Gregory McDonald – Rafael, derniers jours

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Il est illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir. Il survit près d’une décharge publique, quelque part dans le sud-ouest des États-Unis. Mais l’Amérique ne l’a pas tout à fait oublié.

Un inconnu, producteur de snuff films, lui propose un marché : sa vie contre trente mille dollars. Il s’appelle Rafael, et il n’a plus que trois jours à vivre…

Mon avis

Chronique de la déchéance humaine et jusqu’où elle peut mener, ce livre dérangeant marque les esprits par son histoire terrifiante.

Le « Héros », qui se croit lui même rebut de la société, va vivre ses derniers jours en prenant la seule décision qu’il pourra réellement prendre de toute sa vie.

Touchant et naïf, cette personnalité prend aux tripes dans cette sorte de revanche sur la « non-vie » qui lui a été attribuée à la naissance.

Il va se sacrifier pour les siens, pour sa communauté, dans un geste altruiste fou, et vivre ses derniers instants dans une dignité remarquable.

Voilà pour le fond.

Pour la forme du roman, qui à l’intelligence de ne pas tomber dans le pathos ni l’exhibitionnisme gratuit (malgré la crudité du propos), j’aurai aimé plus de développement.

Ce personnage extraordinaire aurait mérité plus de 190 petites pages, qui le plus souvent se résument à une succession de dialogues.

C’est un parti pris qui se défend, mais le sujet aurait mérité, à mon sens, d’être creusé plus avant. Dommage.

Au final, un récit d’une belle humanité et montrant que la déchéance humaine n’est pas là où on le croit, mais définitivement dans la déshumanisation de la société et non de ses laissés pour compte.

Lecture rapide, mais éprouvante et marquante.

Publication française : 2005

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥

Émotion : ♥♥♥♥

Note générale : ♥♥♥



Catégories :Littérature

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