Une sélection de sorties littéraires de janvier 2025
C’est la rentrée littéraire de janvier 2025, voici ma sélection qui, comme toujours, est le reflet de mes goûts et envies. Ce sont de vrais choix éditoriaux qui correspondent à l’esprit du blog EmOtionS.
Des livres atypiques, qui sortent souvent des cases, avec de la personnalité. Ce n’est donc en rien un catalogue des sorties, qui sont bien plus nombreuses.
Les livres sont classés par date de sortie.
Fictions diverses, romans noirs, Imaginaire, de quoi varier les plaisirs. Bonnes découvertes, bonnes futures lectures !
Paul Lynch – Le Chant du prophète (Albin Michel) 02/01
À Dublin, un soir de pluie, deux hommes frappent à la porte d’Eilish Stack. Membres d’un toute nouvelle police secrète – le GNSB –, ils demandent à s’entretenir avec son mari, enseignant et syndicaliste, mais celui-ci est absent. Larry se rend au commissariat dès le lendemain, puis disparaît dans des circonstances troublantes.
Tandis que le malaise s’installe peu à peu, Eilish voit son quotidien et celui de ses quatre enfants amputés d’une liberté qu’elle tenait pour acquise. Bientôt l’état d’urgence est déclaré, les rumeurs parlent de camps d’internement…
Prisonnière d’une logique cauchemardesque, jusqu’où devra aller Eilish pour protéger les siens ?
Récompensé par le Booker Prize, Le Chant du prophète saisit, dans un souffle d’une puissance implacable, le basculement progressif d’une société vers l’autoritarisme. Paul Lynch nous fait vivre cette expérience à travers un regard – celui d’une femme – qui nous renvoie à notre propre aveuglement.
Booker Prize 2023.
Stéphanie Janicot – Les Maîtres du temps (Albin Michel) 02/01
Quel lien secret peut bien réunir Isaac Newton, une étudiante en philosophie, un brillant physicien, une romancière obsessionnelle et un vieux Chinois ?
C’est l’enjeu de ce roman envoûtant qui, du laboratoire de Cambridge au triangle des Bermudes du synchrotron de Paris-Saclay au monde du XXIIIe
siècle, nous entraîne dans une course folle à travers le Temps – dimension mystérieuse dont chacun des protagonistes cherche à identifier la véritable nature.
La dramaturgie de l’intrigue repose sur les relations qui se nouent entre ces personnages, en dépit des siècles qui semblent les séparer. Trois histoires qui se déroulent sur trois temporalités : un passé, un présent et un futur.
Hervé Commère – Dernier cri (Fleuve) 02/01
Une mort inexplicable, un ex-flic traqué, une cité ouvrière désolée…
Au cours de la nuit adultère qu’Etienne Rozier, ancien policier devenu lobbyiste, passe avec une journaliste, cette dernière est assassinée. S’il ne démasque pas lui-même le meurtrier, Rozier sait qu’il sera le coupable idéal.
Il n’a alors d’autre choix que de disparaître des radars et reprendre à son compte l’enquête qu’elle menait parmi les travailleurs pauvres, dans les coulisses de l’industrie textile. Cette immersion le conduit jusqu’à une ville qu’il pensait ne jamais revoir, liée à un passé qu’il avait préféré renier : Elbeuf.
Là-bas, tout est possible, à défaut d’être permis.
Un polar social sur le poids des origines et les fractures de notre monde.
Zygmunt Miloszewski – Quelqu’un derrière les murs (Fleuve) 02/01
À Varsovie, la tranquillité d’un immeuble est soudainement menacée quand un de ses occupants, pris d’une inexplicable panique, tente de s’extraire de l’ascenseur en marche et se fait décapiter. Après ça, d’autres locataires deviennent victimes d’hallucinations et, bientôt, une étrange malédiction s’empare de ce bâtiment dont plus personne ne peut sortir.
Robert et Agnieszka, un couple qui vient d’emménager, partagent alors la peur qui s’est immiscée dans leur quotidien avec Wiktor, un ancien journaliste d’investigation tombé dans l’alcool, et Kamil, un adolescent révolté contre ses parents. Ensemble, ils espèrent comprendre quelle force démoniaque leur fait vivre ce cauchemar éveillé. Et qui est ce voisin étrange qui a piraté l’interphone et écoute ce qui se passe dans tous les appartements.
Haruki Murakami – La cité aux murs incertains (Belfond) 02/01
Tu dis : » La Cité est entourée de hauts murs et il est très difficile d’y pénétrer. Mais encore plus difficile d’en sortir.
– Comment pourrais-je y entrer, alors ?
– Il suffit que tu le désires «
La jeune fille a parlé de la Cité à son amoureux. Elle lui a dit qu’il ne pourrait s’y rendre que s’il voulait connaître son vrai moi. Et puis la jeune fille a disparu. Alors l’amoureux est parti à sa recherche dans la Cité. Comme tous les habitants, il a perdu son ombre. Il est devenu liseur de rêves dans une bibliothèque. Il n’a pas trouvé la jeune fille. Mais il n’a jamais cessé de la chercher… Avec son nouveau roman si attendu, le Maître nous livre une œuvre empreinte d’une poésie sublime, une histoire d’amour mélancolique entre deux êtres en quête d’absolu, une ode aux livres et à leurs gardiens, une parabole puissante sur l’étrangeté de notre époque.
