Interview – 1 livre en 5 questions : Un long voyage – Claire Duvivier

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son œuvre

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger

CLAIRE DUVIVIER

Titre : Un long voyage

Éditeur : Aux forges de Vulcain

Sortie : 29 mai 2020

Lien vers ma chronique du roman

Voilà un roman étonnant, à classer dans le genre de la Fantasy, mais qui pourtant explose les barrières du genre pour s’adresser au public le plus large…

L’intrigue que je voulais raconter dans Un long voyage ne pouvait, pour diverses raisons, se dérouler que dans un monde imaginaire. Mais en tant que lectrice, j’aime les textes qui réservent des surprises et prennent mes attentes à rebours. J’ai essayé de faire de même dans mon roman. Liesse, le narrateur, a tous les « ingrédients » d’un héros de fantasy classique : il est orphelin, il vient d’un milieu modeste, il va partir pour un long voyage, on peut le croire investi d’un destin glorieux… En réalité il n’est que le témoin d’un autre destin.

Ce monde est imaginaire mais pourtant très réaliste, loin de folles fantasmagories…

J’aime beaucoup les folles fantasmagories, pourtant ! Peut-être que le réalisme de cet univers est lié à la façon dont nous le découvrons : par les yeux d’un « simple » secrétaire, qui n’est ni historien, ni conteur. Liesse est un narrateur très terre à terre. Ce qu’il voit passer du monde, ce sont des circulaires, des décrets, des plans et la correspondance de sa supérieure, Malvine Zélina. Et cela lui convient. En fait, son existence va vraiment basculer le jour où il sera privé de cette routine rassurante, de ce confort de vie : c’est le point de bascule du roman, le moment où la fantasmagorie va revenir au galop, s’introduire par une fissure…

Vous avez fait le choix de raconter cette histoire au plus près des personnages…

Oui, je m’intéresse plus à l’intrigue qu’au décor, et cette intrigue, je la voulais portée par ses personnages. Des personnages à qui l’on pourrait s’identifier, qui nous ressemblent, qui vivent les mêmes choses que nous, des choses universelles : l’amour, le travail, les enfants, le deuil… En bref, des figures de chair. Même celles qui semblent de marbre au cours du roman finissent par montrer leur humanité, d’une façon que j’espère inattendue.

L’ambiance est subtile, elle est de l’ordre de l’intime…

Je voulais aller à contre-courant des canons de la fantasy héroïque, rythmée par les batailles et peuplée de créatures magiques. Je préférais montrer l’humain, m’attarder sur les relations entre les personnages, les liens de famille, d’amitié. Donc la sphère intime, du foyer, a effectivement une grande place dans Un long voyage. Mais également la sphère sociale : tout ce qui fait qu’un groupe d’humains constitue une société, interagit, survit, se construit ou se reconstruit. Les petites histoires m’intéresse plus que la grande… et la grande ne m’intéresse que par les effets qu’elle a sur les petites.

Dans cette histoire et dans ce monde-là, les femmes ont de l’importance et du poids, autant que les hommes…

On m’en fait souvent la réflexion ! Pourtant cela m’est venu plutôt naturellement. En créant le monde d’Un long voyage, l’idée n’était pas de faire un monde idéal. Comme dans le nôtre, il y a des guerres. Il y a des catastrophes. Il y a des peuples qui en asservissent d’autres. Des classes sociales qui en exploitent d’autres. Mais, en effet, les femmes et les hommes sont sur un pied d’égalité, sans que ce soit pour autant le sujet du roman.



Catégories :Interviews littéraires

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3 réponses

  1. Depuis le temps qu’on me parle de ce livre !!! 🙄🙄
    Il va vraiment falloir que je l’ouvre 😁

  2. ce roman a l’air d’avoir vraiment la cote 🙂

Rétroliens

  1. Un long voyage - Claire Duvivier - EmOtionS - Blog littéraire

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