Le Mois de l’Imaginaire 2024 : une sélection de romans publiés cette année
Octobre est désigné le Mois de l’Imaginaire depuis 2017. L’occasion de mettre en avant ces littératures de genre, malheureusement insuffisamment mises en lumière tout au long de l’année.
Ce mois est donc le moment où toutes les forces (du bien) se mettent en commun pour créer le buzz et mettre en place des opérations autour de l’Imaginaire, libraires, bibliothécaires, médias et autres influenceurs. Le thème de cette édition 2024 : le Vivant.
De quoi donner envie à ceux qui n’ont pas la curiosité de s’y pencher tout au long de l’année. Pour ma part, c’est une occasion de continuer à mettre en avant des littératures que j’aime profondément.
Voici une sélection toute personnelle de sorties 2024, volontairement axée sur des livres publiés par des maisons dites « généralistes », pour bien montrer que l’Imaginaire est dorénavant partout. Avec un extrait de mes chroniques. Toutes des lectures indispensables !
Hervé Le Corre – Qui après nous vivrez (Rivages) 11/01
Ce roman frappe. Dur. C’est un peu le livre des illusions perdues. Qui raconte des pans de vies de personnages du quotidien, en survivance. Plusieurs choses marquent rapidement à cette lecture. La noirceur crépusculaire. La construction audacieuse. L’écriture puissante au possible.
Plusieurs périodes, entre celle d’une cité qui s’effondre, et celle d’une sorte rural noir se déroulant d’ici un siècle. Une atmosphère qui se prête totalement à ce genre de roman noir, proche de la nature. Par obligation, dans un monde de régression.
Qui après nous vivrez, dans une violence sans fin, héros du quotidien et instinct de conservation. Hervé Le Corre, si noir, si juste, humainement déchirant. Un texte d’une puissance narrative qui laisse de profondes traces. Sublimé par ce talent, terriblement évocateur, qui a trouvé là le terrain pour aller encore plus loin dans sa vision du monde. Effrayant mais remarquable.
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4ème de couverture
À la fin du XXIe siècle, dans une grande ville de province, une jeune femme et son compagnon viennent malgré les crises à répétition, de donner naissance à un enfant. Un jour, le réseau électrique français s’effondre et une émeute plus violente que les autres éclate. Le jeune père ne rentre pas chez lui. Pour sa compagne, l’angoisse va grandissant. Trois générations plus tard, dans un monde où toute technologie avancée a disparu, un petit groupe de gens a trouvé un abri de fortune dans une maison campagnarde qui a échappé à la destruction.
Pas pour longtemps. Des pillards vont bientôt l’incendier et les survivants vont devoir fuir sur les routes avec leur carriole et leur cheval. Commence une épopée proche du western, où chaque jour l’enjeu est de survivre…
Sophie Loubière – Obsolète (Belfond) 01/02
Vous vous dites d’emblée : ces histoires ont été racontées déjà maintes et maintes fois, à décrire un monde post-apocalyptique. Détrompez-vous. Non seulement l’autrice n’est pas tombée dans la facilité, mais elle a pensé et construit son univers dystopique sans jamais tomber dans les excès et la caricature, sans surjouer le catastrophisme à tout-va.
C’est un récit engagé pour les femmes, mais pas d’un féminisme à deux balles, d’ailleurs les personnages masculins y ont aussi une place de choix. C’est une vision lucide, mais pas un pamphlet écolo déconnecté des humains.
Quelle richesse, quel travail, quelle merveille de texte ! Mon enthousiasme pour cette lecture est une bénédiction, tant j’ai été emporté et subjugué par le talent, l’inventivité de ce roman. Touché par la finesse et l’intelligence, transporté par les émotions. Obsolète est un bijou d’une belle profondeur, écrit et raconté avec une subtilité rare, pour bien tenir compte de la fragilité du quotidien.
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4ème de couverture
La femme, un produit sans grand avenir ?
2224. Depuis le Grand Effondrement de la civilisation fossile et les crises qui ont suivi, l’humanité s’est adaptée. Économiser les ressources, se protéger du soleil, modifier son habitat, ses besoins, et adhérer au tout-recyclage. Y compris celui des femmes.
Afin d’enrayer le déclin de la population, toute femme de cinquante ans est retirée de son foyer pour laisser la place à une autre, plus jeune et encore fertile.