Dave Eggers – Le tout (Gallimard) 02/01
Le Tout est la firme la plus puissante et prospère au monde. Entreprise tentaculaire née de la fusion du Cercle, détenteur mondial des réseaux sociaux, avec un géant du commerce en ligne, elle a pour objectif de prendre le contrôle de nos cerveaux à coups de nouvelles technologies aliénantes. La jeune Delaney Wells grandit dans ce monde anxiogène et se promet dès son enfance de renverser un jour le maléfique Tout. Delaney parvient à s’y faire embaucher et se retrouve ainsi au cœur de son réacteur. Elle se met alors à concevoir pour le Tout les applications les plus infâmes possible, espérant que la population se révolte enfin. Mais le monde est-il encore assez lucide pour voir la vérité en face ?
Après le best-seller Le Cercle, Dave Eggers revient en fanfare avec un palpitant roman d’anticipation qui nous emporte dans une malicieuse épopée de l’absurde. Le Tout a la force de nous ouvrir les yeux sur l’emprise inquiétante des nouvelles technologies et les dérives probables de l’intelligence artificielle, non sans une savoureuse espièglerie.
Lauren Groff – Les terres indomptées (L’Olivier) 03/01
« Sa capuche tombait bas sur son visage, frêle était-elle, osseuse, menue, telle une enfant, réduite par la faim à presque rien, à sa racine, ses nerfs, ses fibres, ses tendons. Bien qu’affamée et aveuglée par les ténèbres, elle était vive. »
Une jeune fille semble perdue au cœur de la forêt la plus obscure. Nous sommes au XVIIe siècle, dans un territoire qui deviendra les États-Unis. Elle vient de s’échapper, elle court loin de la servitude et des brimades. Maintenant, il faut survivre.
Dans ce conte sauvage, une fille sans avenir s’affirme en désobéissant, pour devenir au gré des épreuves une véritable héroïne. Les terres indomptées est un grand roman d’aventures, haletant, lyrique, porté par une écriture en état de grâce.
Arnaud Sagnard – La Vallée (Seuil) 03/01
À Missery, dans le Morvan, Thomas dédaigne les récoltes et l’élevage de ses parents, préférant passer tout son temps devant un ordinateur.
Codeur surdoué, il est engagé par une start-up franco-américaine à Paris. Là-bas, dans le plus grand secret, il participe à la création du Programme, dont le but est de donner vie aux héros de pixels. Conscient qu’il est en train de mettre fin à la séparation ancestrale entre réalité et fiction, Thomas doute : accomplir son rêve de conquête de la Silicon Valley vaut-il les risques qu’il fait courir à l’équilibre du monde ?
Martin Mongin – Le Livre des Comptes (Tusitala) 06/01
Et si un livre pouvait tout faire basculer ?
Versailles. Son château. Ses jardins. Le président de la République reçoit en grande pompe ministres, patrons et investisseurs afin de présenter ses nouvelles dispositions visant à définitivement exterminer le droit du travail.
Mais voilà que la publication imminente du mystérieux Livre des comptes menacerait de renverser le pouvoir en place.
Comment empêcher cela ? Vite, il faut retrouver l’ouvrage avant qu’il ne paraisse.
Roman de l’utopie et réflexion sur la vérité, Le Livre des comptes mêle joyeusement science-fiction, fantastique, satire politique, récit picaresque ou conte oriental, faisant s’entrechoquer des genres, des mondes et des personnages qui n’auraient jamais dû se croiser. Mais sous la plume de Martin Mongin, Don Quichotte, Rabelais, Jacques Abeille, Terry Gilliam, Antoine Bello ou Jules Verne semblent unir leurs forces pour signer, une fois encore, un fabuleux tourbillon qui passe le réel à la lessiveuse de l’imagination.
Liu Cixin – Des dinosaures et des fourmis (Actes sud) 08/01
Un jour lointain des tréfonds du Crétacé qu’un Tyrannosaurus rex s’agace d’un morceau de viande coincé entre ses énormes dents, une colonie de fourmis voisine prend le risque d’entrer dans sa gueule pour en faire son festin. À partir de cet humble début va se développer au fil des siècles et des millénaires une civilisation symbiotique qui réalisera des progrès étonnants, atteindra des sommets vertigineux dans d’innombrables domaines scientifiques et sociaux, mais qui devra aussi affronter des dangers et savoir exploiter des opportunités à chaque tournant.
Dans ce récit captivant, Liu Cixin, à son meilleur, parvient à décrire un monde qui aurait pu être.
Mathieu Menegaux – Impardonnable (Grasset) 08/01
Deux récits, deux voix, deux ennemis a priori.
Lui s’appelle Paul Dufourcq. Jusqu’à peu, il avait une situation, une famille, un grand appartement dans le XVIème arrondissement de Paris, une vie. Mais un soir, il rentre en voiture après avoir bu, renverse un jeune homme à scooter et prend la fuite. L’accident tue l’adolescent et envoie Paul derrière les barreaux d’une prison. Elle s’appelle Anna. Elle a perdu sa fille, Lucie, dans des circonstances similaires, mais son coupable à elle s’en est sorti avec un bracelet électronique. Depuis, Anna va de rage en peine. La justice les a broyés tous deux, murant l’une dans la colère et l’autre dans la culpabilité. Pour les aider, on leur propose de participer à une autre forme de justice, dite restaurative. Anna devra rencontrer Paul, l’écouter, lui parler. De son côté, Paul pourra enfin s’excuser. Mais peut-on accorder son pardon à celui qu’on ne hait que par procuration ? Et peut-il affranchir de la culpabilité ?
