Voici une sélection de 3 romans indispensables de juin 2024, avec mes retours rapides de lecture et les résumés.
Ne passez pas à côté de ces romans marquants. Bonnes lectures !
Jaroslav Kalfar – Les aléas de l’immortalité (Calmann-Lévy)
Pour qu’un tel livre fonctionne, il faut une vision, des personnages qui ont une histoire, mais aussi des sujets forts à traiter. Et du talent. Ça tombe bien, l’auteur d’origine tchèque en a à revendre.
Voilà ce que je recherche dans un livre, une approche originale qui ne se laisse pas enfermer dans une case. Le roman est à la fois une fiction spéculative, terre-à-terre tout en flirtant avec le fantastique, un récit historique, une satire politique et un vrai suspense. Un tout-en-un qui a l’intelligence de ne pas s’éparpiller et qui offre beaucoup de matière à réflexions (à l’image de la fin, puissante au possible).
Avec un style incisif et parfois sarcastique, souvent débordant d’émotions, ce récit est aussi prenant que portant à la réflexion. Le pire n’est pas toujours certain, mais il est fortement possible, et le vrai sens de la vie mérite qu’on se questionne, tout comme Les Aléas de l’immortalité. Jaroslav Kalfar est un auteur surprenant, qui sait se projeter, qui a des choses à dire et qui sait raconter des histoires qui comptent et touchent.
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Victor Lavalle – Les esseulées (Actes Sud)
Les auteurs anglo-saxons sont des habitués du genre (mais quel genre ?), à se moquer des frontières littéraires, à mélanger les styles et les ambiances. Ce roman en est une nouvelle belle illustration. Le roman tient autant de la fresque historique que du roman fantastique, plongeant le lecteur dans la dureté de l’existence de l’époque (surtout pour une femme) pour subitement le confronter à une horreur inimaginable.
Comme Michael McDowell, Victor Lavalle ne se prive pas pour changer subitement d’ambiance d’une phrase à l’autre, à virer vers le fantastique pour revenir abruptement les pieds sur terre. Avec un talent qui fait qu’on intègre vite cette « anomalie », qu’on se retrouve littéralement plongé dans l’atmosphère.
Les esseulées est un formidable roman qui plonge le lecteur dans un passé difficile pour une femme et dans un climat tendu, autant du fait des conditions climatiques que du violent mystère qui s’invite dans l’histoire. Victor Lavalle démontre qu’il a un don pour raconter des aventures de personnages forts en les ancrant dans la terre tout en faisant travailler son imagination. Étonnant et prenant.
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Delilah S. Dawson – Délivrées (Sonatine)
Encore une histoire de pandémie, me direz-vous. Oui, sauf qu’elle est très singulière et que le récit se focalise surtout sur ses personnages féminins, le contexte ne servant qu’à accentuer le message.
À part les excès de cette épidémie qui parsèment le récit, lui insufflant une aura étrange, le reste de l’histoire de ces femmes est très crédible. À tel point que les scènes de violence conjugale sont difficilement soutenables tellement elles sont fortes et expressives. Terribles moments qui font prendre conscience de tous les détails de ce genre de relations.
Delilah S. Dawson propose un récit plein de rage, mais où la résilience est possible. Les femmes qu’elle met en scène sont Délivrées de l’oppression de la violence quotidienne. Parce que le monde change, et qu’il doit changer encore davantage.
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Catégories :Littérature

Vais finir trouée comme une passoire avec les piqûres de rappel. 😅 Merci à toi Yvan 🙏 😘
Ahahah !
Merci Yvan pour cet article. J’avais déjà noté « Les esseulées », emballée par ta chronique. Je suis toujours en attente de mon coup de cœur 2024 …. j’ai bon espoir avec celui-ci ou peut-être avec « Tout est sous contrôle » qui me fait vraiment envie ! (grâce à un de tes articles précédents). A suivre 😉
Tu va finir par avoir ma peau ! 😉
Ou alors il faut que tu m’offres une autre vie pour lire toutes tes recommandations, hein !