Interview littéraire 2014 – Jacques-Olivier Bosco

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IMG_5312 (2) (Copier)Jacques-Olivier Bosco est un auteur passionné, j’ai pu le constater en le rencontrant durant le salon du polar de Mulhouse, Le festival sans nom 2014.

Ça tombe bien, il est passionnant à côtoyer ;-). Le genre d’auteur avec qui on pourrait échanger des heures. L’entretien ci-dessous en est la belle preuve.

Son dernier roman, Loupo, est un polar à ne pas rater, et prouve qu’il est une vraie et belle voix du genre.

Pour preuve de sa disponibilité (et de l’immédiateté dont il parle plus bas), il a pris la photo ci-dessus au moment où il répondait à mes questions. Si ce n’est pas de la cohérence dans le propos, ça ? 😉

Ma chronique de Loupo

Question rituelle pour démarrer mes entretiens, peux-tu te définir en trois mots, juste trois ?

Brouillon, pragmatique, imaginatif (ce n’est pas de moi).

Qui es-tu, Jacques-Olivier Bosco ?

Papa de deux filles, amoureux de ma femme, je travaille au service des Opérations Aériennes à l’aéroport de Nice Côte d’Azur. Quand les avions sont au sol, je m’en occupe. Quand ils volent, j’écris des polars.

Ton dernier roman, Loupo, est une vraie plongée dans la tête d’un mec pas trop recommandable au début…

Mise en page 1Ce qui me plait dans le polar, comme dans la Fantasy et dans la fiction romanesque en général, c’est le fait de s’échapper dans des mondes parallèles existants ou non. Plus ils sont éloignés de la réalité, plus l’immersion, en tant que lecteur, est profonde.

Dans le roman noir, d’imaginer un personnage armé, accompagné d’amis armés, et qui vit, que cela soit au sens relationnel ou simplement pratique, en utilisant ses armes, permet de créer cette distance fictionnelle qui nous détache de la réalité.

Dans notre société, il n’y a que trois types de personnes agissant de la sorte : les policiers, les militaires, et les gangsters. Ayant pris le parti (pas le plus simple) de mettre en scène des gangsters, il est évident, au départ, que ces personnages apparaissent comme antipathiques, sensément amoraux et violents. Il tirent (tuent), pour vivre, sur des innocents, ce sont des méchants. Mais, à mes yeux, ce sont mes personnages, auxquels je vais ensuite transmettre des réflexions, et faire exécuter et vivre des actions qui vont me permettre, à travers une trame, de faire passer les messages d’émotions et de valeurs, d’interagir en tant qu’auteur en direction du lecteur.

Le défi est d’autant plus intéressant que le personnage n’est pas recommandable. De plus, pour ce « format » Loupo, je voulais casser les codes de style, de récit, de scénarisation, et même sur les personnages, sans aller jusqu’à les rendre imbuvables comme le font si bien Carlotto et Evangelisti – j’aime trop les femmes (certains de leurs personnages sont des p… de misogynes).

Quelle a été ton idée première en écrivant ce polar assez atypique ?

J’ai « vraiment » voulu me mettre dans la tête de Loupo. Ce qui m’intéressait à travers l’histoire de ce jeune braqueur, c’était de décrire une trajectoire, exactement comme celle d’une balle sortant du canon d’une arme.

D’abord il y a la séparation des autres, la balle est quasiment éjectée du chargeur vers la culasse ; « dans la chambre » (la première scène et l’expression de l’être solitaire), ensuite il y a l’explosion, le bruit, la fureur et le feu, puis, la longue ligne droite en se brûlant les ailes sur les bords du canon, la sortie de la bouche et le contact à l’air libre, le fait de fuser, de transpercer le vide, et enfin le choc de l’impact.

C’est pour cela qu’il y a dès le début, cette phrase ; «AVANT QUE LA BALLE NE FRAPPE», phrase qui soit dit en passant a été travaillée afin d’avoir (à mes yeux) la musicalité et l’impact (encore une fois) de l’inéluctabilité du propos.

Ce qui frappe en premier en lisant Loupo, c’est la qualité et l’originalité de ton écriture. Comment as-tu travaillé ton phrasé pour ce polar ?

Justement le phrasé. Comme je l’ai dit, je voulais me mettre dans la tête de ce personnage, mettre le rythme, la « folie », l’immédiateté, qui caractérisent la jeunesse de Loupo tout en respectant les codes de la littérature qui me sont propres.