On suit d’abord à tour de rôle les récits séparés d’Anna et Paul, revivant avec eux leur histoire, du procès aux murs de béton ou de rage entre lesquels ils vivent depuis deux ans. Jusqu’à leur rencontre, point d’acmé de ce roman tendu comme une corde sur laquelle Mathieu Menegaux, funambule attentif, évolue pour nous faire éprouver les sentiments qui rongent ses personnages, honte, rage, peur et désir de vengeance, et éclairer aussi bien les impasses d’une justice qui punit, que les espoirs d’une autre appelant au pardon. Un roman poignant que la tendresse habite.
Masakuni Oda – Lune rémanente (Rivages) 08/01
Un recueil de deux nouvelles et un court roman fantastique sur le thème de la lune, dans la veine de Haruki Murakami et Keigo Higashino. Dans les deux premières nouvelles de ce triptyque, un homme qui a le malheur d’apercevoir la face cachée de la lune est réincarné dans le corps d’un parfait homonyme, et une femme qui reçoit en héritage une pierre magique a le pouvoir de se transporter sur le satellite naturelle de la Terre. Le court roman éponyme, Lune rémanente, se déroule dans un Japon dystopique. Une épidémie de « selenomania » s’est déclarée : à chaque pleine lune, les contaminés deviennent agressifs et voient leurs capacités physiques et mentales démultipliées, puis finissent par mourir.
Thomas Ligotti – Chants du cauchemar et de la nuit (Rivages– poche) 08/01
Les histoires de Ligotti nous plongent dans des villes en décomposition et des paysages oniriques peuplés de vampires, de tueurs d’enfant, de pantins et de citrouilles d’Halloween. Dans un style tantôt riche et ornementale, tantôt froid et clinique, son oeuvre met à nu l’insignifiance de notre monde et la folie de la condition humaine. Comme les plus grands écrivains de l’horreur cosmique, Ligotti plie la réalité jusqu’à la faire craquer, ouvrant des fissures par lesquelles il nous invite à contempler l’abîme.
Thomas Ligotti est né à Détroit en 1953. Il compte parmi les écrivains d’horreur les plus acclamés de sa génération et a reçu de nombreuses récompenses, dont quatre prix Bram Stoker. Considéré comme le principal héritier de Lovecraft, il fait partie des rares auteurs vivants publiés dans la prestigieuse collection Penguin Classics.
Mary Kate Williams – Génisse (Hugo) 08/01
Génisse de Mary Kate Williams, un spéculative thriller féministe et glaçant entre Bienvenue à Gattaca et La servante écarlate.
« Ma puissance est dans mon lait. »
Mina, 25 ans, est célibataire et surtout sans enfant. Elle peut donc s’engager comme « génisse » au sein de My Lactation Membership, l’entreprise qui réinvente les produits laitiers pour nourrir la population dans un monde où le changement climatique a eu des effets catastrophiques sur l’élevage.
Et Mina a de grandes ambitions : devenir la meilleure productrice de la compagnie, gagner assez d’argent pour ne plus jamais avoir faim. Mais ce commerce si rentable ne fait pas l’unanimité, et lorsqu’une livraison de lait empoisonné déclenche la polémique, les membres du « troupeau » de MLM sont directement menacés. En tentant de découvrir qui se cache derrière ce qui ressemble de plus en plus à une manipulation à grande échelle, Mina va percevoir le pire, et peut-être trouver la réponse à cette terrible question : Qui sommes-nous prêts à sacrifier pour que notre famille soit en sécurité, nourrie et heureuse ?
Johana Gustawsson – Les morsures du silence (Calmann-Lévy) 08/01
Vêtu d’une aube blanche et coiffé de bougies, un adolescent est retrouvé le crâne fracassé sur l’île de Lidingö, qui fait face à Stockholm. Or vingt-trois ans plus tôt, une jeune fille a été découverte assassinée elle aussi, au même endroit, dans le même costume traditionnellement destiné à fêter la Sainte-Lucie. À l’époque, le petit ami de la victime avait été condamné pour ce meurtre qu’il a toujours nié.
Était-il innocent ? Le véritable coupable aurait-il frappé à nouveau ? Mais pourquoi maintenant ?
Le commissaire Aleksander Storm, avec l’aide inattendue de la policière française Maïa Rehn récemment installée en Suède, va obstinément tenter de démêler les fils de cette énigme. Et mettre au jour un secret enfoui depuis si longtemps qu’il a fait bien des ravages…
Un thriller glaçant et impitoyable où le lecteur devient lui-même l’enquêteur, obsédé par l’envie de résoudre les mystères de cette affaires.
Sam Wilson – Le Premier Meurtre sur Mars (Bragelonne) 08/01
Quand Seul sur Mars rencontre The Expanse…
2034 : Rose Fuller et son jumeau Archimedes sont les premiers êtres humains à naître sur Mars. Enfants du génie qui a permis de coloniser la planète rouge, ils grandissent sous les feux des médias, enfants chéris et symboles vivants de la réussite humaine et d’un avenir radieux pour tous sur Mars.
2103 : la liberté n’est plus qu’un souvenir sur Mars, tombée presque entièrement sous la coupe de la corporation Fuller. Rose a disparu, et son nom n’est plus prononcé qu’à voix basse, pour évoquer le souvenir d’une terroriste martyre.
