Alexandre Malafaye – L’homme de Washington


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Il y a quatre ans, elle a fait élire un inconnu, le premier Président noir des États-Unis.

Femme d’influence sur la scène internationale, Johanna Bay, 43 ans, lauréate du prix Nobel de la paix pour son engagement humanitaire, est pourtant en train de mentir aux sbires de la CIA qui l’interrogent : elle a vraiment une intention secrète, et même plus, une mission. Elle compte faire élire le premier Président noir des Etats-Unis. Elle a deux ans pour réussir.

Il s’agit d’un défi impossible, car Johanna est seule et ne dispose d’aucun point de départ. Mais elle s’agrippe à son projet. Elle contrera  l’actuel Président, un fou qui ne rêve que de mettre le Moyen-Orient à feu et à sang, et réussira ce pari insensé : faire élire un presque inconnu du grand public, Okan Bakari, jeune sénateur du Michigan qu’elle a repéré et dont elle devine le potentiel. Commence alors pour Johanna une plongée vertigineuse dans les jeux de pouvoir qui agitent notre monde.

Mon avis

Dans quelle case classer ce roman ? Réalité romancée ? Fiction du réel ?

Malafaye, pour ce qui est le troisième écrit de sa série de politique-fiction (mais qui peut se lire indépendamment des deux premiers), nous plonge dans les arcanes du pouvoir international de 2006 à 2009 et l’élection de Obama.

Malafaye baigne, à titre professionnel (autrement qu’en écrivant des bouquins) dans les milieux politiques et économiques et s’est lancé dans ces récits romancés de l’histoire récente.

Pour cet épisode, c’est de la partie avant l’élection d’Obama dont il s’agit, et l’auteur plonge les personnalités réels dans son œuvre de fiction (on ayant pris soin de changer tous les noms). On navigue donc dans les grands événement géopolitiques de ces années encore toutes fraîches, Malafaye utilisant le cadre du roman d’espionnage pour conter son histoire.

Cela donne un mélange assez particulier. Raconte t-il la réalité (ou pas) ? Invente t-il ce qui s’est tramé en coulisse (ou pas) ? Cette ambivalence est la clé de l’histoire.

Le livre se lit tout seul, le propos est vulgarisé (parfois trop, à mon goût) et l’envers du décor et les barbouzeries sont parfois étonnantes. On sent que Malafaye s’est documenté.

Dommage que le style de l’auteur ne s’élève pas au niveau du propos, le style est correct, mais sans grande personnalité et assez fade.

Ce qui est un défaut (à mon humble avis de lecteur), ne gâche cependant pas totalement la lecture et ce livre mérite qu’on s’y attarde si tant est que l’on est attiré par ce genre d’immersion en eaux troubles, où la réalité dépasse la fiction.

Publication française : 2012

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥

Émotion : ♥♥♥

Note générale : ♥♥♥



Catégories :Littérature

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