Il n’y a que ceux qui ne le lisent pas qui pensent qu’il n’est que le maître de l’horreur. Stephen King : Not just horror est un essai de Hans-Åke Lilja qui vient démontrer que cette étiquette est bien trop réductrice.
Évidemment, le King excelle bien dans l’horreur, mais c’est loin d’être le seul genre qu’il a développé dans ses nombreux romans et nouvelles. L’enfermer dans cette image d’Épinal est un lieu commun qu’il convient de battre en brèche.
Spécialiste
Prenez l’exemple de 22/11/63, mon roman préféré de l’écrivain, mon Saint Graal, on est loin de l’effroi, l’histoire tenant autant de la SF que du roman historique, de la quête que de l’histoire d’amour (oui, c’est possible chez le King). Et ce n’est pas une exception dans une bibliographie prolifique et particulièrement variée.
Hans-Åke Lilja est ce qu’on appelle un spécialiste autant qu’un Die Hard Fan. Il tient, depuis 1996, un site internet qui a la réputation d’être l’un des plus complets, «Lilja’s Library – The World of Stephen King». Il a également piloté l’anthologie Shining in the dark, à l’occasion des 20 ans du site, avec une liste prestigieuse d’auteurs dont une nouvelle de Stephen King himself.
Derrière le phénomène
Autant dire que ce livre s’adresse aux lecteurs assidus de l’auteur américain, à la recherche d’infos et d’échanges sur celui qui reste assez discret en dehors de ses romans. Et aussi aux curieux, ceux qui veulent découvrir ce qui tient du phénomène, avec un auteur protéiforme.
Je dois dire que le livre m’a étonné par son approche (j’aime bien l’être), j’attendais davantage d’analyses sur le contenu des histoires du King, alors qu’il est davantage question de l’homme et de ses activités annexes.
Mine d’infos
Cet essai est une mine de petites informations et d’anecdotes, connues ou beaucoup moins, ainsi que l’expérience de lecteur et de blogueur de Lilja. La première partie raconte le King à travers ses livres atypiques (nouvelles inconnues ou livres pour enfants, par exemple), ses autres expériences (dans le cinéma, l’édition, la musique) et son approche du public. J’y ai découvert beaucoup de choses, alors que je connais assez bien le sujet.
C’est la seconde partie qui rend ce livre encore plus prenant et unique. Deux longues interviews de Stephen King, qui se fait rare dans l’exercice, surtout à travers des vecteurs moins traditionnels. Le blog de Hans-Åke Lilja est le seul a avoir eu droit à cet honneur par deux fois.
Entretiens
Oui, les entretiens datent, 2007 et 2008, mais leur intérêt n’a pas décliné, parce que ces échanges décontractés permettent de réellement découvrir qui est Stephen derrière son image de King. Avec ses objectifs du moment autant qu’à travers ses valeurs et ses intérêts.
À noter, la magnifique couverture du livre, l’une des plus belles que j’ai pu voir sur le King, réalisée par l’artiste Luke Spooner. Une raison supplémentaire de l’avoir entre les mains :-). Et également, la postface de Yannick Chazareng, qui avait proposé Le guide Stephen King.
Stephen King : Not just horror est un livre d’essai et d’entretiens qui vaut qu’on s’y attarde si on est curieux de découvrir l’auteur américain en empruntant des chemins de traverse. La passion et l’envie de partage de Hans-Åke Lilja sont vraiment communicatives.
Yvan Fauth
Sortie : 24 septembre 2024
Éditeurs : ActuSF
Genre : Essai
Traduction : Romane Baleynaud
4ème de couverture
Nous connaissons tous l’écrivain de renommée mondiale Stephen King et ses livres… Du moins c’est ce que nous pensons.
Dans ce livre, Hans-Ake Lilja présente d’autres visages du Roi de l’Horreur, qui surprendront le lecteur en lui montrant à quel point King est plus qu’un écrivain de fantastique, mais aussi un auteur de livres pour enfants, un éditeur, un vulgarisateur, un acteur, un réalisateur et un musicien…
Parmi le contenu du livre figurent également deux longs entretiens inédits avec Stephen King !
Hans-Ake Lilja, patron de la célèbre «Lilja’s Library – The World of Stephen King», le portail le plus complet et le plus consulté sur King depuis 1996, a également édité l’anthologie de nouvelles «Shining in the Dark» traduites dans plus de 16 langues.
Avant-propos de John Ajvide Lindqvist, postface de Yannick Chazareng.
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Catégories :Littérature

Ça confirme mes choix d’octobre 😉
Octobre est le mois de l’Imaginaire, faut lire le King 😉
Faut lire le King toute l’année. Toi aussi, c’est 22/11/1963 ton préféré ? J’y rajoute la ligne verte. Merci à toi pour la chronique 🙏 😘. Tu as dû te régaler
tu as raison, il faut le lire régulièrement, c’est vital ! 😉
Quelle couverture !
je suis d’accord, elle est incroyable !
J’avais déjà très envie de le lire avant ta chronique, et bien évidemment maintenant, je vais trépigner d’impatience ! 😉 22/11/63 n’est pas mon préféré de Stephen King, mais il se laisse lire… Mes préférés sont sans doute « La ligne verte » et « Misery »… mais aucun de ses livres ne me laissent indifférentes, j’adore !! J’ai démarré par « Simetierre » et il m’a terrifiée ! 🙂
sans commentaire sur 22/11, ahah !
Je suis d’accord avec toi Yvan, Stephen King n’est pas uniquement maître de l’horreur, il a bien des cordes à son arc. Même si cet essai a l’air très intéressant pour découvrir plus finement l’auteur, je ne suis pas certaine de le lire. Par contre, c’est vrai, la couverture est top ! 🙂
Oui, c’est pour moi, ce livre !! Mon King à moi 😉 Dis-moi, dans ton bandeau-titre, on dirait du chocolat, je rêve ou bien, je suis en manque de chocolat et j’en vois partout ?? 😆
on voit ce qu’on aime (et j’aime le chocolat) 😉
Mince alors, je le découvre ! PTDR La saison du chocolat reprend, les températures descendent et le temps est maussade, gris, pluvieux… vite, un morceau de Galler !!!
CHOCOLAT !!!
Mon préééééécccccieux !!!!!