Pour comprendre, il s’agit de savoir que mes premiers chocs émotionnels littéraires ont eu lieu à la lecture de (je sais ce n’est pas très original) «  Demande à la poussière » de John Fante, et ensuite les livres de Richard Brautigan ou de Philippe Djian, puis Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, Andreev et Isadora, et tant d’autres. Bien avant, j’avais été transporté (mais différemment) par les lectures de Dumas, Jules Vernes, Leblanc, London (lui est dans les deux catégories), Conan Doyle (dont j’adore les livres historiques) et Walter Scott. Et je ne parle pas des Signes de Piste et des Six Compagnons que j’ai dévorés entre dix et quatorze ans.

Tout ça pour dire que mon approche de l’écriture, découlant de ces lectures, impliquait nécessairement un travail sur le style, mais pas seulement. La trame, le rythme, les dialogues et l’aventure, devaient aussi en faire partie. Et mon genre de roman noir, ce que j’appelle « l’héroïc polar », permet de travailler dans ce sens.

Pas d’écriture sans y mettre un ton, une atmosphère, du romanesque et même, de la poésie. Il ne peut s’agir, parfois, que d’une poignée de mots, sur un texte de plusieurs pages, mais c’est ce qui, au final, emporte la lecture.

Le récit est résolument moderne et pourtant tes personnages principaux ont le goût des truands à l’ancienne. C’est étonnant ce mélange des genres, non ?

Le mélange des genres provient de ma caractéristique propre dans le monde du polar. Lorsque je me suis intéressé à cet univers, j’ai dévoré toute une série de polar qui était à ma portée. Mon grand père maternelle avait une jolie bibliothèque de ces reliures noires et jaunes, que ça soit des OSS 117, des James Bond, mais aussi tous ces romans des années cinquante ; Giovanni (avec lequel j’ai entretenu une relation épistolaire basée sur l’écriture et a qui je dois beaucoup de par ses encouragements), Le Breton, Simonin, ADG, Jean Dorcino (deux livres, dont « Pas de dragées pour le baptême ») André Héléna, et bien sur Léo Mallet, San Antonio (ma mère en possédaient une bonne trentaine, ainsi que des SAS et, « Mon Dieu ! », des Brigades Mondaines), de la littérature populaire, je dirais « humaine ».

Ce que j’aimais dans ces romans (ceux du grand père), c’étaient les relations entre les personnages. D’abord, il s’agissait de truands la plupart du temps (par la suite, j’ai lu les romans de Thompson et David Goodis, où souvent les personnages basculaient de la vie « normale » au drame, ou aux emmerdes), et la finalité de leurs actions avaient souvent un rapport avec la trahison, l’amitié ou même la famille. Ensuite, j’ai vu les films, Classe tous risques, Un Flic, Le Samouraï, Le Clan des sicilien, Dernier domicile connu (tiré de Japrisot je crois), Deux hommes dans la ville, j’adore aussi L’homme de Rio et surtout Peur sur la ville ! (Culte)

Attaché au monde romanesque, ce qui me plait, c’est ce personnage idéaliste, isolé, blessé et torturé, qui avance dans un monde qu’il sait corrompu (et pourri) en s’accrochant à ses valeurs (aussi le personnage de Marlowe de Chandler et même ceux de Hammet*).

Comme peut-être je galère au niveau de l’imagination, j’essaie de m’intéresser aux êtres qui peuplent mes livres, et à leur évolution personnelle dans l’histoire. Tout comme chacun d’entre nous peut évoluer sur ses idées, ou même ses principes, à travers des expériences ou des rencontres. Il y a toujours une dignité, un côté Chevalier Blanc, chez eux, c’est vrai, mais bon, on ne se refait pas.

(On peut comparer cela au manque de valeur, d’éthique et même de dignité – d’une connerie pure comme de l’éther – de ce jeune conseiller du Président qui fait venir un cireur de chaussure au Palais de l’Elysée, pour s’occuper de ses 35 paires de chaussures. Ce qui est inquiétant, c’est l’âge du conseiller, l’avenir de la France, quoi !)

*« Les héros de Dashiell Hammet (et en particulier le personnage de détective) bien que baignant dans la désillusion, se distinguent par une sorte de maintien éthique » ; Bimensuel Mouvement, n°15/16, dossier «Le polar, entre critique sociale et désenchantement » 2001.

