Karine Giebel – Juste une ombre


cvt_Juste-une-ombre_12264° de couverture

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules ? Tu deviendras une proie.
Tu domines ? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Tu commandes ? Apprends l’obéissance.
Tu méprises ? Apprends le respect.
Tu veux vivre ? Meurs en silence…

Mon avis

Une histoire de femme manipulée, que l’on fait passer pour folle : voilà un thème que l’on pourrait craindre rabâché… C’est sans compter sur le talent de Karine Giebel.

Ce livre transcende cette idée de base et nous propose un extraordinaire et éprouvant voyage, où la part belle est faite à la psychologie des personnages.

Des personnages complexes, meurtris, l’écriture de Giebel nous plongeant au plus profond de leurs pensées. Des personnages que l’on a envie, tour à tour, de baffer devant leur égoïsme et de prendre dans nos bras devant leurs fêlures. Un comble !

Le style de l’auteur y est pour beaucoup, avec cette écriture hachée et ce mélange de la troisième et de la première personne du singulier. L’intrigue n’est pas en reste, elle prend aux tripes tout au long des 500 pages (oui, Giebel aime s’étendre dans ses romans, avec bonheur).

Les 100 dernières pages sont totalement ébouriffantes (s’il vous reste encore quelques cheveux).

Une vraie réussite dans le genre.

Publication française : 2012

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥

Émotion : ♥♥♥♥

Note générale : ♥♥♥♥♥



Catégories :Littérature

Tags:, ,

2 réponses

Rétroliens

  1. Festival sans nom 2017, le salon du polar de Mulhouse – Info n°2 – Auteurs – EmOtionS – Blog littéraire et musical
  2. Festival sans nom 2017, le salon du polar de Mulhouse – Info n°4 – Auteurs – Seconde partie – EmOtionS – Blog littéraire et musical

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :