Dans le brume écarlate – Nicolas Lebel

– Bienvenue à ce Questions pour un champion consacré à la littérature polar, le style qui a le vent en poulpe ! C’est parti pour ce face à face final.

Un indice chez vous : « Rouquin »

Je suis, je suis… Top !

Un écrivain français encore bien vivant, dont le patronyme rappelle un célèbre fusil utilisé par l’armée française à partir de 1887, édité dans une maison dont le nom fait penser à ceux qui promettent de rendre l’amour aux aveugles et donner la richesse aux impuissants, jusqu’en 2017 j’ai écrit 4 romans où la noirceur des intrigues est contrebalancée par un immense humour dans les dialogues…

– Olivier Norek !!!

– Mais non ! Olivier Norek est polonais ! Et puis il n’est pas drôle.

Je reprends… Top !

En 2017 je sors un formidable roman mettant à la fois en scène mes personnages fétiches à Paris, parallèlement à des scènes en Irlande avec l’IRA durant les années 70, livre qui porte le nom de « De cauchemar et de feu »

Nicolas Lebel !

– Oui bravo, c’est bien l’incontournable et flamboyant Nicolas Lebel.

Deuxième question, toujours en lien avec Nicolas Lebel. Top !

Je suis… Mon personnage favori qu’on retrouve dans tous mes romans, j’ai une tête de crapaud et je fume comme un pompier, je n’aime pas la technologie, je travaille à l’ancienne, j’ai un caractère de cochon, des méthodes bien à moi, mais j’arrive toujours à mes fins, mon nom signifie « davantage de lumière » en teuton…

– Le capitaine Merhlicht !

– Oui bravo, c’est bien cet atypique et mémorable personnage, du genre qu’on n’en rencontre que rarement dans la littérature.

Troisième question… Top !

Je suis le nouveau roman de Nicolas Lebel, sorti fin mars 2019. Je m’éloigne complètement de l’ambiance irlandaise pour plonger mes personnages à Paris dans un impénétrable fog à la française, et une ambiance sombrement gothique. Le nez de Merhlicht le fait s’intéresser au cas d’une jeune fille disparue, en parallèle on repêche un corps exsangue et on découvre des litres de sang au Père Lachaise…

Dans la brume écarlate !

– Oui c’est ça ! C’est bien le titre du tout nouveau roman de Nicolas Lebel.

Bravo, vous venez de gagner ce roman…

– Mais je l’ai déjà lu…

– Qu’importe ! Donc, parlons un peu de ce nouveau polar. Nicolas Lebel y est au sommet de sa forme ! Un talent égal à lui-même, une prose toujours aussi travaillée et des personnages bien campés.

Il s’amuse encore plus avec son écriture pour développer une intrigue qui joue avec le mythe du vampire. Et d’ailleurs il rend hommage aux Bram Stocker ou Mary Shelley, dont certaines citations imagent le récit.

Oui quel jeu d’écritures ! Entre prose à l’ancienne et passages plus modernes, entre le drame et l’humour vif et subtil des dialogues, il propose un roman noir choral, intemporel.

La prose est donc soignée, les personnages toujours aussi savoureux (aucune lassitude à les côtoyer), et certains épisodes sont tout bonnement mémorables (comme celui qui se déroule dans la Seine, devenue ahurissante scène de crime).

L’histoire est un peu moins lourde à porter que celle de son précédent livre, plus ténébreusement poétique (on y parle aussi d’amour). Ambitieuse et ludique, attachante. Avec une toute fin qui marque les esprits des fans de l’écrivain.

Cerise sur le gâteau, sa manière très forte et juste de parler du sort des femmes ; mouvance #metoo ; intelligemment traité, loin de la tarte à la crème.

Mais je m’emporte, je m’emporte ! Voilà, c’est la fin de l’émission, Questions pour un champion a donc le plaisir de vous offrir ce livre que vous allez adorer !

– Oui, mais je l’ai déjà lu…

NB : pour ceux qui ne connaissent pas l’univers de Nicolas Lebel, l’auteur s’amuse depuis ses débuts avec la passion de son capitaine Merhlicht pour Questions pour un champion, d’où cette chronique un brin parodique. D’ailleurs, une des scènes fortes de ce nouveau roman est en lien avec l’émission de jeu.