Tu me disais, lors du salon du polar de Mulhouse (Le festival sans Nom 2014), que ce roman peut autant être apprécié par les amateurs de polar que par la jeune génération. Peux-tu développer ?

Bien sûr, ma grande fille va avoir 22 ans, et moi même, j’ai été « percuté » par la lecture vers cet âge là, et même avant, étant « adolenfant ». Il y a une littérature adolescente, mais je pense qu’à partir de quinze/seize ans, on est assez mature pour aller lire des polars.

Cette littérature populaire, simple et sociétale, à partir du moment où l’on ne parle pas que de la Société mais que l’on s’attache aux personnages, c’est à dire aux jeunes eux-mêmes. Ma réflexion s’est faite sur l’effet inverse, j’ai écrit un livre mettant en scène des jeunes, en me mettant dans ma tête à cette époque-là (beaucoup de musique, des potes comme des frères, etc…), et j’ai eu des retours de lecture de ces même jeunes très enthousiastes, cela m’a touché, et je me suis dit, mince, si cela pouvait leur donner envie de lire !

Je crois que chacun d’entre nous qui lira Loupo retrouvera de sa jeunesse, de ses amitiés, de ses amours et de ses envies, mais c’est vrai que je me dis, ce livre plait aux gamins, pourvu qu’il leur soit accessible, c’est ça le problème, et j’essaie de me battre pour ça, le faire connaître à ces jeunes.

D’ailleurs, vous qui lisez cette interview, et qui avez lu ou aimé Loupo, transmettez le à vos gosses (pourvu qu’ils aient l’âge requis), au moins, qu’ils essaient. Je suis persuadé que cela leur apportera quelque chose au niveau culturel, et pourquoi pas, personnel et émotionnel.

Le roman est court, était-ce une volonté de départ ?

Le roman est court, et dernièrement, je lisais une interview de Simenon* qui disait faire des romans courts en parallèle aux tragédie grecque, qui se regardaient d’une traite. Il disait que l’idéal était que ses romans (écrits dans cet esprit) soient lus dans la soirée même.

Je suis très attaché à ce thème de la tragédie (qui sous-entend la vie représentée en théâtre, mais pas seulement) mais j’ai aussi écrit ce roman avec ce nombre de pages, à cause du style justement, du langage fait de prose et de phrases directes, il ne fallait pas que cela soit trop long pour ne pas lasser, d’une part, et aussi, pour revenir à cette trajectoire de balle.

L’histoire de Loupo se déroule sur quelques jours, et encore, j’ai rajouté des histoires dans l’histoire, mais la genèse peut se résumer en quelques mots. Qu’advient-il d’un gamin privé d’amour et de famille qui se sent enfin en vie, le jour où il se saisit d’une arme ? Il pensait que cela suffirait, mais, même avec une arme à la main, on ne le prend pas sérieux, on ne le « voit pas ». Il se devait de montrer qu’il pouvait tirer. Le jour où il l’a fait, il a compris son erreur. Cette arme, qui devait l’aider à vivre, allait le tuer.

*Temps Noir 2/ Entretien avec Jean Claude Zylberstein

Le cramé va ressortir en poche, quelques mots à ce sujet ?

Le Cramé, c’est le héros à la sauce Bosco dans toute sa splendeur. Âgé d’une bonne trentaine, bruns, les yeux noirs, le visage à demi balafré, c’est le chef d’une bande de « bandits » d’aujourd’hui. Ils braquent des banques, attaquent des bijouteries et sont pourchassés par l’Antigang.

Je l’ai écrit sur un rythme assez hallucinant (et je pourrais citer la musique que j’écoutais), un vrai roman d’action, bourré de péripéties et de rebondissements, un mélange de tout ce que j’aime.

Son meilleur ami s’appelle Lino et il est Corse ! Et sa chérie conduit des bécanes avec une mitraillette dans le dos, sauf que le Cramé (notre héros) à promis à une jeune infirmière de retrouver son fils de 7 ans qui a disparu depuis trois jours. Et il va tenir sa promesse, en prenant la place d’un flic fraîchement muté dans un commissariat de Saint Denis, et en menant son équipe d’inspecteurs derrière lui, avec ses méthodes.

Et je peux vous dire que quand le Cramé interroge, ou s’occupe d’un gang de pédophiles (même s’ils n’y sont pour rien), cela dégage, mais, même les flics vont finir par l’aimer, à cause, on y revient, de ses valeurs !

