Interview – 1 livre en 5 questions : Islanova – Jérôme Camut et Nathalie Hug

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son œuvre.

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger.

Jérôme Camut et Nathalie Hug

Titre : Islanova

Editeur : Fleuve Editions

Sortie : 12 octobre 2017

Lien vers ma chronique du roman

D’où est venue cette idée de départ particulièrement forte ?

Islanova, c’est une idée qui remonte à loin pour nous. C’est d’abord la confrontation de plusieurs thèmes qui nous sont chers : l’état de la planète, l’injustice qui gouverne le monde, les solutions que la technologie nous offrirait si on était collectivement prêts à y mettre le prix. Tout ça mélangé, plus l’envie d’écrire un thriller et d’y malmener nos personnages et les lecteurs, ça donne ce roman.

Jusqu’à présent, nous nous sommes toujours lancés dans l’écriture de romans dont les thématiques nous tenaient à cœur. C’est important pour nous, parce que ça nous permet de nous documenter et de réfléchir sur des sujets que l’on pense importants. Et comme un roman nous occupe au minimum un an, ça signifie que nous nous penchons sur ces sujets pendant la même durée. Et davantage, il reste une vie au roman dans la tête de son auteur après sa parution.

Il y a quatre ans, nous sommes allés à Chicago pour le travail. Et nous avons visité le musée d’histoire naturelle. La photo provient de là.

82 espèces disparaissent chaque jour….

Ça fait froid dans le dos, non ?

C’est ce genre d’aberrations qui nous motive.

Le thriller à la mode des Camhug c’est 50 % de divertissement et 50 % de réflexions. Sentez-vous le curseur évoluer au fil des livres ?

Trop déplacer le curseur vers la réflexion changerait la nature de nos écrits. Or nous ne sommes ni philosophes, ni historiens, ni géopoliticiens. Notre objectif, c’est d’abord de divertir les lecteurs, parce que c’est la vocation d’un thriller ou d’un roman d’aventure. Ensuite, de proposer des pistes de réflexion sur des sujets qui nous sont chers, qui nous interrogent ou nous interpellent. Et si nous atteignons l’alchimie romancier-lecteur, qui fait qu’on achève le livre, en l’occurrence Islanova, en regardant un verre d’eau d’une autre manière, alors nous aurons réussi le pari de divertir tout en interrogeant ou en interpellant à notre tour. Et qui sait, ça peut devenir contagieux !

Vous auriez pu concevoir cette histoire comme un roman d’anticipation, mais vous avez souhaité que le lecteur la vive à travers les yeux des personnages…

Ça, c’est notre façon d’écrire depuis W3. Islanova est le quatrième roman « choral » que nous écrivons. Définition de la chose ? On s’intéresse aux agissements de chaque personnage fort de son point de vue. Nous, on aime vraiment beaucoup écrire ainsi. Nous n’avons rien inventé, Stephen King (le maître) fait ça depuis des années ! Il y a une conséquence à ce processus, c’est le volume des romans, qui avoisine régulièrement les huit cents pages à cause de ces points de vue multiples. Mais comme on vous le disait plus haut, pour nous c’est un régal, parce qu’on fouille la vie, la personnalité de nos personnages, et ils deviennent comme des membres de la famille. Ce processus permet aussi d’avoir autant de réalités que de points de vue, et de jouer avec pour raconter l’histoire.

Vous sentez-vous engagés ou plutôt observateurs de ce monde qui ne tourne plus très rond ?

Avant d’être des romanciers, nous sommes des individus, des parents, des enfants, des amis. Ça fait beaucoup de monde dans nos crânes, et chacun se sent concerné par le sort de notre lieu de vie commun, la terre. On sait que c’est difficile de penser au quotidien des populations déshéritées, situées loin de nous. Mais on peut aisément conclure que nous respirons le même air, buvons la même eau. Si quelqu’un pollue à l’autre bout du monde, tout le monde en subira les conséquences à plus ou moins brève échéance. L’idée du réchauffement climatique a fini par triompher. Alors pourquoi pas celle de l’écosystème unique, où chacun est responsable de la santé de tous ?

Engagés les Camhug ?

Sans doute, à notre façon.

Une thématique aussi riche peut-elle se limiter à un seul pavé (775 pages) chez les Camhug ?

Si Islanova est un pavé, c’est un pavé dans la mare ! Alors pardon pour les éclaboussures.

Et en effet, nous ne nous arrêterons pas là. Les thématiques que nous y abordons, nous avons le sentiment de les effleurer. Alors on est repartis sur un nouveau roman, nouvelle approche de la question, nouvelles solutions aussi, et si on vous lasse, il faudra nous le dire. Parce que nous risquons de nous entêter !



Catégories :Littérature

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5 réponses

  1. Je pense que Nathalie et Jérôme ne cesseront jamais de dénoncer les injustices 🙂

  2. une de mes prochaines lectures tellement fan de ces deux là.. merci pour cette interview!

Rétroliens

  1. Islanova – Jérôme Camut et Nathalie Hug – EmOtionS – Blog littéraire et musical

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