Romans 2024 – 5 thrillers qui renouvellent le genre, à ne pas rater !
Voici des histoires qui sortent du lot, changent des poncifs du genre, jouent avec les codes pour proposer un souffle neuf.
Bonnes découvertes, bonnes lectures !
Fabrice Papillon – La conjuration de Dante (Seuil)
Il y a les auteurs de polars et de thrillers, et il y a Fabrice Papillon. Ce n’est pas La conjuration de Dante qui change la donne, bien au contraire.
Imaginez un thriller historique et scientifique érudit mais jamais pontifiant, allié à un récit remuant et surprenant, vous aurez la recette de ce quatrième roman. A faire passer ceux de Dan Brown pour des copies de collégien et à se révéler digne des meilleurs Franck Thilliez en ce qui concerne les scènes d’action.
La conjuration de Dante, une merveille de thriller à ambition, intense, diablement surprenant et passionnant au possible. De quoi emplir votre encéphale et faire vibrer l’âme du récit. Tête et cœur, avec un Fabrice Papillon, écrivain unique, au sommet de son art. Jusqu’où ira-t-il ?
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4ème de couverture
Les tombeaux des plus grands scientifiques profanés.
Des meurtres inexpliqués dans plusieurs capitales européennes.
Un complot d’une envergure sans précédent.
Une enquête de la commissaire Vernay, sous haute tension.
Fabrice Papillon, journaliste et producteur de documentaires, est l’auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique et de thrillers. Il revient avec un quatrième roman dantesque !
Maxime Girardeau – Je te mens (Istya & Cie)
Maxime Girardeau a réussi un pari audacieux, totalement dans l’actualité du moment. On dit souvent que tout a déjà été dit et écrit depuis longtemps, ce roman et son concept prouvent le contraire.
Avec son idée novatrice de faire participer l’IA, j’en ai appris bien davantage sur ce sujet que dans tous les articles que j’ai pu lire ou survoler avant. Il faut dire que c’est une matière qui prête beaucoup à polémique alors qu’il est important de prendre du recul pour tenter de comprendre.
Je te mens est un thriller prenant, et surtout une vraie nourriture pour l’esprit. Par la fiction, Maxime Girardeau permet au lecteur de prendre du recul et de l’amener à réfléchir sur ce bouleversement qui modifiera en profondeur notre manière de vivre et d’être dans les prochaines années. Double jeu, double réussite !
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4ème de couverture
Un suspense hitchcockien au service d’une intrigue à la Black Mirror.
Max, célèbre romancier, est confronté au syndrome de la page blanche. Fraîchement divorcé et hanté par une enfance violente, il se bat pour remettre sa vie sur les rails.
Lorsqu’il aperçoit son mystérieux voisin d’en face en train de fumer à sa fenêtre, l’imagination de Max s’enflamme et il veut en savoir plus.
Pour en connaître un peu plus sur ce voisin et terminer son livre en retard, Max fait appel à l’intelligence artificielle de ChatGPT. Il nomme sa nouvelle assistante virtuelle Loïe et, avec sa voix dans les oreilles, se lance dans une quête obsessionnelle d’indices sur la vie de Nathan, tout en écrivant son roman.
D’où vient cette obsession pour l’homme à la fenêtre ? Le final inattendu et saisissant remettra en question tout ce que vous aviez lu jusqu’à présent.
Je te mens est le résultat d’une expérience d’écriture inédite. Dans une démarche littéraire audacieuse, Maxime Girardeau utilise ChatGPT pour donner vie au personnage de Loïe. Chacune des contributions de Loïe au roman provient directement des capacités de génération de ChatGPT, sans aucune édition. Loïe est ainsi à la fois la muse du personnage principal et l’assistante de l’écrivain, brouillant les frontières entre réalité et fiction.
Gillian McAllister – Après minuit (Sonatine)
Dans un monde où on pousse à ne pas sortir du cadre, à édulcorer et suivre le mouvement, à tirer des ficelles toujours de la même manière, Gillian McAllister a décidé de déchirer les règles du jeu et de les recoller à sa façon. Après minuit est bien en partie un thriller domestique et une histoire d’enquête, sauf que son principe fondateur change complément la donne. Il fallait oser et maîtriser cette alchimie inédite et instable. C’est réussi avec brio.
Après minuit, l’heure du crime. Mais lequel, au juste ? Derrière l’idée folle de Gillian McAllister se révèle un drame humain poignant, à travers une intrigue qu’elle maîtrise du bout des doigts, avec sensibilité et habileté, pour un plaisir de lecture inouï. Le temps est relatif, prenez-le pour cette lecture à recommander chaudement, intensément à tous.
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4ème de couverture
Nous sommes le 30 octobre 2022, il est tout juste minuit. Dans la banlieue de Liverpool, Jen Brotherhood guette par la fenêtre le retour de son fils. Pourtant Todd a dix-huit ans, et la permission de sortie jusqu’à 1 heure du matin. Mais quelle mère ne se laisse pas gagner par l’angoisse tant que son enfant n’est pas rentré ? Alors, quand son fils apparaît enfin dans la rue, Jen sent le soulagement la gagner. Un soulagement rapidement remplacé par l’incompréhension, puis la terreur, tandis qu’elle se précipite à l’extérieur : Todd vient de poignarder un inconnu sous ses yeux. Quand la police emmène son fils menotté, toutes les certitudes de Jen vacillent. Lorsqu’elle se réveille le lendemain, Todd est dans sa chambre, comme si rien ne s’était passé. Nous sommes le 28 octobre, il est tout juste 8 heures. Et Jen commence seulement à comprendre à quel point son monde a basculé.