L’heure a sonné pour Rachel. Solide et sereine, elle est prête. Mais qu’en est-il de son mari et de ses enfants ? Car personne n’est jamais revenu du Grand Recyclage. Et Rachel sent bien que le Domaine des Hautes-Plaines n’est pas ce lieu de rêve que promet la Gouvernance territoriale aux futures Retirées…
Benjamin Fogel – L’absence selon Camille (Rivages) 13/03
L’absence selon Camille coche toutes les (bonnes) cases. À la fois anticipation singulière, polar atypique, roman noir social et politique subtil, thriller tendu, récit choral prenant. Benjamin Fogel a trouvé la recette pour combiner avec intelligence et talent tous ces ingrédients.
L’auteur a imaginé son monde futur avec soin, poussant les réflexions et les idées très loin, avec subtilité et force. Tout est réuni pour passer un formidable moment de lecture, original, palpitant, fascinant, enrichissant. Le rythme ne faiblit pas, porté par une écriture dynamique, les idées fusent, à la pelle, parfaitement intégrées dans le récit.
On pourrait faire un parallèle avec un long épisode de la série Black Mirror, poussé dans ses retranchements, pensé dans ses moindres détails, construit pour surprendre et pousser aux questionnements. Avec des thématiques puissantes, sans jamais oublier l’aspect ludique.
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4ème de couverture
2060 : la vie en ligne a supplanté la vie réelle. « Malgré la transparence, on vous ment » : ce slogan qui vient d’apparaître sur les murs de Paris inquiète les forces de l’ordre. Sébastien Mille, vieux flic bénévole, et sa fille, la commissaire Holly Mille, enquêtent sur l’origine de ces graffitis. Léonard Parvel, 13 ans, fait partie des taggeurs. Persuadé que son père disparu est membres des Obscuranets, mouvement révolutionnaire qui lutte contre la prolifération du virtuel, il participe à des actions insurrectionnelles dans l’espoir de retrouver sa trace.
Christopher Bouix – Tout est sous contrôle (Au diable vauvert) 04/04
Ce roman joue sur plusieurs tableaux, plusieurs ambiances, il cache aussi son jeu dans cette société où tout est devenu public. Comédie ou tragédie ? Les deux, pour un texte étonnant et vraiment jubilatoire.
Cynique, impertinent, visionnaire, drôle, flippant. Un mélange de tons et d’émotions qui font que ces 400 pages se dévorent.
Je dois vraiment insister sur la narration, bourrée de trouvailles stylistiques, à l’image des passages qui concernent la névrosée de service. Les chapitres où elle tente de dominer son acrimonie intérieure sont aussi drôles que terribles. Du grand art.
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4ème de couverture
À qui profite le bonheur ?
Bienvenue dans un monde parfait. Ici la vie heureuse s’étale quotidiennement sur le réseau HappyApp, où l’indice de bonheur individuel donne accès à ce que la société réserve aux meilleurs. Offres premiums, métier et logements hauts-de-gamme, et surtout parentalité, désormais réservée aux citoyens les plus épanouis.
Jeunes, beaux, amoureux, jusqu’où Juliette et Néo Lanhéry seront-ils prêts à aller pour y accéder ?
Sarah Brooks – Comment voyager dans les terres oubliées (Sonatine) 02/05
Ce voyage en transsibérien fait autant appel au souffle du récit historique qu’à la créativité du fantastique, autant au vent de l’aventure qu’à celui du frisson. Toute la magie de la littérature se trouve incarnée dans ce formidable roman.
C’est une littérature des genres qui ne s’interdit rien, surtout pas l’ambition. L’écriture de Sarah Brooks est à la fois imagée et prenante, tout en étant travaillée, pour se mettre au diapason de l’époque. Sa plume est un vrai régal, contribuant au dépaysement et à l’enrichissement.
Des rebondissements, vous en aurez, de l’inventivité tout autant. Avec toujours un très grand soin apporté à la narration pour qu’elle vous emporte et vous implique dans l’aventure à l’ambiance old school décalée. Un pur divertissement, mais qui peut aussi se lire à travers ses lignes, de manière métaphorique. À voir ce train comme un trait d’union entre les peuples, entre les gens. Telle une veine qui permet de circuler, protégé de l’extérieur, mais qui sert aussi de lien. Telle une sorte d’ode au respect de la différence.