Dylan Ward, agent de sécurité, n’est qu’une employée parmi bien d’autres lorsqu’elle se voit confier une mission de la plus haute importance : retrouver la trace d’un agent perdu dans l’une des dernières zones indépendantes de la planète. Au coeur des territoires le plus sauvages de la planète rouge, Dylan découvre bientôt un lien entre cette disparition et le meurtre dont Rose a été accusée, qui ne s’est peut-être pas déroulé comme tous le croient…
Que s’est-il réellement passé lors du premier meurtre sur Mars ?
Gabrielle Massat – Gracier la bête (Le masque) 08/01
Audrey est dans le coma. Retrouver sa mère suffira-t-il à la ramener à la vie ?
Officiellement, la villa des Prunelliers est un foyer d’accueil d’urgence pour mineurs ; en réalité, c’est là où on envoie les enfants placés dont le système ne veut plus, et où les éducateurs en sous-nombre finissent tous par craquer. Quand Till, l’un d’eux, finit par lever la main sur Audrey, quatorze ans, celle-ci fugue et se fait percuter par un chauffard.
Rongé par la culpabilité, Till va la voir tous les jours à l’hôpital, délaissant le reste du monde. Mais lorsqu’il apprend que la mère disparue d’Audrey est peut-être encore en vie, il n’a plus qu’une idée en tête : la retrouver et la ramener à sa fille. Et tant pis s’il y laisse sa carrière, sa raison ou sa vie.
Cédric Sire – Survivantes (Michel Lafon) 09/01
» Comme les autres, Tanya a traversé l’enfer.
Comme les autres, on a fait d’elle une proie,
et elle a survécu. Proie elle n’est plus.
Proie plus jamais elle ne sera. «
Farrah, Kate, Tanya et Cheryl sont des survivantes.
Rescapées de meurtriers sadiques, elles n’ont d’autre choix pour se relever que la vengeance et la traque de leurs bourreaux.
Mais si le sang appelle le sang, la vengeance aussi…
Eli Cranor – Chiens des Ozarks (Sonatine) 09/01
Jusqu’où sommes-nous capables d’aller pour protéger ceux que nous aimons ?
Eli Cranor, une nouvelle voix du roman noir venu des USA. Il s’inscrit dans la lignée de Cosby et de Joy. Rentrée littéraire janvier 2025.
Taggard, Arkansas. Chômage et récession frappent durement cette petite ville des monts Ozarks. C’est là que vit, au milieu de sa casse automobile, Jeremiah Fitzjurls, un vétéran du Vietnam, en compagnie de sa petite fille, Joanna. Pour protéger celle-ci d’un monde extérieur de plus en plus hostile, Jeremiah lui a transmis tout son savoir, en particulier le maniement des armes et l’autodéfense. Mais aucune ressource n’est suffisante quand les Ledford, une famille de suprémacistes blancs de la région, dealers de meth, décident de s’en prendre à la jeune fille pour régler une dette de sang. Jeremiah comprend alors que plus rien n’arrêtera la violence, sinon, peut-être la violence.
Avec Chiens des Ozarks, salué dès sa sortie par une critique unanime, Eli Cranor brosse un portrait d’un réalisme inquiétant, quasi documentaire, de la vie dans les monts Ozarks. Entre les forces brutes de la nature et une société plus sauvage que jamais, quel espoir reste-t-il pour l’humain ? Il fallait un écrivain de la trempe d’Eli Cranor pour répondre.
Premee Mohamed – La migration annuelle des nuages (L’Atalante) 09/01
« On a toujours le temps de tout recommencer, de partir dans une autre direction, de créer du nouveau. La fin du monde offre une page vierge pour en bâtir un neuf. »
Une communauté unie est toujours plus forte face aux inévitables effondrements que l’avenir dessine. Celle d’Edmonton, ville en ruines au cœur du Canada, oscille au jour le jour entre rudesse et recherche d’un meilleur confort. Un équilibre que l’apparition du cad, un parasite semi-conscient qui influence le comportement de son hôte, teinte de drame.
La vie ne sera plus jamais comme avant, mais le printemps succède toujours à l’hiver : Reid reçoit une lettre d’admission à l’université, une opportunité inestimable de rejoindre les derniers vestiges du monde révolu. Et peut-être d’accéder à un remède contre le parasite qui la ronge.
Sera-t-elle capable de quitter ceux qui l’aiment et qui comptent sur elle ?
David Lelait-Helo – Il était une femme étrange (Héloïse d’Ormesson) 09/01
À la nuit tombée, sous le grand arbre d’Amapolas, Eusebio, le vieux conteur, promet un voyage étourdissant : la fabuleuse histoire de María Dolores Pinta de las Aguas Dulces, le seul être au monde qui eut trois vies et deux sexes ! Mais il ne dira pas comment cette femme le hante depuis que, dans sa jeunesse, il a admiré son corps inerte. Une beauté majuscule et théâtrale, une énigme inouïe à laquelle il a voué son existence. David Lelait-Helo évoque avec éclat la puissance de l’amour maternel et ses possibles ravages. Comment se construire quand vos sourires d’enfant ont été accueillis par des regards de glace ?
Incandescent et fiévreux, Il était une femme étrange puise dans la folie d’Almodóvar et l’imaginaire foisonnant du réalisme magique.
Lina María Parra Ochoa – La main qui guérit (Les escales) 09/01
» On sait que des choses existent même si on ne les voit pas et on voit des choses même si on sait qu’elles n’existent pas. » Un premier roman colombien dans la veine de la meilleure littérature sud-américaine.
