Michel Bussi – Un avion sans elle

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Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ?

Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent.

Mon avis

Faites un petit effort, projetez-vous en arrière, en 1998 (quel que soit votre âge). Voilà le seul effort qu’il vous sera demandé pour bien apprécier ce roman. Primordial pour que l’histoire tienne la route dans votre esprit.

Vous y êtes ? Alors plongeons ensemble dans cette intrigue au postulat de départ plutôt original (premier bon point).

Un crash d’avion, un seul bébé survivant, deux familles qui s’entre-déchirent pendant 18 ans pour la paternité de l’enfant.

« Un avion sans elle » est un thriller du quotidien, pas le genre de récit qui accumule les morts à chaque page. Un ambiance assez « old school » (rien que les noms ridicules des protagonistes ont failli me faire lâcher la morceau), mais une écriture vive et moderne.

Le sujet peut paraître énorme, bancal, j’ai eu des doutes à ce sujet pendant la première partie de la lecture.

Et pourtant, la dernière page tournée, je ne peux qu’applaudir des deux mains. 530 pages, dont les deux premiers tiers sont de facture assez classique, le rythme de croisière est vite atteint, mais le récit prend définitivement son envol sur 100 dernières pages assez magistrales, avec des rebondissements à foison.

Ce bouquin est typiquement le genre de récit qui n’a de sens que par son final. Et ce final, vous pouvez toujours courir pour l’imaginer dans le détail.

Voilà donc un thriller grand public qui, même s’il ne révolutionne pas le genre, produit son effet, grâce à sa construction, ses personnages et l’émotion qui transpire du récit.

Bussi a vraiment bien piloté son affaire.

Publication française : 2012

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥

Émotion : ♥♥♥♥

Note générale : ♥♥♥



Catégories :Littérature

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4 réponses

  1. Ah ah, très intéressant ! je note 😉

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