Interview – 1 livre en 5 questions : La fureur des mal-aimés – Elsa Roch

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son œuvre

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger

ELSA ROCH

Titre : La fureur des mal-aimés

Editeur : Calmann-Lévy

Sortie : 12 mai 2021

C’est une histoire que tu as en toi depuis longtemps…

Comme tous mes romans, oui. Je ne peux envisager de me lancer dans un nouveau challenge d’écriture sans avoir mûrement mûri mon projet, mes envies. Il me faut être emportée à 100%, d’autant plus que je sais désormais que je vais vivre avec chaque histoire et chacun des personnages le reste de ma vie ! Je ne suis pas prête à faire ce voyage qu’est l’écriture sans la passion chevillée au corps.

Tu nous proposes une nouvelle fois des jeunes personnages brisés et très touchants…

Tu sais, je n’écris qu’autour des failles de l’être humain. C’est cela qui m’attire, qui m’émeut, qui me donne envie de me battre, si jamais la littérature a un quelconque pouvoir dans le monde réel…

Et si, par bonheur, mes personnages parviennent à toucher les lecteurs, alors je me dis que j’ai un peu réussi le job.

Ton personnage récurrent, le commissaire Marsac, en arrive à un stade où il ne supporte plus tous les crimes en « ide »…

Oui, parce qu’il est confronté depuis très longtemps à la noirceur, et que celle-ci revêt parfois, souvent, le caractère de l’innommable, celui des drames qui se jouent à huis clos au sein même de certaines familles qui ne sont alors plus les cocons qu’elles devraient être.

Lorsque le Mal est partout, que les repères s’effritent, que les gens aimés meurent de la maltraitance, sous toutes ses formes, de ceux supposés les protéger, alors enfle, chez n’importe quel humain normalement constitué, une grande fatigue…

Ton récit se déroule en alternance sur deux époques. Comment as-tu travaillé ton texte ?

J’avais dès le départ une idée précise de la construction de ce roman, et je voulais cette alternance temporelle, qui donnait du rythme, envie de tourner les pages. J’ai commencé par écrire les chapitres qui parlent d’Alex, car, dans ma tête, tout est parti de lui. Il s’est imposé à moi, je l’ai vu, il m’a fait signe, et je l’ai suivi dans son histoire.

Une fois le gros de ce travail effectué, je me suis penchée sur l’autre partie, avec Marsac, jusqu’au moment où les deux histoires se rejoignent. J’ai alors pu reprendre l’ensemble, d’un seul jet, et le retravailler.

C’est un roman noir. Mais encore une fois, tu as apporté un soin particulier sur les émotions, via tes personnages et via ton écriture…

Tous les romans jouent sur l’émotion. Et j’aime terriblement les personnages que j’invente, alors j’essaye seulement de transmettre ça. Avec le seul outil en ma possession : mon amour de l’écriture, et des mots.



Catégories :Interviews littéraires

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2 réponses

  1. Quelle douceur se dégage de ces réponses !

  2. Elsa cultive l’amour des mots et l’amour des autres. Miss Butterfly m’a littéralement conquise. Tant de beauté dans la noirceur. Il faut du talent pour écrire de telles choses. Et quelle plume poétique ❤️
    Merci à vous deux pour ce bel échange. 🙏😘

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