Quand la petite Soledad fait la connaissance d’Ana Gregoria, son institutrice, son destin prend forme. Sous son aile, Soledad explore les terres d’Antioquia, en Colombie. Elle apprend à fabriquer des potions, à se rendre invisible, à guider les âmes dans les limbes. Comme Ana Gregoria, elle possède la main qui guérit .
Bien des années plus tard, une force irrésistible pousse Lina, la fille de Soledad, à se lancer sur les traces d’Ana Gregoria. Alors que son père vient tout juste de disparaître, elle a besoin de comprendre et de maîtriser ses propres pouvoirs, de découvrir qui elle est vraiment et de retracer l’histoire de sa famille.
Mais Lina acceptera-t-elle de perpétuer cet héritage, transmis de génération de femmes en génération de femmes ? Car si la main qui guérit est un don exceptionnel, elle est aussi une dangereuse malédiction…
Mathilde Beaussault – Les saules (Seuil) 10/01
Allongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou.
Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d’esprit. Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir. Livrée à elle-même, maltraitée à l’école, elle aime se réfugier au bord de la rivière où elle se sent en sécurité sous les saules.
C’est là qu’elle a vu quelque chose, cette nuit-là. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle. Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l’agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l’enquête. Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs de village, les rivalités familiales et les rancœurs tissées de longue date ?
Uketsu – Strange pictures (Seuil) 10/01
Plus on regarde, plus ça devient étrange
Un blog inquiétant, un enfant qui disparaît, un cadavre massacré, une jeune fille dans un centre de redressement… Quelle vérité choquante se dissimule dans ces « étranges images » ? !
Uketsu est l’écrivain le plus vendu au Japon, et le leader de la nouvelle vague des auteurs de thrillers et d’horreur. Artiste complet, il écrit, dessine, publie des vidéos d’horreur et de suspense et compose de la musique. On ne connaît pas sa véritable identité, il apparaît toujours vêtu de noir avec un masque blanc.
Stéphane Audeguy – L’Avenir (Seuil) 10/01
Dans un futur proche, la Joconde disparaît. Elle n’est pas volée. Elle n’est pas détruite par un attentat quelconque. Simplement, elle tombe en poussière. D’autres œuvres suivent. C’est en soi un fait grave, mais les conséquences sur l’existence même de l’humanité vont se révéler immenses.
L’Avenir raconte la vie de certains amoureux fervents de cette peinture : Li Fang, visiteur chinois de la Joconde ; Saverio Besagiratu, conservateur au Louvre ; Ismaël Ackerman, historien de l’art juif et allemand, spécialiste des œuvres d’art disparues, qui part à la recherche des dernières caches nazies. Il est aussi et peut-être surtout question de Prudence, une jeune orpheline haïtienne douée d’un pouvoir d’empathie étrange…
Anouck Faure – Aatea (Argyll) 10/01
Navigateur capable de diriger son voilier solaire sur les océans en suspension de la Nuée, Aatea n’en demeure pas moins un paria aux yeux de son peuple : né en mer, il ne possède pas le filament, cet organe symbiotique qui permet aux siens de coexister avec de gigantesques îles vivantes. Seules ses expéditions maritimes l’aident à endurer la servitude à laquelle le contraint le système des castes. Or, après une attaque de pirates qui coûte la vie à tous ses passagers, Aatea perd le droit de naviguer.
Aatea choisit alors l’impensable : fuir la sécurité des îles, tout abandonner et suivre les traces de sa grand-mère, une exploratrice dont les récits ont bercé son enfance.
Tandis qu’un froid inhabituel s’abat sur le monde, Aatea part seul sur les flots instables, déterminé à voyager plus loin que quiconque. Cependant, dans la Nuée, où tout se dévore et se déchire, de nombreux dangers guettent le navigateur ; des dangers mais aussi des rencontres, de celles qui ancrent une vie et lui donnent un sens.
Ned Beauman – Poisson Poison (Albin Michel) 15/01
Treize centimètres de long. Des yeux globuleux. Une lèvre plus épaisse que l’autre… Le lompe venimeux est loin d’être le poisson le plus sexy de la planète. Autrement dit, la bestiole est moche à crever. Et pour arranger le tout, sa morsure est extrêmement douloureuse.
L’anéantissement probable de cette espèce lors d’un accident minier quelque part en mer Baltique n’est donc pas un drame pour l’Humanité. Deux personnes, pourtant, ne l’entendent pas de cette oreille, pour des raisons diamétralement opposées. Karin Resaint, convaincue que le lompe venimeux pourrait jouer un rôle capital dans ses recherches sur l’intelligence animale. Mark Halyard, cadre sup’ de la compagnie minière, risquerait quant à lui très gros si le poisson avait vraiment disparu.
Contraints de faire équipe, Karin et Mark vont traverser les paysages étranges d’une Europe du Nord qui va droit dans le mur, sur les traces de l’insaisissable poisson.
