel progrès avons-nous besoin ? – Bruno Markov
« Poser les bases«
Pour poser les bases d’une réflexion, autant partir d’un essai. L’écologie est-elle solvable dans le progrès technologique ? Qu’en est-il du mythe des nouvelles technologies ? Pour donner racine à une écologie réfléchie (avant de s’engouffrer dans l’impasse).
Je pleure encore la beauté du monde – Charlotte McConaghy
« Toucher à l’intime«
De la réflexion, de l’idée abstraite, jusqu’aux émotions. La disparition des espèces animales n’est plus seulement un graphique, c’est une douleur qui se vit dans la chair. Avec l’idée de placer le contexte, les idées, au plus près de l’intime, au point d’en verser des larmes.
Parcourir la terre disparue – Erin Swan
« Suivre les générations«
Où on bascule dans une fiction dystopique (ou pas ?). À suivre une lignée multigénérationnelle, de notre passé vers le futur. Une planète exsangue, inhabitable, en décor de survie. Avec les visages humains pour seul lien, des portraits inoubliables qui comblent le malaise.
Et toujours les forêts – Sandrine Collette
« Toucher à l’essentiel«
L’effondrement a eu lieu, la survie est au cœur d’un quotidien où la nature a repris sa place centrale, est redevenue souveraine. Pour se rapprocher de l’essentiel, à l’ombre des arbres, en mode survie. En toute pudeur, dans un monde où la ruralité s’imprègne de noirceur.
Le dernier hiver – Marcus Malte
« Faire appel«
Mettons l’humain en retrait, pour voir le monde à travers le regard d’un bonhomme de neige ? Un texte destiné à la jeunesse, mais à lire par tous. Comme un coup de semonce tiré vers les adultes, un appel pour la jeune génération. Une fable comme expérience mémorielle pour la jeune génération qui devra sauver ce qu’elle peut.
Dernier meurtre au bout du monde – Stuart Turton
« Garder le divertissement«
Et si, de manière alternative, la technologie pouvait préserver l’environnement ? Sauver un bout d’humanité (dans le mensonge ?). Le récit devient aussi ludique que métaphorique d’une recherche de sens à une fin du monde. Autant se divertir un peu quand tout s’effondre.
La littérature tournée vers l’écologie ne se résume pas à un style littéraire, elle imprègne les essais, les récits intimes, les romans dystopiques, les histoires de fin du monde, les novellas jeunesse et même les romans policiers du whodunit. En y plaçant aussi d’autres sujets de société, parce que la domination de l’homme se voit sur la nature, mais aussi sur les femmes (autre thème central de nombre de ces livres)…
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Catégories :Chaines littéraires, Littérature

Et il a l’essai formidable de Fred Vargas : L’Humanité en Péril
« Parcourir la terre disparue », un livre qui est dans ma PAL et que je n’ai toujours pas lu (mais que je voudrais lire). Le dernier meurtre au bout du monde était un chouette livre, j’avais aimé. Par contre, j’étais passé à côté de « Je pleure encore la beauté du monde » :/
PS : lorsque j’ai vu le mot « séparation » dans ton en-tête, j’ai eu peur que tu ne nous quittes à nouveau… tu m’as traumatisé !!
Je n’ai lu que le Colette, mais j’admets que pour moi, ça reste difficile de lire ce genre de récit, tant ça me replonge dans le job…
Je peux comprendre