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4ème de couverture
» On dit qu’il y a un prix que doit payer tout voyageur s’aventurant dans les Terres oubliées. Un prix dépassant le simple coût d’un billet de train. «
XIXe siècle. Quels secrets renferment les Terres oubliées, ces vastes étendues entre la Russie et la Chine totalement coupées du monde ? La seule activité que l’on y connaisse est le passage du Transsibérien. Si la traversée est réputée dangereuse, les voyageurs ne manquent pas, tous attirés par les mystères et les légendes de ce territoire isolé. Malgré d’inquiétantes rumeurs à propos d’un accident survenu lors du dernier trajet, la compagnie l’assure, tout est désormais sécurisé. Et le prochain départ est là pour en attester. À bord, les passagers s’installent, font connaissance. Mais si tout semble s’annoncer pour le mieux, certains ont des raisons toutes particulières d’être là. Marya, par exemple, qui a l’impression qu’on lui cache la vérité sur la mort de son père, survenue peu après la dernière traversée. Ou bien Weiwei, l’enfant née dans le train, qui en connaît chaque recoin et secret par cœur. Ou encore Henry Grey, le scientifique prêt à tout pour obtenir son heure de gloire et la reconnaissance de ses pairs. Sans oublier la mystérieuse capitaine du train, dont la discrétion confine à l’invisibilité. Alors que le train commence sa course folle, des évènements d’abord imprévisibles, puis très vite incontrôlables, se produisent.
Défiant tous les genres, du roman d’aventures à l’horreur, en passant par le thriller historique, Sarah Brooks nous offre avec ce premier roman subjuguant un voyage plein de mystères et de suspense. Un régal de lecture qui nous rappelle à quel point la littérature peut être magique !
Sequoia Nagamatsu – Plus haut dans les ténèbres (Seuil) 07/05
Ce texte est une effervescence, une pure exaltation de lecture, un bouillonnement d’idées et d’émotions, sombres ou lumineuses.
Ce roman atypique est l’histoire de ce qu’il advient ensuite, en s’éloignant sensiblement par la forme et par le fond de la plupart des histoires du genre. Le monde tel que nous le connaissons se dérègle, la maladie et la mort prennent une tout autre place dans le quotidien, mais le récit de l’auteur a une autre ambition que de seulement détailler ce chamboulement.
La forme frappe rapidement, tel un recueil de nouvelles qui donne la parole à différentes voix, mais reliées plus ou moins directement en elles. Un récit choral, comme autant d’instantanés de vie. Avec toujours les émotions en ligne de mire, toujours les ressentis mis en avant. C’est souvent déchirant, mais pas uniquement plombant, les mots servent de porte diaphane pour laisser entrevoir la lumière.
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4ème de couverture
2030. Cliff se rend en Sibérie pour poursuivre le travail de sa fille récemment disparue. Dans le cratère de Batagaika, les archéologues étudient la fonte du permafrost et les restes parfaitement conservés d’une enfant, porteurs d’un virus inconnu…
Une épidémie va bouleverser la vie sur Terre et obliger les générations suivantes à s’adapter à ce fléau mortel. De nombreux destins vont se croiser à travers le temps et l’espace : dans un parc d’attractions conçu pour les enfants gravement malades, Skip, un employé désabusé, tombe amoureux d’une mère désespérée ; David, un biologiste, trouve une seconde chance de devenir père lorsqu’un de ses sujets de test, un cochon, développe un langage ; Miki, une artiste, et Yumi, sa petite-fille, se lancent à la conquête d’une nouvelle planète habitable…
À travers toutes ces vies liées intimement les unes aux autres, Sequoia Nagamatsu nous conte une histoire sur la résilience de l’âme humaine, sur notre capacité infinie à rêver et sur les liens qui nous unissent sur Terre et ailleurs.
Gillian McAllister – Après minuit (Sonatine) 11/04
Dans un monde où on pousse à ne pas sortir du cadre, à édulcorer et suivre le mouvement, à tirer des ficelles toujours de la même manière, Gillian McAllister a décidé de déchirer les règles du jeu et de les recoller à sa façon. Après minuit est bien en partie un thriller domestique et une histoire d’enquête, sauf que son principe fondateur change complément la donne. Il fallait oser et maîtriser cette alchimie inédite et instable. C’est réussi avec brio.