Débutant comme un solide thriller domestique, Après minuit se distingue rapidement par une intrigue follement originale et haletante qui mêle Un jour sans fin et 13 Reasons Why pour aboutir au portrait bouleversant d’une famille en crise. Élu meilleur thriller de l’année par le Sunday Times et le Guardian, le roman de Gillian McAllister est un récit magistral, dont vous vous souviendrez longtemps.
Catriona Ward – Mirror bay (Sonatine)
Catriona Ward nous plonge au cœur d’une fiction labyrinthique avec ce Mirror Bay au titre énigmatique mais qui donne le ton. A voir comme son hommage à Stephen King.
L’écrivaine va vous balader, et vous allez aimer ça si vous recherchez autre chose qu’un banal récit linéaire. Après une mise en place qui prend son temps, la construction en forme de poupée gigogne devient peu à peu complètement dingue.
Peut-on faire confiance au narrateur ? Peut-il se fier à lui-même ? Peut-on échapper à sa propre histoire ? Le lecteur est plongé littéralement dans un livre dans un livre qui va l’obliger à remettre en cause ce qu’il croit. Il y a des termes pour ça, la métalittérature ou métafiction. Et Catriona Ward va très loin dans ce concept vertigineux.
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4ème de couverture
Plus qu’un magistral roman de genre, d’une singularité confondante, Catriona Ward nous propose ici une réflexion sur la mémoire, le passé, les traumatismes et les récits que l’on s’en fait. Un ouvrage qui hante le lecteur bien après avoir refermé la dernière page.
Été 1989. Les parents de Wilder Harlow viennent d’hériter d’un cottage dominant les côtes du Maine. L’adolescent, plutôt mal dans sa peau, fait la connaissance sur la plage d’une jeune fille, Harper, et d’un garçon, Nathaniel. Très vite, le trio devient inséparable. Mais malgré le tableau idyllique du bord de mer, des balades en bateau, des amitiés naissantes et des secrets partagés, des rumeurs courent à Whistler Bay. On parle d’une mystérieuse noyée dont le corps n’a jamais été retrouvé, d’un homme qui s’introduit la nuit dans les foyers pour prendre en photo les enfants pendant leur sommeil… Bientôt, l’inquiétude est avivée par des événements beaucoup plus sombres. Pour les trois adolescents, les portes de l’enfance se referment à jamais. Profondément marqué, Wilder entreprend de rédiger ses mémoires. Prenant un visage totalement inattendu, l’horreur frappe à nouveau…
Après La Dernière Maison avant les bois, Catriona Ward joue une fois encore avec nos nerfs. Et de quelle façon ! Plus qu’un magistral roman de genre, d’une singularité confondante, elle nous propose ici une réflexion sur la mémoire, le passé, les traumatismes et les récits que l’on s’en fait. Un ouvrage qui hante le lecteur bien après avoir tourné la dernière page.
Delilah S. Dawson – Délivrées (Sonatine)
Encore une histoire de pandémie, me direz-vous. Oui, sauf qu’elle est très singulière et que le récit se focalise surtout sur ses personnages féminins, le contexte ne servant qu’à accentuer le message.
À part les excès de cette épidémie qui parsèment le récit, lui insufflant une aura étrange, le reste de l’histoire de ces femmes est très crédible. À tel point que les scènes de violence conjugale sont difficilement soutenables tellement elles sont fortes et expressives. Terribles moments qui font prendre conscience de tous les détails de ce genre de relations.
Delilah S. Dawson propose un récit plein de rage, mais où la résilience est possible. Les femmes qu’elle met en scène sont Délivrées de l’oppression de la violence quotidienne. Parce que le monde change, et qu’il doit changer encore davantage.
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4ème de couverture
Et si la peur changeait de camp ?
En apparence, Chelsea Martin mène une existence idéale. Mariée à David, son amour de jeunesse, mère de deux filles, elle ressemble à s’y méprendre à une femme comblée. Mais au sein de la maison où habite le couple, Chelsea étouffe. Pire, elle rase les murs. Une assiette sale dans l’évier, une tenue négligée, le dîner qui n’est pas prêt… Il suffit d’un rien pour soulever la terrible colère de David, assez pervers pour violenter sa famille sans laisser de traces. Chelsea est prise au piège. La situation paraît sans issue. Jusqu’au jour où une étrange épidémie fait son apparition. Ses symptômes ? De la fièvre, un excès de salive… et des accès incontrôlables de violence. Est-ce l’occasion dont rêvait Chelsea pour échapper à son triste sort et protéger ses filles ?
Grinçant, provocant et impossible à lâcher : avec Délivrées, Delilah Dawson dresse le portrait de la parfaite famille dysfonctionnelle américaine, précipitée par les événements dans une spirale de violence d’une redoutable actualité. Mieux qu’un roman : une grenade dégoupillée !
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Catégories :Littérature

3/5
Allez il m’en reste 2 à lire cet été ♥️
Le moment venu 😉
Ouf, rien à acheter, soit lus ou à lire 🙂
TOUS à découvrir. Merci Doc Yvan pour la petite piqûre de rappel🙏😘 Signé: la passoire mais toujours avec deux reins puisque personne n’en veut un 😂
ahah, au boulot la passoire !
Je n’ai lu que le Fabrice Papillon. Je note les autres merci !
Tu as de belles lectures devant toi 😉
Lu Fabrice Papillon, et certains sont prévus… merci pour le rappel ! 😉
A suivre alors 😉
Ouf, j’avais déjà noté le plus part….
Mais maintenant, promis, tu arrêtes de me tenter, sinon…..