Interview – 1 livre en 5 questions : Des poignards dans les sourires – Cécile Cabanac

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son œuvre

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger

Cécile Cabanac

Titre : Des poignards dans les sourires

Éditeur : Fleuve Editions

Sortie : 07 février 2019

Lien vers ma chronique du roman

Cette roman est une histoire de secrets…

Toutes les familles ont leurs secrets, des cadavres dans les placards dont on ne parvient plus à se débarrasser. Dans ces cas là, non seulement le temps cicatrise mal les blessures, mais il a tendance à aggraver les problèmes, exacerber les rancœurs. C’est le cas de la famille Renon où chaque membre est pris dans une camisole de force dont les coutures craquent peu à peu en apprenant la disparition de l’homme fort du clan, François Renon.

C’est votre « casquette » de journaliste qui vous a donné envie de traiter ce genre d’intrigue proche du fait divers ?

J’ai toujours été une grande passionnée de faits divers. Le fait d’en avoir traité en tant que journaliste a certainement joué un rôle dans le choix de narration de cette histoire que je voulais ancrée dans une certaine réalité. Mais, mon intention première était de raconter la lente descente aux enfers d’une famille à première vue, unie, bien sous tous rapports. C’est un aspect que je n’ai jamais eu à traiter en tant que journaliste et que j’avais envie d’explorer à la loupe. La deuxième chose qui comptait pour moi était de présenter des personnages féminins forts et complexes. Une femme qui ne pleure pas la disparition de son mari. Une mère qui non seulement ne ressent aucun amour pour ses enfants, mais qui nourrit une forme de haine pour certains d’entre eux… Des individus un peu déroutants.

Ce récit est très réaliste, il n’y pas du super-héros mais des personnages crédibles, et l’enquête est minutieuse…

Merci pour ce compliment ! En tant que lectrice de polars et spectatrice de films et séries dans ce genre, je suis très attachée à une forme de rigueur de l’intrigue. J’ai tendance à décrocher lorsqu’une histoire prend une tournure qui me paraît invraisemblable. J’apprécie qu’une forme de logique soit respectée dans l’intrigue et que l’enquête soit un minimum fidèle au travail des policiers. Par ailleurs, j’ai appris dans mon métier de journaliste à refermer chaque porte ouverte. C’est, je pense, une bonne règle qui permet de faire évoluer le récit progressivement et qui respecte aussi le lecteur. Il m’arrive parfois d’être frustrée lorsqu’en lisant un roman, je vois apparaître des éléments prometteurs qui ne sont finalement pas exploités, voire carrément oubliés au fil des pages. Pour autant, mon roman n’est pas un polar procédural. La fiction permet de prendre beaucoup de libertés avec la réalité et l’imagination de se libérer des contraintes.

Pourquoi ce choix de placer l’intrigue dans les années 2000 ?

Les années 2000 marquent l’arrivée de certaines technologies dans nos vies. À cette époque, tout le monde n’était pas muni d’un téléphone portable ou d’un GPS comme aujourd’hui. Beaucoup de gens lisaient les cartes routières en voiture et pour communiquer il fallait contacter les gens sur un téléphone fixe sur leur lieu de travail ou attendre qu’ils soient rentrés chez eux le soir. Il y avait une forme de lenteur dans la transmission et l’obtention des informations. À titre d’exemple, les policiers mettaient plus d’une semaine à obtenir les résultats d’analyses ADN, alors qu’aujourd’hui ils tombent en moyenne au bout de 48 heures.

Le choix de la région Auvergne en plein hiver répondait à ce même souhait de lenteur. Car lorsqu’il neige, les routes peuvent être difficilement praticables, la chaussée est souvent verglacée. Tout ceci oblige à ralentir. Mes personnages policiers sont en décalage avec leur environnement. Eux courent après le temps, impatients de découvrir la vérité alors qu’autour d’eux le monde tourne à un tout autre rythme.

Ça vous donne envie de retrouver vos personnages de flics dans le futur ?

Je me suis prise d’attachement pour mes flics Sevran et Biolet. J’ai parfois l’impression que nous formons une équipe tous les trois ! Il est très probable que je les suive encore quelques temps car j’ai envie de partager d’autres histoires avec eux, découvrir de nouvelles affaires et d’autre ambiances.



Catégories :Interviews littéraires

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  1. Des poignards dans les sourires – Cécile Cabanac – EmOtionS – Blog littéraire

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