Après minuit, l’heure du crime. Mais lequel, au juste ? Derrière l’idée folle de Gillian McAllister se révèle un drame humain poignant, à travers une intrigue qu’elle maîtrise du bout des doigts, avec sensibilité et habileté, pour un plaisir de lecture inouï. Le temps est relatif, prenez-le pour cette lecture à recommander chaudement, intensément à tous.
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4ème de couverture
Nous sommes le 30 octobre 2022, il est tout juste minuit. Dans la banlieue de Liverpool, Jen Brotherhood guette par la fenêtre le retour de son fils. Pourtant Todd a dix-huit ans, et la permission de sortie jusqu’à 1 heure du matin. Mais quelle mère ne se laisse pas gagner par l’angoisse tant que son enfant n’est pas rentré ? Alors, quand son fils apparaît enfin dans la rue, Jen sent le soulagement la gagner. Un soulagement rapidement remplacé par l’incompréhension, puis la terreur, tandis qu’elle se précipite à l’extérieur : Todd vient de poignarder un inconnu sous ses yeux. Quand la police emmène son fils menotté, toutes les certitudes de Jen vacillent. Lorsqu’elle se réveille le lendemain, Todd est dans sa chambre, comme si rien ne s’était passé. Nous sommes le 28 octobre, il est tout juste 8 heures. Et Jen commence seulement à comprendre à quel point son monde a basculé.
Débutant comme un solide thriller domestique, Après minuit se distingue rapidement par une intrigue follement originale et haletante qui mêle Un jour sans fin et 13 Reasons Why pour aboutir au portrait bouleversant d’une famille en crise. Élu meilleur thriller de l’année par le Sunday Times et le Guardian, le roman de Gillian McAllister est un récit magistral, dont vous vous souviendrez longtemps.
Carole Martinez – Dors ton sommeil de brute (Gallimard) 15/08
Sentir un livre palpiter littéralement entre les mains, vibrant de vie, soufflant d’un vent puissant d’imagination, au point d’en frissonner de plaisir et d’émotions. Même pour un gros lecteur, ces moments sont rares. Dors ton sommeil de brute fait partie de ces textes précieux, avec une Carole Martinez en magicienne des mots.
Ce n’est pas un roman donneur de leçons, il parle au cœur, aux tripes, raconte une intrigue poignante autant que tendue, et formidablement construite. Et, même si j’ai trouvé la fin un brin expéditive, la dernière page bouleverse. Martinez est une conteuse songeuse.
Dors ton sommeil de brute est un porte-rêve pour le lecteur, arrivant à allier des thèmes forts et une histoire prenante au possible. Sublimés par des personnages qui prennent vie devant vous par la grâce de l’écriture et de l’imaginaire de Carole Martinez. Un bijou, un livre précieux qui concentre en son sein tout ce que je recherche dans la littérature, des émotions vraies emportées par un intense souffle romanesque et qui fait sens.
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4ème de couverture
« Un long hurlement, celui d’une foule d’enfants, secoue la planète. Dans les villes, le Cri passe à travers les murs, se faufile dans les canalisations, jaillit sous les planchers, court dans les couloirs des tours où les familles dorment les unes au-dessus des autres, le Cri se répand dans les rues. »
Un rêve collectif court à la vitesse de la rotation terrestre. Il touche tous les enfants du monde à mesure que la nuit avance. Les nuits de la planète seront désormais marquées par l’apparition de désordres nouveaux, comme si les esprits de la nature tentaient de communiquer avec l’humanité à travers les songes des enfants.
Eva a fui son mari et s’est coupée du monde. Dans l’espace sauvage où elle s’est réfugiée avec sa fille Lucie, elle est déterminée à se battre contre ce qui menace son enfant durant son sommeil sur une Terre qui semble basculer.
Comment lutter contre la nuit et les cauchemars d’une fillette ?
Nicolas Martin – Fragile/s (Au diable vauvert) 22/08
Fragiles/s est bien plus qu’une solide dystopie. Nicolas Martin frappe fort avec son premier roman qui touche et questionne.