Jean Hegland – Le temps d’après (Gallmeister) 15/01
Quinze ans après l’effondrement, le jeune Burl vit isolé avec ses deux mères, Eva et Nell. Pour éviter d’attirer l’attention, elles ont brûlé leur maison et se sont installées au cœur de la forêt. Non loin d’une grande souche, elles se sont construite une vie bien réglée. Pour se nourrir, Burl et ses mères chassent et cueillent. La danse, la musique et les récits qu’ils inventent au coin du feu rythment leurs journées. Protégées par leur chère forêt, Eva et Nell refusent tout contact avec le monde d’Avant. Mais Burl, lui, brûle de curiosité pour ces humains qu’il ne connaît que par leurs histoires. Une nuit de solstice, depuis le haut d’une montagne, il aperçoit une lumière qui pourrait être un feu d’origine humaine. En dépit du danger, il se met en tête d’aller à leur rencontre.
La suite du chef-d’œuvre absolu de Jean Hegland, d’une maîtrise et d’une profondeur plus impressionnante encore. Si Nell et Eva ont marqué toute une génération, Burl sera le héros inoubliable de celle qui vient.
Elliot Ackerman – Halcyon (Gallmeister) 15/01
Virginie, 2004, début du second mandat d’Al Gore. Martin Neumann, historien récemment divorcé, s’est installé à Halcyon, le domaine de l’avocat et héros de guerre Robert Ableson. C’est là que lui parvient une nouvelle susceptible d’ébranler les fondements mêmes de la civilisation : des scientifiques financés par l’administration Gore ont découvert le moyen de conjurer la mort. Cette annonce extraordinaire remet en cause tout ce que Martin croyait savoir sur l’existence. Elle bouleverse également la conception qu’il se faisait du rôle de l’historien. Les réponses viendront-elle de son hôte, qui semble étrangement lié à cette avancée scientifique ? Qui est vraiment Ableson et pourquoi a-t-il attiré Martin dans son orbite ?
Entre élections cruciales, souvenirs de guerre et secrets de famille, un roman profond sur ce que l’Histoire signifie et la manière dont elle nous affecte.
Lizzie Pook – La Glorieuse Vengeance Maud Horton (Gallmeister) 15/01
Londres, 1850. La jeune Maude Horton reçoit une lettre de l’Amirauté. Sa sœur, Constance, qui s’était travestie en homme et avait embarqué sur un navire à destination de l’Arctique, a disparu suite à un ‘‘malencontreux incident’’. Aucune explication n’est fournie. Pas plus de corps à enterrer. On conseille à Maude de ne pas chercher à en apprendre davantage. Mais lorsqu’elle retrouve le journal de Constance, ses craintes se confirment : de sinistres forces sont à l’œuvre, qui dissimulent la vérité. Dans sa quête de réponses, Maude plonge au cœur des bas-fonds d’une Londres en pleine ‘‘Murder Mania ‘‘ et croise le chemin d’Edison Stowe, un homme dangereux et manipulateur. La tâche est périlleuse. Mais Maude possède des compétences redoutables et une inextinguible soif de justice.
Les palpitantes aventures d’une héroïne hors du commun, au cœur d’une Londres gothique et victorienne.
Pierre Lemaitre – Un avenir radieux (Calmann-Lévy) 15/01
« Je viens sauver quelqu’un, se répétait-il, et maintenant qu’il se trouvait à deux heures de Prague, il sentait monter en lui une vive anxiété. »
Une échappée belle de Paris à Prague, d’un studio de radio à des ruelles hostiles, d’un cachot glacé à une académie de billard, d’une école de bonnes sœurs aux bureaux obscurs de la République.
Chacun des Pelletier, à son heure, devra choisir entre son intérêt et son devoir, et pour certains entre la raison du cœur et la raison d’État.
Un dilemme parfois déchirant, sauf pour le chat Joseph, qui lui a choisi depuis longtemps.
Mike McCormack – La nuée des âmes (Grasset) 15/01
Six ans après la publication de son chef-d’œuvre D’os et de lumière, nous retrouvons le grand écrivain irlandais avec un roman inoubliable, entre thriller psychologique et évasion poétique.
Lorsque Nealon rentre chez lui, sa maison est vide et son téléphone se met à sonner. L’homme au bout du fil prétend le connaître, il aimerait le rencontrer pour discuter face à face. Mais alors que Nealon s’apprête à mettre fin à cette discussion absurde, le mystérieux interlocuteur lui fait comprendre qu’il est actuellement en train de l’observer. Qu’il devrait éviter de rester ainsi, assis dans le noir.
À partir de ce moment, l’homme ne va plus arrêter d’appeler Nealon pendant que celui-ci erre de pièce en pièce dans cette maison devenue étrangère. Un lieu presque vide mais qui cache pourtant les souvenirs d’une vie déjà lointaine : sa femme Olwyn, leur fils Cuan, la routine d’une famille avant que Nealon ne soit arrêté et mis en prison.
Le téléphone sonne à nouveau, l’homme semble connaître tous les détails de ce quotidien brisé. Les disputes du couple, les motifs de l’incarcération, puis la libération après l’acquittement. Nealon nie en bloc même s’il est intrigué, et il accepte finalement de le rencontrer pour en savoir plus. Cependant, alors qu’il est en voiture pour le retrouver, un flash à la radio annonce une attaque terroriste imminente sur le sol irlandais. Est-ce vraiment une coïncidence ? La vérité peut éclater à tout moment, surgir du hasard ou du plus profond de nos âmes, ou encore de la longue discussion que Nealon se prépare à avoir avec l’étrange inconnu…
À la croisée des genres littéraires, La nuée des âmes est à la fois un roman à suspense et une introspection mystique à la quête de sens. Mike McCormack met en œuvre tout son talent de styliste et de conteur pour jouer avec ses lecteurs le temps d’une expérience romanesque unique.
