Antinomique
Jussi Adler-Olsen a presque inventé un sous-genre. Il propose des thrillers au rythme lent (oui je sais, ça paraît antinomique), avec de réelles préoccupations sociétales et politiques et un ton qui oscille entre tension et rigolade. Une vraie contradiction à lui tout seul, que cet écrivain !
Et la sauce prend toujours formidablement bien. Comme le dit Assad (qui ne cesse de citer des maximes à base de chameaux) : on ne découvre la taille du chameau caché derrière une dune, qu’après un gros coup de vent (ok, je le cite de mémoire et ce n’est qu’une pâle imitation de cet étonnant personnage) ;-).
Complexe et finement travaillé
Une fois de plus, l’intrigue est complexe et sa construction finement travaillée.
Adler-Olsen n’a pas peur de bouger les lignes, à l’image de sa manière de prendre son temps en ne faisant pas apparaître immédiatement ses trois protagonistes dans le récit. Une vraie preuve d’intelligence d’un auteur qui a compris que simplement copier ses précédentes histoires serait contre-productif.
Les sujets sont d’actualité (immigration, traitement des Roms, exploitation des minorités…) et l’écrivain tire une fois de plus à boulet rouge sur une partie de la société danoise. Il ouvre même les frontières, débutant l’intrigue en Afrique et s’attaque violemment à la classe politique de son pays. Son divertissement prend parfois la couleur d’une diatribe (avec des allusions qui s’exportent parfaitement bien au delà du Danemark…).
Belle profondeur
Un roman d’une belle profondeur donc, mais qui ne perd pas son coté divertissant avec ses personnages inoubliables et si attachants qu’attendre une année pour les retrouver est une vraie torture. Des personnages secrets, qui se découvrent avec parcimonie au fil du temps, à l’image d’Assad dont on entrevoit enfin le début de l’embryon d’un passé plutôt trouble.
Alors oui, j’ai trouvé cet Effet papillon, un léger ton en dessous du précédent roman (Dossier 64), mais les romans d’Adler-Olsen sont tellement accrocheurs et jubilatoires que ce pavé de 650 pages se dévore à nouveau goulûment.
Je laisse la parole à Assad pour conclure : « si tu aimes la lecture qui te donne des émotions, avec une ambiance qui est tendue et drôle, tu dois lire ce roman alors ».
Sortie : 02 janvier 2015
Éditeur : Albin Michel
Traductrice : Caroline Berg (son interview ici)
Notes (sur 5) :
Profondeur : ♥♥♥♥ 1/2
Psychologie : ♥♥♥♥ 1/2
Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥
Émotion : ♥♥♥♥
Note générale : ♥♥♥♥
4° de couverture
Marco, un adolescent de quinze ans, a passé toute sa vie au sein d’une bande de jeunes voleurs exploités par son oncle Zola. Un jour, alors qu’il essaie de sortir de la clandestinité, il découvre le cadavre d’un homme, lié à des affaires de corruption internationale, dans le bois derrière les maisons de son ancien clan, et doit fuir, poursuivi par son oncle qui veut le faire taire.
Parallèlement, l’enquête du Département V sur la disparition d’un officier danois, piétine. Du moins, jusqu’à ce que Carl Mørck ne découvre qu’un jeune voleur, Marco, pourrait avoir des informations pour résoudre ce cold case.
Déjà traqué par la bande de Zola, Marco déclenche malgré lui un tsunami d’évènements et se retrouve avec des tueurs serbes et d’anciens enfants soldats sur le dos. Aucun moyen ne sera épargné pour l’éliminer et gagner le département V de vitesse.
Catégories :Littérature
Je suis comme qui dirait un peu à la bourre…..je n’ai lu que le premier!
D’ici à ce que je rattrape mon retard il en sera au n° X !
Nath, tu ne peux pas faire ça, tu ne peux pas ne pas lire Jussiiii 😉
Tu es ma jumelle littéraire ou pas, nom de d… ?! 😉
yes !!!! je l’aime, je l’aime, je l’aime…… 🙂 Merci Yvan. Bises
Et moi donc ;-). Bonne lecture Valou ! Bises
Jussi, il est Juissif ! (jeu de mot à la Assad). Bref, je l’aime bien, cet auteur, ses personnages aussi et il n’y en a qu’un seul que je n’ai pas lu, “délivrance” je pense bien, avec la bouteille perdue… ok, je note le dernier et je vais noter aussi tes bons conseils de début d’année afin d’avoir un dossier à charge contre toi, ma défense lorsque je t’étranglerai un des ces quatres matins 😉
j’ai des doute sur ta capacité à m’étrangler (oups je casse le mythe de la Belette) 😉
C’est pas parce que je sors de prison et que je suis en conditionnelle que je n’oserai pas le faire ! 😀
Mon fil de fer relié à des poignées, et bardaf, t’es mouru ! 😉
Bush s’est bien étranglé tout seul comme un grand 😆 mais si je t’étranglais, qui me resterait-il à détester pour m’avoir poussé au vice livresque, hein ??
tu veux m’attaquer à coups de bretzel ?? Mais c’est une arme alsacienne ça, tu ne peux pas ! 😉
Mince… Je voulais éviter de t’attaquer à coup de couques de Dinant, parce qu’elles sont violentes, ces couques, mais puisque je ne puis te lancer des bretzel… tu subiras le supplice de la couque de Dinant.
Mon pauvre Yvan ! 😀
d’accord. Je n’ai pas la moindre idée de ce que c’est 😉
http://www.dinant.be/patrimoine/specialites/la-couque-de-dinant
à faire tremper longtemps dans la tasse de café sinon tu t’y casseras les dents 😉
ça fait peur ton truc 😉
Tu m’étonnes, Simone ! Si les dinantais avaient bombardés les boches avec ça en 14, ton ancien président n’aurait pas été blessé sur le pont de Dinant, la citadelle ne serait pas tombée et pour 40, les casques à pointes auraient déserté le pays fissa 😉
Allez, j’ai le dernier Adler-Irene et le dernier Chattam !
Adler-Irene… toi aussi t’as pris un truc sur la tête 😉
Oui, j’ai pété ma carte mère et les circuits sont en surchauffes, je pense trop à Sherlock…
Je suis en plein dedans, dans l’effet papillon ! et ça me donne envie de chanter, tiens…
♫ c’est l’effet papillon, ♪ petites choses, grandes conséquences ♫ ♪
Dans mes projets de lecture pour bientôt… L’année commence doucement…