J’en profite, au passage, pour parler de ce qu’il se passe dans les cités, au niveau de l’humain, en exagérant un peu (beaucoup) le propos, mais c’est le principe du théâtre grecque, et aussi artistique, mettre un nez rouge pour faire croire qu’on est gentil, ou bien faire ressortir une rose sur un tas d’ordure, pour montrer que la beauté existe, quelque part. Pour ma part, je mets en avant l’humanité, la bonté et le respect de l’autre.

A mon avis, Pocket a été inspiré de le ressortir en mai, c’est le livre parfait pour les vacances, quant on l’ouvre, on est happé, et à chaque fois, on replonge dedans, à cause des personnages, des dialogues, et, encore, des rebondissements qui ne s’arrêtent jamais (à la fin, il y a même une bande d’hallucinés, de méchants comme on n’en voit que dans les James Bond !)

Quels sont tes projets dans un avenir proche ?

Mes projets ? Écrire, encore et encore, lire, écouter de la musique. Faire un roman intègre, finalisé, c’est beaucoup de travail, et il y a beaucoup de « chute », il faut donc du temps. J’ai encore plein de choses à raconter, notamment sur les rapports entre générations, entre un vieux truand sur la fin de sa vie et des gosses de cité et leurs grandes sœurs. Le genre de truc qui m’inspire.

« Le désenchantement qui nous nargue, mais avec, dans le cœur, une furieuse envie d’essayer quand même. »

Ce blog est fait de mots et de sons. La musique tient une vraie place dans ton roman. Quelle part prend-elle dans ton processus créatif ?

C’est vrai, d’ailleurs, ce blog est excellent parce qu’il véhicule vraiment la culture dans son sens large et contemporain, à travers les livres et la musique, et je te remercie, en tant que simple «  visiteur » pour le travail (impressionnant) que tu fournis, pour que, vive la culture !

J’adore écouter de la musique, c’est peu de le dire, je passe parfois des nuits, des matinées entières à me passer des morceaux, je dois avoir, je sais pas, 500 CD, cela va de Placebo à The Strypes (dont je t’ai parlé), Archive, Cocteau Twins, The Cure, Motörhead, AC/DC (ouah), les remix de Depeche Mode, Kavinsky, NTM ou Assassin, en passant par Poèmes Rock de Couture, ou Mechanical Animals, des musiques de film ( « Rue Barbare » tirée de Goodis d’ailleurs), Furyo, 37.2 le matin, Léone, Shaft, ou bien Quantum of Solace qui m’a inspiré pour l’écriture d’une scène de poursuite en voiture pour le Cramé, et des tas d’autres, sans parler de la musique de mes potes rockeurs Niçois.

Je me sers de la musique pour « imaginer » dans le sens propre du terme, je vois les scènes, les actions, la lumière et les sons.

On dit souvent : c’est une écriture cinématographique, blablabla, moi je dis, arrêtez les conneries, tu m’étonnes !! Bien sur que tous les romans que vous lirez, et polars en sus, auront ce style « cinématographique ». Tous les auteurs, et les lecteurs, ont cette double, et même triple culture : Cinéma, Musique et Littérature. C’est générationnel et ça le sera de plus en plus, tant que ne meure pas la littérature, tant qu’on continuera à faire gaffe, ne pas raconter simplement des histoires ; sujet, verbe, complément, un adjectif de temps à autres, mettre des verbes d’actions, tout ce qu’on entend dans les ateliers d’écriture. Quoique, en même temps, tant de bons livres ont déjà été écrit, il suffit juste de ne pas les laisser disparaître, et de les faire connaître, comme tu le fais, Yvan :-)) Merci.

Tu as le choix entre nous donner le mot de la fin ou ton dessert préféré…

Mille-feuilles*, Mille-bonnes-feuilles, même.

*C’est vraiment vrai, j’adore ça.



Catégories :Interviews littéraires

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27 réponses

  1. Rhâââ^^â, encore un interview qui donne envie d’aller braquer la FN** pour obtenir le livre ! 😆 (messieurs de la FN**, ceci est de l’humour, n’appelez pas les flics, merci).

    Ce monsieur était déjà sur ma wishlist (ses romans, pas lui en personne, je ne voudrais pas avoir des ennuis avec sa madame !) et je pense que c’était la chronique de Pierre (Black Novel). Bref, je compte l’acheter et le lire !