Mariana Enriquez et Lucas Nine – Ce que nous avons perdu dans le feu (BD) (Éditions du sous-sol) 16/01
C’est la nuit, une voiture est à l’arrêt, un bidon d’essence gît non loin. Soudain, le véhicule prend feu, mais la femme au volant reste imperturbable. Sur le siège passager, un livre : Ce que nous avons perdu dans le feu.
Ainsi commence la superbe adaptation graphique de quatre nouvelles de Mariana Enriquez par le très talentueux Lucas Nine. Le réalisme envoûtant du dessinateur nous plonge dans une Buenos Aires inquiétante et mystérieuse, hantée de silhouettes fantasmagoriques, où les légendes urbaines se mêlent aux croyances populaires. Les junkies errent dans les quartiers malfamés, des corps d’enfants mutilés surgissent dans les patios, il est question d’un serial killer, d’une femme qui souffre et qu’on prend pour folle, des eaux noires d’un fleuve où la mort semble tapie…
D’une histoire à l’autre, comme un fil rouge sang, ces flammes qui dévorent une voiture et sa conductrice. Ou serait-ce le Mal qui ronge la ville condamnée à l’horreur et la violence ?
Chrystel Duchamp – Où tu seras reine (Verso) 17/01
QUI ENTRE DANS CETTE MAISON N’EN RESSORT PAS VIVANT
Maud, vingt-cinq ans, entretient une relation fusionnelle avec sa mère. Quand sa psychiatre lui explique que ce lien l’empêche de s’épanouir, la jeune femme décide de prendre ses distances avec la figure maternelle.
Jusqu’au jour où Maud découvre sur son répondeur un message paniqué de cette dernière. Un message qui se conclut par « Je l’ai tué ».
Maud se précipite dans la maison de son enfance. Commence alors une chasse au trésor funèbre qui va l’amener, pièce par pièce, à exhumer d’inavouables secrets de famille…
UN JEU DE PISTE DIABOLIQUE UN SUSPENSE INSOUTENABLE UNE EXPÉRIENCE DE LECTURE INOUBLIABLE
Olivier Claudon – L’hiver dure mille ans (La nuée bleue) 17/01
Mars 1953. Le commissaire Willer, de la police judiciaire de Strasbourg, est appelé pour un meurtre au château de Pourtalès. La victime est un professeur polonais du Collège de l’Europe libre, une institution d’origine américaine qui prépare la chute du rideau de fer.
Paul Willer mène l’enquête dans un Strasbourg encore marqué par les stigmates de la Seconde Guerre mondiale. Ancien résistant, il peine à se remettre de ses années d’internement en Allemagne. Ses souvenirs le hantent chaque nuit, et cet hiver qui l’habite l’empêche d’aborder sereinement l’avenir et d’accepter l’amour de Marie.
Ce roman se déroule à un moment charnière pour l’histoire de Strasbourg, de l’Europe et du monde, au lendemain du Procès de Bordeaux et de la mort de Staline, alors que l’Europe en construction installe ses diplomates dans la capitale alsacienne.
Roman noir et intense, au style incisif et sans concession, L’hiver dure mille ans donne à voir le Strasbourg d’hier et les tourments d’un policier qui se consacre tout entier à son enquête pour ne pas sombrer.
Justin Cronin – Le passeur de Prospera (Robert Laffont) 23/01
Proctor mène une vie ordinaire sur l’île de Prospera. Marié à Elise, il travaille comme passeur. Son rôle est d’accompagner les retraités vers l’île de la Crèche, où ils sont régénérés, et leurs souvenirs effacés. Jusqu’au jour où il doit son s’occuper de son propre père, qui lui murmure un étrange message.
Olivier Norek et Frédéric Pontarolo – Impact (BD) (Michel Lafon) 23/01
Le roman graphique événement d’Olivier Norek et Frédéric Pontarolo
NOUS AVONS VECU EN HARMONIE AVEC LA NATURE.
PUIS NOUS L’AVONS DOMESTIQUEE,
POUR ENSUITE L’EXPLOITER ET ENFIN L’EPUISER.
NOUS DETRUISONS NOTRE PLANETE, UNE BLESSURE APRES L’AUTRE.
AUJOURD’HUI, NOUS ALLONS SUBIR SA COLERE.
Amélie Antoine – De là-haut (Le Muscadier) 23/01
Si ma mère avait pu être quelqu’un d’autre, elle aurait choisi d’être Thomas Pesquet. Il n’y a que l’espace qui compte pour elle. Les fusées, les étoiles, la vie en apesanteur. Moi, dans tout ça, je n’ai jamais vraiment eu ma place .Au fond, je crois que j’ai toujours su qu’un jour, elle s’éclipserait sans crier gare. Je pensais seulement qu’avant, on aurait le temps d’apprendre à se connaître.
Linwood Barclay – Ces mensonges qui nous lient (Belfond) 23/01
» Ton papa n’est pas quelqu’un de bien. Ton papa a tué des gens, mon grand. «
Tels sont les derniers mots prononcés par le père de Jack avant d’abandonner femme et enfant pour plonger dans l’anonymat du programme de protection des témoins.
Des années plus tard, Jack, devenu écrivain au succès mitigé, est recruté par les U.S. Marshals. Sa mission : rédiger des biographies pour ceux qui, comme son père, se retrouvent contraints de rejeter leur passé et de vivre sous une identité toute neuve, insoupçonnable.
