Interview – 1 livre en 5 questions : Celle qui pleurait sous l’eau – Niko Tackian

1 livre et 5 questions pour permettre à son auteur de présenter son œuvre

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger

NIKO TACKIAN

Titre : Celle qui pleurait sous l’eau

Éditeur : Calmann-Lévy

Sortie : 02 janvier 2020

Lien vers ma chronique du roman

C’est ton 3ème polar mettant en scène Tomar Khan, mais chacun se démarque par une ambiance bien distincte…

Oui déjà pour la première fois ça se passe en pleine canicule estivale ! Tu sais le moment ou le bitume parisien se transforme en four et ou la ville est une cuvette prête à exploser. Il y a les terrasses bondées de touristes mais il y a également les égouts qui grouillent de rats, les piscines et les fontaines des parcs qui débordent d’enfants, et les esprits qui s’échauffent… bref le Paris de ceux qui ne partent pas en vacances. C’est justement dans une piscine municipale que l’on retrouve un corps… celui d’une femme, flottant au milieu du bassin, sans une goutte de sang. Simple suicide ? Plus généralement chaque roman est pour moi un univers unique donc une ambiance distincte. Ça se voit d’ailleurs désormais sur mes couvertures.

Ce nouveau roman te permet également de raconter une histoire avec un rythme très différent de ton précédent livre, « Avalanche hôtel »…

Absolument ! Dans mes polars, je me laisse porter par la thématique de fond et mes personnages. Ce n’est pas le cas des thrillers plus « construits » avec des structures faites pour vous rendre dingue et vous plonger dans une averse de questionnements. Mes polars sont plus construits pour provoquer chez le lecteur un ascenseur émotionnel. Si je réussi mon coup, vous êtes intimement touché par la psychologie des personnages, les questionnements, les dilemmes et les conflits. Ce sera le cas avec Celle qui pleurait sous l’eau, je peux vous l’assurer.

Avec cette intrigue, on est au plus près du personnage de Tomar, comme jamais auparavant…

Tout simplement car il est au bout du chemin. Dans ce roman, Tomar ne peut plus fuir ou composer, il doit faire la lumière sur toutes les casseroles qu’il se trimballe depuis le premier volume. De toute manière, il n’a pas le choix, on lui a collé Ovidie Metzger sur le rabe, et elle ne plaisante pas.

Et puis aussi il se rend compte qu’il doit être là pour les autres, en l’occurrence pour Rhonda car depuis le début, on lui donne beaucoup et il était temps qu’il rende un peu.

Sans trop en dire, tu as voulu parler des souffrances que peuvent vivre certaines femmes…

Oui, parce que je n’aime pas les histoires sans femmes ! Encore un trait que je partage avec Tomar car, comme lui, je pense que les femmes ont apporté beaucoup plus de positif dans ma vie que les hommes. J’ai été élevé à une époque et dans un milieu où les pères étaient, au mieux, absents. Ensuite ma vie s’est construite autour de relations avec des femmes qui m’ont accompagné dans ma compréhension du monde et des autres. Donc il est naturel pour moi que leur rôle dans mes histoires soit essentiel. Et puis Tomar est déjà suffisamment masculin, « viril », à lui tout seul pour prendre la place nécessaire à l’équilibre d’une histoire. Dans Celle qui pleurait sous l’eau, son adjointe Rhonda est importante, car elle va l’éveiller à la problématique des violences psychologiques.

Dans tes livres, ou dans tes scénarios pour la TV, tu travailles souvent avec des personnages récurrents. Comme Tomar, quelles places prennent-ils au fil du temps dans ton quotidien ?

Oui, je fais ça depuis longtemps, presque 15 ans en télévision, BD et maintenant roman… ils prennent forcément une part importante car ils m’accompagnent sur la durée et façonnent aussi mon quotidien. Que ce soit au niveau artistique ou financier, je dois beaucoup à ces doubles de papier que je fais vivre mais qui, eux aussi, me font vivre. Que ce soient Alex Hugo ou Tomar Khan ce sont des figures très présentes et dont les visages se confondent parfois un peu dans mon univers mental. Maintenant, je suis aussi très content de pouvoir les quitter pour développer d’autres récits avec des héros qui ne reviendront pas. Cela me permet de respirer un peu et de travailler d’autres facettes de l’âme humaine que celles incarnés par Tomar ou Alex.



Catégories :Interviews littéraires

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13 réponses

  1. Merci à vous deux pour ce bel échange. Niko. Il va falloir compter avec toi dorénavant et je te suivrai. Top les garçons 👍😘

  2. Tout à fait d’accord !!! Et je trouve très chouette la nouvelle présentation

  3. Ayant lu tous les livres de Niko je ne vais surement pas louper celui ci …D’autant que ton interview pousse encore plus à découvrir ce nouvel opus. Merci Yvan et Niko pour toutes ces infos.

  4. Fan de Tackian un incontournable du paysage du polar.
    En plus le Monsieur est toujours sympa et à l’écoute pour ses lecteurs.
    J’ai beaucoup apprécié ce 3eme opus sa thématique, la lumière faite sur Rhonda.
    Merci Yvan

  5. J’attends ce week-end avec impatience pour le dévorer !

  6. Un très bon Tackian …comme d’hab
    Maintenant,je vais devoir attendre le prochain et ça va être long !

  7. Encore un bien bel échange avec un auteur que j’affectionne tout particulièrement.
    Bon week-end Yvan ! 🙂

Rétroliens

  1. Celle qui pleurait sous l'eau - Niko Tackian - EmOtionS - Blog littéraire

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