La compagnie des heureux hasards – Gilles Legardinier – Chronique littéraire : 1 lecture, 5 émotions

La compagnie des heureux hasards – Gilles Legardinier – Chronique littéraire : 1 lecture, 5 émotions

En bref

Éditeur : Flammarion

Date de sortie : octobre 2025

Genres : Fiction – Feelgood

Confiance

Un roman est une affaire personnelle. Mais, certains romans sont une extension même de leurs auteurs. Ceux de Gilles Legardinier, évidemment. La compagnie des heureux hasards en est sans doute même l’exemple parfait, comme un excellent résumé de ce qu’il propose depuis ses débuts.

Du coup, parler de l’écrivain et de l’homme, c’est comme parler de ses livres.

Au fil des années s’est tissée une relation de confiance entre ses lecteurs et lui, infrangible. On se plonge dans ses livres les yeux fermés et le cœur grand ouvert, tant la complicité, forgée de texte en texte, est inaltérable.

Il nous surprend parfois beaucoup avec ses romans d’aventure, ses romans feelgood sont moins inattendus et pourtant toujours aussi puissants émotionnellement.

Sérénité

Plonger dans ses écrits, dans celui-ci, c’est comme se retrouver dans une bulle grouillante de vie. Un cocon qui fait du bien, par l’humanité qui se dégage de ces personnages dont on devient complice le temps de 475 pages.

Il est souvent plus facile de décrire les travers de la société qui divisent que de raconter le bénéfique qui produit l’entraide. On pourrait croire que les humeurs sombres sont plus romanesques, mais La compagnie des heureux hasards montre que ce n’est pas toujours le cas.

L’idée d’imaginer une troupe bigarrée se réunissant pour faire le bien, pour forcer le destin et venir en aide aux autres, même dans le quotidien, est communicative. Et contagieuse, avec cette façon qu’a Legardinier de nous transmettre de bons sentiments, car ils sont authentiques, car ils émanent du plus profond de l’auteur.

Dans une chronique d‘un de ses premiers livres, je me souviens avoir dit que l’auteur était comme un virus, mais qui apporte tous les bienfaits nécessaires pour qu’on survive avec lui en toute sécurité.

Tendresse

Il faut dire qu’il n’a pas son pareil pour qu’on s’attache immédiatement et irrémédiablement à ses protagonistes ! Parce qu’il sait les rendre humains, avec leurs failles, leurs doutes, leurs douleurs, mais surtout leurs envies. Celles qu’ils retrouvent grâce aux autres, au partage, à la coopération. Et qu’ils sont les vecteurs d’idées essentielles, trop souvent galvaudées.

La sensibilité qui se dégage de ces pages et de ces personnages me touche toujours autant. Cet élan positif ne s’essouffle pas de livre en livre. C’est aussi ça le pouvoir d’un auteur qui met tout son cœur dans la « bataille » des bons sentiments.

Espoir

Il y a tant de raisons de douter de l’existence et du monde actuellement, c’est même de plus en plus difficile de croire encore en l’humain. Et pourtant, par la magie des relations et de la solidarité, ce roman prouve qu’on peut encore trouver de l’espérance dans le quotidien.

Gilles Legardinier fait le pari audacieux, presque insolent, qu’on peut encore croire en autrui. Et rire ensemble ! Parce que l’autre composante de ses écrits est l’humour, décalé, parfois absurde, qui fait un bien fou.

Gratitude

Comme Legardinier est indissociable de ce qu’il écrit, il faut lui dire merci. Lui faire part de notre immense gratitude pour cette foi tenace en l’humain, cette volonté intacte de nous montrer qu’il est encore possible de croire, d’espérer, d’agir.

Cette bulle annuelle dans laquelle il nous transporte, le temps de quelques heures de lecture, est une bouffée d’oxygène dans ce climat de plus en plus vicié. Chaque lecture de ses livres est lumineuse.