Un signe du destin ! Car Jack cherche depuis toujours à reprendre contact avec son paternel. Mais comment faire quand tout a été mis en place pour le rendre introuvable ? Sans compter que Jack ne sait rien des méfaits de son père, ni de ses ennemis…
Eric LaRocca – As-tu mérité tes yeux ? (Le Bélial’) 23/01
Quelque part sur le Web. Aujourd’hui.
Agnes Petrella et Zoe Cross discutent. Elles ne se connaissent pas ; elles ne se sont jamais vues. L’une a quelque chose à vendre ; l’autre pourrait être intéressée. Prétendument. L’une est aux abois ; l’autre est riche. Possiblement. Passent les jours, et, entre les deux femmes, une étrange relation se noue. Étrange, et bientôt dérangeante. Car Zoe a des envies, des propositions — qu’Agnes, contre toute attente, semble prête à écouter. Mais jusqu’où ? Et jusqu’à quoi ? Dans le désert du monde, l’impérieux besoin d’être aimé est le plus inépuisable des moteurs… et peut-être bien le plus terrifiant… Jusqu’où Agnes est-elle prête à aller pour mériter ses yeux ?
Sophie Demange – Les bouchères (L’Iconoclaste) 23/01
À Rouen, dans ce quartier bourgeois, impossible de manquer la devanture rose des Bouchères. Depuis la rue, on peut entendre l’aiguisage des couteaux, les masses qui cognent la viande et les rires des trois femmes qui tiennent la boutique. Derrière le billot, elles arborent fièrement leurs ongles pailletés et leurs avant-bras musclés. Mais elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret.
Lorsque plusieurs notables du quartier s’évaporent sans laisser de traces, les habitants s’affolent et la police enquête. En quelques semaines, les bouchères deviennent la cible des ragots et des menaces…
Un roman féministe explosif et jubilatoire où chaque page se dévore jusqu’au rebondissement final !
Paul Richardot – Fragrancia (JC Lattès) 29/01
Et si vous pouviez revivre vos souvenirs les plus précieux à travers leurs parfums ? Cette immersion dans le passé, c’est ce que propose l’entreprise Fragrancia à une poignée d’élus grâce à la SVM, une substance psychotrope. Mais tandis que des filières illégales se multiplient, Fragrancia est contrainte de rendre son activité secrète.
Officiellement, Hélias, 24 ans, est aromathérapeute. En réalité, il se forme à devenir un olfate de Fragrancia, ces savants capables de traduire un souvenir en formule chimique. Qui aurait cru que l’hypersensibilité dont il souffre lui permettrait de développer un odorat hors du commun ? Mais quand il croise la route de Nora, bras droit de la fondatrice, prête à tout pour défendre les intérêts de Fragrancia comme les siens, Hélias se retrouve mêlé à une enquête policière et découvre bientôt que le crime aussi a une odeur…
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Catégories :Littérature

Nous aurons quelques lectures communes 😉
J’ai noté 2-3 titres au cas où je manquerais de lectures 🤭
Impardonnable, lu et très réussi !
Pour les autres, j’aurais plaisir à les découvrir ici !
merci du conseil 😉
Tentateur, va !
je fais mon job 😉
Euh, vais devoir négocier mes deux reins cette année pour y arriver 😁. J’attends le dernier de Cédric Sire, j’aviserai après tes chroniques et celles des autres. Merci pour la sélection, j’en baverais presque. 🙏😘😂
Lynch, Commère, Janicot, Murakami, Eggers : c’est bon, je me suis arrêté là, ça fait déjà trop 😉
Plus sérieusement, en survolant le tout vite fait, en sachant bien sûr qu’il s’agit de ton prisme de sélection, je note qu’il y a de plus en plus de romans qui réfléchissent sur le monde de demain : les nouvelles technologies, les dérives politiques, etc.
C’est hyper intéressant, surtout quand on sait qu’un certain nombre d’auteurs de S.F. dans le passé ont largement anticipé ce que nous vivons en ce moment. Si seulement plus de gens prenaient la littérature au sérieux, et s’en servaient pour réfléchir le monde et éviter d’aller dans le mur…
Bref, merci encore pour cette superbe sélection (en tout cas pour ce que j’en ai lu 🙂 ), stimulante et originale !
Tu as tout bien résumé ! C’est exactement comment je vois les choses et ce que j’ai envie de lire.
Merci à toi et à bientôt 😉
Quelques lectures communes à venir, semble-t-il ! Très bien : j’aime lire ton avis sur des livres que j’ai appréciés (ou non).
Mais la sélection est énorme et je sens encore venir le choix difficile.
Merci pour cette sélection, j’aime beaucoup les résumés de Quelqu’un derrière les murs et Où tu seras reine. 🙂
Merci Yvan pour cette sélection. Suis aussi épatée par le travail des éditeurs sur les couvertures. Certaines sont incroyables. Désolée de te répondre directement, je n\’arrive pas à laisser un commentaire sur ton blog.
c’est vrai que certaines couvertures sont belles 😉
Merci pour cette belle sélection… quelques uns que j’avais repéré sur Babélio dans sa proposition de masse critique. J’en ai demandé, on verra si j’en ai un 😉 j’attendrai aussi tes retours ! 🙂
il y a de quoi faire 😉
Ouf j’en est lu quelques-uns, d’autres sont dans ma PAL et j’en est commandé d’autre encore pour la bibliothèque, donc je pourrais mettre le nez dedans ! 😀