Greg Iles – La femme au portrait


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Pénétrant par hasard dans un musée de Hong Kong, Jordan Glass, reporter photographe de talent, a la stupeur d’y découvrir un tableau représentant Jane, sa sœur jumelle, mystérieusement disparue à La Nouvelle-Orléans un an auparavant…

Sous le choc, la jeune femme entreprend de mener son enquête et découvre que le tableau fait partie d’une série d’œuvres intitulée  » Femmes endormies « . Toutes signées du même artiste inconnu, elles représentent de jeunes personnes allongées nues. Endormies… ou mortes ?

Une chose est sûre : toutes ces femmes ont un jour disparu sans laisser de traces. Alerté, le FBI s’en mêle et réquisitionne les toiles de la série. Commence alors une dangereuse traque, à la poursuite d’un peintre aussi mystérieux que talentueux…

Mon avis

Les thrillers américains sont, le plus souvent, très codifiés : 350 pages peu ou prou, des chapitres courts, un culture du rebondissement parfois à outrance, un flic ou un journaliste désœuvré qui enquête.

« La femme au portrait » sort donc clairement du lot : 600 pages dans son éditions de poche, de longs chapitres (10 à 25 pages), une histoire construite sur autre chose que les seuls rebondissements (qui sont présents, mais parsemés à bon escient), une histoire vue par les yeux d’une photographe reconnue.

Rien que pour ces caractéristiques, ce roman mérite d’être mis en avant.

Et comment en plus, il est bon, très bon, il est dommage qu’il ne soit pas plus connu.

Greg Iles oeuvre dans le thriller psychologique, où le coté psychologique prend sa vraie dimension, avec des personnages et des tableaux fouillés et profonds.

Un peu à la manière des écrits de Thomas Harris (les scènes d’horreur en moins), il distille une histoire passionnante sur fond d’enquête du FBI et de tueur en série.

Un tueur franchement original, et un pitch qui accroche immédiatement (lisez le résumé, qui parle de lui même).

L’écrivain a donné de l’ampleur à son récit, sans jamais le faire tomber dans l’ennui, avec une écriture à la première personne d’excellente facture et une histoire qui progresse de manière admirable.

Ecrit en 2001, le bouquin n’a pas pris une ride (si ce n’est la description de la Nouvelle Orleans qui a changé de visage depuis…).

Un thriller remarquable et profondément touchant.

Publication française : 2004

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥

Émotion : ♥♥♥♥

Note générale : ♥♥♥



Catégories :Littérature

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2 réponses

  1. Ah, un thriller qui se démarque par ses codes et son histoire (visiblement), ça me dit bien ça ! Par contre, j’ai vu que ce n’était pas le premier tome d’une saga (enfin j’ai peut-être mal compris cela dit) donc est-ce qu’on peut lire ce livre sans avoir lu le reste ou ?

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