Le roman se lit le souffle coupé, estomaqué par ce qui se trame, et par les twists qui font dévier l’intrigue de manière inattendue.
L’auteur sait décidément y faire pour raconter une histoire, pour fignoler les moindres détails sans jamais alourdir le propos, avec une écriture à l’os. Capable de frapper fort juste par un mot, ou une répétition.
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4ème de couverture
« Nous étions mille cinq cents. La première fournée. Les mères pondeuses du futur de la Nation. L’espoir non pas d’une civilisation mourante, mais d’un régime fascistoïde qui a réussi à développer un programme de fertilisation eugéniste. »
Dans une France où la fertilité s’effondre et la majorité des naissances sont touchées par le syndrome de I’X fragile, Typhaine, élue par le très sélectif Programme expérimental de génoembryologie grâce à la position de son mari, accouche d’un garçon sain. Mais l’étonnante progression cognitive de son fils est bien vite aussi inquiétante que le contrôle dont font l’objet les mères, alors que le pays bascule dans la dictature…
Roman sur la parentalité, portrait de femmes victimes et résistantes, époustouflant récit d’anticipation politique, le premier roman de Nicolas Martin mixe les influences pour nous offrir une fiction d’aujourd’hui hallucinante de vérité.
Norman Jangot – L’Œuvre du serpent (Heloïse d’Ormesson) 22/08
Il est encore possible de proposer un récit novateur, différent, ambitieux, tout autant que sacrément divertissant. Norman Jangot délivre, avec L’œuvre du serpent, un récit vertigineux qui brouille les frontières des genres, et fait vaciller les fondements de nos acquis.
Quel bonheur de se sentir ainsi déstabilisé, tout en étant que pris dans l’intrigue comme dans un étau. Avec des personnages étonnants et une qualité narrative qui force le respect.
L’œuvre du serpent est un thriller d’anticipation prenant au possible, sublimé par le talent et l’imagination de Norman Jangot. À conseiller avec force à tous ceux qui veulent sortir des sempiternels schémas, qui aiment l’impression de perdre pied tout en comprenant que l’auteur maîtrise parfaitement sa barque. Jusqu’à un final vertigineux, vraiment.
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4ème de couverture
Paris est en ruine à la suite d’une catastrophe planétaire. Alors que la reconstruction est au coeur de toutes les préoccupations, des individus développent une étrange faculté, provoquée par l’onde de choc : celle d’interpréter les coïncidences du quotidien et de déchiffrer les signes. Certains de ces êtres hors normes, baptisés les Pythons, sont recrutés par la police pour traquer les criminels avec une efficacité redoutable. Mais lorsque l’un de ces Pythons décide de prendre ses pairs à leur propre piège, c’est toute la société, déjà sur le fil, qui vacille. À moins qu’un ancien Serpent au flair légendaire, Nathaniel Loppe, disparu des radars après un terrible accident, ne reprenne du service pour pister ce serial killer à travers le dédale d’une capitale éventrée. Lui à qui aucune enquête n’a jamais résisté va être confronté à une vérité à laquelle nul n’est préparé.
Polar d’anticipation, récit d’une vengeance impossible, fable sur le monde moderne et son inéluctable faillite, L’Œuvre du Serpent est un roman inclassable, un jeu de piste, où l’art, la physique quantique et Carl Jung se conjuguent au présent pour nous inviter à une expérience
immersive, spectaculaire et inédite.
Stuart Turton – Dernier meurtre au bout du monde (Sonatine) 17/10
Stuart Turton est un grand malade, il fallait être un peu fou pour se lancer dans un tel récit autour Dernier meurtre au bout du monde. Un projet ambitieux, toujours aussi ludique, où il aurait pu se prendre les pieds mille fois dans son intrigue, mais qu’il a maîtrisé de bout en bout.
L’ambiance m’a souvent fait penser à la série TV Lost, même si les histoires n’ont rien à voir, avec ces survivants qui découvrent des secrets enfouis, d’étranges technologies cachées, des pièges et des menaces inédites. Si vous avez aimé cette série, vous ne pourrez que vous enthousiasmer à cette lecture.