Yvan Fauth

Lien vers l’interview réalisée avec Nicolas Lebel au sujet de « Dans la brume écarlate »

Sortie : 27 mars 2019

Éditeur : Marabout – Collection : Black Lab

Genre : Polar

4° de couverture

Une femme se présente au commissariat du XIIe et demande à voir le capitaine Mehrlicht en personne.. Sa fille Lucie, étudiante, majeure, n’est pas rentrée de la nuit. Rien ne justifie une enquête à ce stade mais sait-on jamais… Le groupe de Mehrlicht est alors appelé au cimetière du Père Lachaise où des gardiens ont découvert une large mare de sang. Ils ne trouvent cependant ni corps, ni trace alentour. Lorsque, quelques heures plus tard, deux pêcheurs remontent le corps nu d’une jeune femme des profondeurs de la Seine, les enquêteurs craignent d’avoir retrouvé Lucie. Mais il s’agit d’une autre femme dont le corps exsangue a été jeté dans le fleuve. Exsangue ? Serait-ce donc le sang de cette femme que l’on a retrouvé plus tôt au Père Lachaise ? La police scientifique répond bientôt à cette question : le sang trouvé au cimetière n’est pas celui de cette jeune femme, mais celui de Lucie…

Un roman gothique dans un Paris recouvert de brouillard à l’heure où un vampire enlève des femmes et les vide de leur sang.



Catégories :Littérature

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35 réponses

  1. Il faut absolumebt que je lise cet auteur, merci!!

  2. Génial ton billet, mon ami. Evidemment, sa lecture était prévue chez moi. J’avais senti qu’avec De cauchemar et de feu, il était monté d’un étage, même si Le jour des morts m’avait emballé; ton avis semble bien se confirmer. A suivre. Amitiés

  3. Bravo pour cette chronique qui non seulement donne envie mais est tout a fait inhabituelle !

  4. Un de mes auteurs fétiches ! Je me rappelle encore la poilade que j’ai eu sur son tout premier roman !

  5. Celui là doit m’attendre bien sagement sur mon bureau à la bibliothèque.
    Heureusement sinon je ne rentre pas !

  6. Excellent ! Vous avez fait ma journée Nicolas Lebel (que j’adore) et toi… Vraiment hâte de retrouver Merhlicht ! Bonne journée Yvan 😊

  7. J’adore cet auteur et son personnage le capitaine Daniel Mehrlicht.

  8. Super chronique ! 🙂

  9. « la passion de son capitaine Merhlicht pour Questions pour un champion »… Belle chronique, originale cette présentation 😉 J’ai bien les personnages de flics décalés. Je note Nicolas Lebel. Merci Yvan 🙂

  10. J’adore cette chronique, ça donne vraiment trop envie, merci ! Superbe.

  11. J’adore 🤣🤣🤣 excellente chronique pour un bouquin que je vais dévorer très vite à pleines dents 🧛‍♀️

  12. Super chronique ! Sauf que, si je peux me permettre, Norek me fait parfois rire avec ses dialogues ! 😋

  13. Excellent !! Je suis PTDR et vu les éditions « Marabout », je comprends mieux l’indice sur rendre l’amour aux aveugles (sans parler de ramener les épouses dans les 24h chrono, plus vite que La Redoute – Les Inconnus).

    « le vent en poulpe »… T’es un marrant, toi, tu sais !! Je note le roman, j’adore trop le capitaine qui apporte plus de lumière.

    • j’ai pensé à toi en écrivant cette chronique (surtout avec le poulpe), je savais que tu allais réagir ;-); Merci !

      • J’ai mangé une fois du poulpe et putain que c’était bon !! Ok, TOUT le buffet était foutrement bon !

        Je connaissais aussi une question tirée de ce jeu…

        Question posée par Julien Lepers en personne lors de la finale des masters de platine réunissant tout les plus grands champions du jeu télévisé depuis la création de l’homme
        Qui prend la main ?
        Top 30 secondes. JE SUIS……………

        Une chose très utile qui mesure en général dans les quinze centimètres.

        En temps normal, je suis la, inerte, attendant l’action.

        On trouve à l’une de mes extrémités un buisson de poils que je porte avec arrogance.

        Lorsqu’on m’utilise, c’est en m’introduisant promptement, et souvent vigoureusement.
        Mais il y a les adeptes d’utilisation rapide, comme ceux d’utilisation lente :

        Tout dépend du tempérament et de la condition physique.

        Cependant la méthode d’emploi est toujours la même : des va-et-vient répétés dans cavité chaude et humide et qui créent très forte excitation de la zone concernée.

        Lorsque j’ai finalement termine mon office, je laisse dans la cavité humide substance blanche, moussante, collante et un peu sucrée.

        On retrouvera également cette sécrétion sur moi même et dans mes poils.

        Il faudra me nettoyer pour que je sois à nouveau propre en attendant mon prochain emploi. fois de retour a l’état de repos, j’attends sagement ma prochaine utilisation.

        On pourrait m’utiliser deux a trois fois par jour, mais c’est un rythme d’utilisation que peu de personnes sont capables de soutenir.
        je suis……

        je suis……

        UNE BROSSE A DENT

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  1. Interview – 1 livre en 5 questions : Dans la brume écarlate – Nicolas Lebel – EmOtionS – Blog littéraire

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