Interview – 1 livre en 5 questions : La chair de sa chair – Claire Favan

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son œuvre

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger

CLAIRE FAVAN

Titre : La chair de sa chair

Editeur : HarperCollins

Sortie : 03 mars 2021

Lien vers ma chronique du roman

Si je te dis que ce roman est un croisement entre tes meilleurs thrillers et ton livre « Inexorable », qu’en dis-tu ?

La chair de sa chair est effectivement à la croisée des genres, entre drame familial, thriller psychologique et roman noir par certains aspects. Comme je l’ai souvent dit, je suis une autodidacte dans l’écriture, mais j’ai l’esprit logique et pointilleux d’une analyste. Je m’affranchis donc des codes pour écrire l’histoire du moment avec des ingrédients piochés dans l’actualité, dans le noir, le thriller… Ce qui compte pour moi, c’est le résultat obtenu, sans me cantonner à des cases ou des définitions. J’apprécie donc ton appréciation à sa juste valeur 😊 !

L’amour maternel est au centre de cette histoire, avec ses certitudes et ses doutes…

Moira est une jeune femme qui a eu une enfance difficile. Elle est l’aînée d’une importante fratrie et en tant que tel, elle a servi de mère de substitution aux plus jeunes, de boniche et de protectrice contre ses beaux-pères indélicats quand cela s’est avéré nécessaire. Au contact de sa mère, elle a appris que le sexe est un moyen simple pour obtenir des avantages sans fournir trop d’efforts. Malgré son désir farouche de ne pas suivre les pas de sa génitrice, elle s’est retrouvée enceinte très jeune et reproduit un certain nombre d’autres schémas qu’elle s’était pourtant juré de ne pas infliger à sa propre progéniture. Confrontée à une série d’épreuves, elle manifeste l’endurance d’une survivante, douée d’une rare résilience. Elle aime ses enfants, bien sûr, mais pas de la meilleure des façons puisqu’au final, elle n’est jamais avec eux. Elle est prête à se sacrifier pour qu’ils ne manquent de rien, mais elle reste une jeune fille qui n’a pas vécu et qui rêve désespérément de trouver l’amour. Elle est immature, égoïste, parce qu’elle sait à quel point chaque bon moment saisi est une victoire sur l’adversité et son triste quotidien.

Sans trop en dire, cette histoire ne pouvait se passer qu’aux USA, avec son système judiciaire assez ahurissant…

En effectuant les premières recherches autour de mon idée de départ, je suis tombée sur un fait divers qui m’a fourni tout le cadre définitif de mon histoire. Pour que mon histoire ait l’impact que j’ai voulu lui donner sur les lecteurs, il fallait effectivement que l’intrigue se passe aux USA.

En matière psychiatrique, ton récit va loin. As-tu fait beaucoup de recherches à ce sujet ?

J’ai effectué une tonne de recherches, mais pour éviter les erreurs, j’ai demandé à mon éditrice de trouver une psychiatre pour relire la première version de mon manuscrit. J’ai récupéré deux pages de corrections et de remarques de fond. Quand j’ai vu ça, j’ai eu envie de baisser les bras pendant une seconde et demie, avant de retrousser mes manches et de travailler encore et encore pour intégrer toutes ses suggestions à mon récit. Elle m’a fourni une aide précieuse que j’ai complété avec de nouvelles recherches pour aboutir à ce résultat. Donc, oui. Il y a un travail de fond et de forme colossal pour ce livre.

C’est un roman très noir, mais l’émotion est présente à chaque moment crucial de cette histoire…

La psychologie des personnages et leur ressenti face aux épreuves se situent toujours au cœur de mes préoccupations. Dans la conception de mes récits, je veux que, même confrontés à des difficultés propres à un thriller, ils soient proches des lecteurs par leur vécu, leurs réactions, leurs perceptions. Comment mieux véhiculer cette proximité et créer des passerelles qu’à travers leurs émotions ?



Catégories :Interviews littéraires

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