Note personnelle

Vous allez me dire que je ne raconte rien de l’histoire de La compagnie des heureux hasards, c’est volontaire. Je vous ai fait passer les émotions que j’ai ressenties durant ces quelques jours passés avec cette bande de personnes que rien ne présageait rassembler, si ce n’est la volonté de se soutenir. Et se secourir par soi-même, par ce qui est sans doute le meilleur des médicaments.

Le bien-être porte un nom simple et familier : Legardinier. Les idées de ce livre en sont une sorte de quintessence.

Résumé éditeur

Qui n’a jamais perdu foi en l’existence ? Qui n’a jamais été épuisé – voire écoeuré – au point de douter de la valeur même de la vie ? Lily en est là. Une rupture, beaucoup de désillusions… mais ce n’est pas cette part de son histoire qui nous intéresse. Grâce à Mère-Grand et au Petit Poucet, Lily va découvrir un autre chemin. Loin d’un conte de fées, c’est une renaissance, aux antipodes des faux-semblants et des égoïsmes. Les Heureux Hasards vont la conduire jusqu’à la face cachée du monde tel qu’on ne le montre jamais.

Pour aller plus loin

Lien vers la page de l’auteur aux éditions Flammarion


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Catégories :1 lecture, 5 émotions, Littérature

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16 réponses

  1. Aude Bouquine – « Lire c’est pouvoir se glisser sous différentes peaux et vivre plusieurs vies. » Ici, je lis, je rêve, je parle de mes émotions de lectures, avec des mots. Le plus objectivement possible. Honnêtement, avec respect. Poussez la porte. Soyez les bienvenus dans mon univers littéraire.

    Je suis tellement d’accord avec tout ce que tu as écrit sur ce texte ! Legardinier c’est un shoot de bonheur et de foi en l’humanité. On en a bien besoin !

  2. Comme toi (et comme Aude), les romans de Legardinier me font l’effet d’une respiration, d’une sorte d’oasis dans ce monde où on a si souvent l’impression qu’il ne reste rien de positif. Ils devraient être prescrits contre la dépression!

  3. ❤️❤️ De notre part à toutes les deux. Merci à toi pour le partage 🙏 😘

  4. ce livre me ferait du bien c’est certain. Nous avons besoin d’un peu de soleil dans les aléas de nos existences. Et en plus avec des animaux cela me touche. Je vais voir à la médiathèque s’il est dispo. Je ne sais pas comment vous faites pour lire tant de livres (et pas en diago) et nous en tirer de belles chroniques (sans effleurer l’histoire ). Bon après midi

    • Yvan – Strasbourg – Qui suis-je : homme, 57 ans, Strasbourg, France

      Merci Andrée pour ce gentil mot.
      Il faut lire Legardinier, ça devrait être prescrit par la sécurité sociale 😉

  5. belette2911 – Grande amatrice de Conan Doyle et de son "consultant detective", Sherlock Holmes... Dévoreuse de bouquins, aussi ! Cannibal Lecteur... dévorant des tonnes de livres sans jamais être rassasiée, voilà ce que je suis.

    Oups, cela fait longtemps que je n’ai plus pris un Legardinier, ce n’est pas bien ! Parce qu’il est bon pour le moral… ♫ c’est bon, bon ♪ (mode chanson activé) :p

    • Yvan – Strasbourg – Qui suis-je : homme, 57 ans, Strasbourg, France

      Corrige cette erreur grave !

      • belette2911 – Grande amatrice de Conan Doyle et de son "consultant detective", Sherlock Holmes... Dévoreuse de bouquins, aussi ! Cannibal Lecteur... dévorant des tonnes de livres sans jamais être rassasiée, voilà ce que je suis.

        Je ne sais pas, je vais réfléchir intensément à ça ! mdr

  6. Nath - Mes Lectures du Dimanche – Polars, thrillers, romans noirs...

    Pas (encore) pour moi 😏

  7. Collectif Polar : chronique de nuit – Simple bibliothécaire férue de toutes les littératures policières et de l'imaginaire.

    Oh mais tu as raison, un Legardinier pour nous faire du bien,
    voilà un belle idée mon ami 🤩
    Et j’adore la couv, si, si 🐈🐕 hihi

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