Dernier meurtre au bout du monde est un nouveau tour de force de Stuart Turton, sans aucun doute l’un des plus doués de sa génération. Un thriller d’anticipation atypique, hautement addictif, jubilatoire, totalement dingue, mais parfaitement dompté par un auteur toujours au sommet de sa forme. Que les autres lectures paraissent fades après un tel roman…
Chronique complète à venir
4ème de couverture :
En dehors de l’île, il n’y a rien. Plus âme qui vive. Un brouillard a envahi la Terre il y a bien longtemps, semant la mort sur son passage.
Sur l’île, la vie est idyllique. La paix et l’harmonie règnent chez les cent vingt-deux habitants, qui vivent de la pêche et de l’élevage. Jusqu’au jour où l’un d’eux est retrouvé assassiné.
Pire encore, il se pourrait que ce premier meurtre commis sur l’île soit aussi le dernier. Car, au même moment, le système de sécurité qui protège les lieux du brouillard s’est arrêté.
S’ils veulent sauver de l’extinction ce qui reste de l’humanité, les habitants doivent maintenant découvrir le coupable. Et il leur reste cent sept heures avant qu’il ne soit trop tard.
Un puzzle passionnant, une incroyable toile de fond, une conclusion à couper le souffle : l’auteur des Sept morts d’Evelyn Hardcastle est de retour ! Apprêtez-vous à vous faire balader d’indice en indice dans ce labyrinthe ébouriffant jusqu’à une conclusion que vous n’êtes pas près d’oublier.
STEPHEN KING
Et, parce qu’il n’est pas envisageable de parler d’Imaginaire sans évoquer Stephen King, à noter trois belles sorties de septembre / octobre 2024, un essai, et deux rééditions (deux publications de fin du mois d’octobre).
Hans-Åke Lilja – Stephen King : Not just Horror (ActuSF) 24/09
Il n’y a que ceux qui ne le lisent pas qui pensent qu’il n’est que le maître de l’horreur. Stephen King : Not just horror est un essai de Hans-Åke Lilja qui vient démontrer que cette étiquette est bien trop réductrice.
Stephen King : Not just horror est un livre d’essai et d’entretiens qui vaut qu’on s’y attarde si on est curieux de découvrir l’auteur américain en empruntant des chemins de traverse. La passion et l’envie de partage de Hans-Åke Lilja sont vraiment communicatives.
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4ème de couverture
Nous connaissons tous l’écrivain de renommée mondiale Stephen King et ses livres… Du moins c’est ce que nous pensons.
Dans ce livre, Hans-Ake Lilja présente d’autres visages du Roi de l’Horreur, qui surprendront le lecteur en lui montrant à quel point King est plus qu’un écrivain de fantastique, mais aussi un auteur de livres pour enfants, un éditeur, un vulgarisateur, un acteur, un réalisateur et un musicien…
Parmi le contenu du livre figurent également deux longs entretiens inédits avec Stephen King !
Hans-Ake Lilja, patron de la célèbre «Lilja’s Library – The World of Stephen King», le portail le plus complet et le plus consulté sur King depuis 1996, a également édité l’anthologie de nouvelles «Shining in the Dark» traduites dans plus de 16 langues.
Avant-propos de John Ajvide Lindqvist, postface de Yannick Chazareng.
Stephen King et Peter Straub – Territoire (Albin Michel) 30/10
Avec une interview exclusive de Stephen King
Stephen King – Danse macabre (JC Lattès) 30/10
Nouvelle traduction de Jean Esch
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Catégories :Littérature

Huit livres lus sur cette sélection ♥️! Nous sommes raccord 😉
C’est bien les petites piqûres de rappel, et celles à anticiper, des fois qu’on aurait des whislist extensibles. 😁 La whislist ça passe, c’est le banquier qui va faire la gueule 🤣. Merci à toi pour la petite liste 🙏😘
« Comment voyager dans les terres oubliées » est dans ma pile à lire de ce mois, « après minuit », il faut que je le lise et « plus haut dans les ténèbres » me tente bien.
Bon je n’en ai lu que 2 sur ta liste, mais plusieurs sont dans ma PAL et je les lirai (grâce à qui ? 😉 ) « Obsolète », je me répète restera dans ma mémoire et dans mon cœur…. Merci Yvan pour tes trouvailles…. 🙂
merci à toi 😉
Une bien belle sélection.
J’en ai lu certain même si je n’en ai pas fait le retour.
Et d’autres sont dans ma PAL, lecture à venir….si, si