    Merci, Yvan, pour ce super interview et merci à monsieur Bosco pour les réponses très instructives qu’il t’a donné ! 😉

  2. Encore une fois une très belle interview, et en plus d’un auteur que j’apprécie tout particulièrement !! Jigal a quand même le chic pour dénicher des auteurs originaux et talentueux, la preuve. Loupo est sans doute l’un des meilleurs romans que j’ai lu ces derniers mois ! Je ne peux , tout comme toi, qu’en recommander la lecture passionnante ! amitiés 🙂

  3. Très chouette interview, qui colle vraiment à la personnalité de l’auteur que nous avons rencontré à Mulhouse. Enthousiaste, passionné et passionnant ! Quand à Loupo… un très très bon souvenir de lecture !

  4. Un coucou à mon poto Bosco. Un livre poétique, avec de l’action, des sentiments, de la noirceur… tout ce que j’aime. Le nouveau roman noir est en marche 😉

    • Merci Eric Maravélias pour ce message !
      Avec des auteurs comme Bosco et Maravélias, le nouveau roman noir n’est pas seulement en marche, il court et il vole 😉
      Sincèrement, deux auteurs à ne pas rater.

  5. Connaissant Yvan, ta voix ne va tarder à parler sur ce site ( enfin j’espère), j’attends ( et je crois ne pas être le seul) avec impatience tes mots, et plus, pour parler de ton superbe livre. En tout cas encore merci à Domi et Yvan pour leur travail de lecture et d’écoute; d’analyse et de compréhension qui fait que nous, les auteurs, ayons envie de continuer à écrire, en faisant toujours mieux, sachant que quelque part, des lecteurs avisés prendront la peine de décrypter nos angoisses et nos rêves pour le monde à travers leurs propres émotions.
    job

    • c’est super gentil comme message, JOB 😉
      Je tiens juste à préciser que Domi et moi n’analysons pas, nous ne sommes pas critiques littéraires. Nous faisons parler nos émotions 😉
      Quant à l’interview de Eric Maravélias, oui oui elle arrive très bientôt, fin de semaine ! (Eric a battu le record du monde de rapidité pour répondre. A peine envoyé, déjà répondu, c’est un magicien ;-))

  6. Ha oui, je parlais d’Eric, oui, merci Eric. Sinon, je crois que je me suis un peu emporté sur le lyrisme, là ?? 🙂
    job

  7. Des émotions of course, et à choisir entre une « bonne » critique et un retour d’émotion ( bon ou mauvais, Dieu merci les goûts et les caractères sont vastes), pour moi y’a pas d’hésitation. Bon, j’ai viré la page Nice Matin sur mon mur Safari du Mac pour avoir (des) Emotions en permanence sous les yeux 😉
    job

  8. Ouais, les émotions, c’est ça que je kiffe aussi. En plus, je voulais dire un mot sur FB à propos des blogueurs qui s’interessent à la « littérature » et je peux le mettre ici aussi. Pour ceux que j’ai pu rencontrer, ils assurent, ont un réseau étendu et leurs retours de lecture sont loins d’être moins bons que ceux des critiques officiels. En plus, on peut échanger ou commenter entre lecteurs et auteurs, comme ici, apparemment. J’ai aperçu Françoise et Ian, plus haut 😉
    Donc, longue vie aux blogs et au passionnés qui les font vivre.
    Merci à GRUZNAMUR
    Lisez mes potos BOSCO, GUILLAUME, MANOOK… ce sont des gens vrais et leur écriture l’est aussi.
    Bye.

  9. Laurent Guillaume, tu m’étonnes, j’adore, j’avais lu Mako à sa sortie, un premier roman brut de décoffrage, osé et bonnard, ouais, bonnard 😉
    job

  10. Très bel entretien et en plus le monsieur a des gouts musicaux excellents 🙂

  11. Comme Jacques Olivier Bosco, je pense qu’il faut relire les Six Compagnons de Paul-Jacques Bonzon. Un site lui est même consacré:
    http://paul-jacques-bonzon.fr/

  12. Ce superbe site m’a fait chaud au coeur, ce sacré Kafi. Que d’aventures vécues sur le sol moquetté de la petite bibliothèque de Narbonne ou je passais mes mercredi aprés-midi. Merci Corso

Rétroliens

  1. Loupo – Jacques-Olivier Bosco | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  2. Récapitulatif des interviews 2014 | EmOtionS – Blog littéraire et musical

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