Peurs en eau profonde – Olivier Descosse

Olivier Descosse nous promet de ressentir l’ivresse des profondeurs avec son nouveau thriller.

Il faut dire que le grand intérêt de cette intrigue est de nous immerger aux côtés de plongeurs de l’extrême, une singularité qui a de quoi réellement titiller la curiosité. D’autant plus que l’auteur est plongeur lui-même, et sait donc raconter le ressenti d’une descente palmée.

Immersion

Voilà le genre de thriller qui suscite aussi l’attention par son idée de départ, surprenante. Le pari ensuite est partiellement tenu, l’intrigue restant dans les codes connus du genre.

L’écrivain sait jouer avec le détendeur pour réguler la pression de son histoire, sans avoir besoin d’en faire des tonnes. Les rebondissements sont bel et bien là, mais sans les accumuler artificiellement durant ces 500 pages. Un bon point, pour moi.

Descosse sait où il va, fixe sa boussole, un œil sur le manomètre contrôlant l’air nécessaire pour achever sa mission.

Il arrive au bout sans réel accident de décompression, même si on peut se douter d’une partie du final.

Air enrichi

L’air enrichi de son récit est donc bien cet environnement marin, qu’il nous fait découvrir par paliers, la combinaison du thriller et de l’aventure maritime fonctionnant bien.

Et le voyage s’avère plus dépaysant qu’imaginé au départ, les courants marins nous emmenant de temps en temps ailleurs que dans le sud de la France.

Au final, Peurs en eau profonde remplit son office, tient en haleine ; flottabilité stable. L’air pur respiré par le lecteur venant paradoxalement de l’immersion dans les abîmes, bien menée par Olivier Descosse. Vous pouvez reprendre votre respiration.

Yvan Fauth

Date de sortie : 03 mars 2022

Éditeur : XO

Genre : Thriller

4ème de couverture

Dans la nuit perpétuelle des fonds marins, seule reste la peur…

Au large de Marseille, dans les filets d’un chalutier, un corps de femme est retrouvé entièrement nu, couvert de morsures et le pied gauche sectionné.
Pour Chloé Latour, commandante de la brigade criminelle, c’est le début d’une traque hors norme qui la conduit à s’immerger dans le monde opaque des plongeurs professionnels et des chercheurs d’épaves. Des spécialistes qui descendent à des profondeurs abyssales et affrontent les pires dangers.
Parmi eux, Jean Sardi. Il est l’un des meilleurs et connaissait intimement la victime. Il pourrait bien avoir un mobile, lié à ce terrible secret qui l’a poussé à se réfugier dans le silence des fonds marins.
Crime passionnel ou rituel dément ?
La présence dans les poumons du cadavre d’un plancton inconnu en Méditerranée intrigue les enquêteurs de la Crim’. Pendant que le mystère s’épaissit, d’autres corps remontent à la surface et sèment l’effroi chez les plongeurs des eaux profondes.

Un huis-clos à la limite de l’asphyxie.



Catégories :Littérature

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7 réponses

  1. Une chronique lié une fois de plus en apnée. On inspire , on respire. Merci à toi Yvan. 🙏😉 C’est noté.

  2. Jolie chronique ! J’ai souri. Bon, je suppose qu’il faut savoir nager pour le lire ? 😀

  3. D’accord. Ça marche. Je te prends un tuba également. Ça peut servir. 😉

  4. Moqueur. 😉😉

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