Le dernier message – Nicolas Beuglet

Dernier message en date, mais certainement pas dernière lecture d’un écrivain devenu incontournable et qui surprend à chaque fois par le choix de ses thématiques incroyables (mais vraies).

Stupéfiant

Le roman commence comme un thriller « standard », sur l’île d’Iona en Écosse, avec un meurtre étrange dans un monastère. Dit comme ça, on a l’impression d’une intrigue lue et relue.

Mais ce serait mal connaître Nicolas Beuglet, capable de mêler comme personne thriller d’action et profondeur du propos. Et, croyez-moi, ce livre va vous stupéfier.

L’auteur pose ses pions, au travers d’un récit impossible à anticiper, le lecteur se retrouvant en plein brouillard. Mais il le tient par la main, ne se disperse pas, avance avec lui dans l’obscurité.

Assez peu de personnages, et uniquement de nouvelles têtes. Pas de Sarah Geringën, l’héroïne de ses trois précédents romans. Quel plaisir de découvrir ces nouveaux protagonistes, avec encore des femmes fortes de leurs failles, avec du caractère et des valeurs, des doutes et de la volonté. L’inspectrice écossaise Grace Campbell vaut largement la place laissée par Sarah (et elle n’est pas la seule…).

Divertissement follement réfléchi

Pas facile de se renouveler, tout en gardant son ADN, sa vision des choses, sa patte. Avec Le dernier message, l’objectif est pleinement atteint. Tout au long de ces 400 pages, et après la dernière page tournée, j’en suis venu à penser que c’est le roman le plus maîtrisé de l’auteur.

Complot, son deuxième livre, avait été pour moi une révélation, par son thème d’une richesse, d’une dimension et d’une puissance inédites. Je peux utiliser les mêmes mots pour cette nouvelle histoire.

Les romans de Beuglet vont à mille à l’heure, sans temps morts. Des thrillers ébouriffants, au rythme endiablé. Mais ils sont tellement plus que ça !

La somme de recherches pour développer ses idées ahurissantes (mais toujours crédibles) ne peut qu’impressionner. Parce que tout est minutieusement travaillé, les concepts les plus fous sont tous basés sur des investigations et des arguments pointus. C’est l’énorme valeur ajoutée de son univers. Et le mot « message(s) » du titre n’est pas un vain mot.

Vertige

Cette intrigue est à la fois intemporelle et totalement ancrée dans notre temps. Il serait criminel d’en dire un mot de plus. Parce que résumer en quelques mots la richesse du propos et dévoiler de telles surprises ne pourrait que gâcher l’énorme plaisir de lecture qui vous attend.

Quand le divertissement vous pousse à la réflexion, pendant la lecture et longtemps après le point final… L’auteur pousse loin les théories et ses spéculations très étayées. Le champ des analyses donne le vertige et on se sent véritablement enrichi.

Ce roman me fait penser à ceux de l’américain Glenn Cooper, des romans diablement distrayants mais follement ambitieux. L’écrivain français n’a rien à lui envier, tant il contrôle cet équilibre précaire à la perfection.

Cette invitation sur les terres écossaises (mais pas que), n’est à rater sous aucun prétexte. Vous voilà prévenus, Le dernier message qui vous est adressé risque fort de changer votre vision du monde. Une aventure réjouissante, inédite et surprenante, menée par un Nicolas Beuglet dont le talent et l’intelligence ne peuvent vous laisser de marbre.

Yvan Fauth

Date de sortie : 17 septembre 2020

Éditeur : XO

Genre : Thriller

4° de couverture

Voulez-vous vraiment connaître la vérité ?
Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d’angoisse et de folie…

Île d’Iona, à l’ouest de l’Ecosse. des plaines d’herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du  » Chemin des morts « , la silhouette grise du monastère.

Derrière ces murs suppliciés par le vent, un pensionnaire vient d’être retrouvé assassiné. Son corps mutilé de la plus étrange des façons. C’est l’inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l’enquête. Après un an de mise à l’écart, elle joue sa carrière, elle le sait.

Sous une pluie battante, Grace pousse la lourde porte du monastère. Elle affronte les regards fuyants des cinq moines présents. De la victime, ils ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu’il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Un cabinet constellé de formules savantes…

Que cherchait Anton ? Pourquoi l’avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu’elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d’une des énigmes les plus vertigineuses de l’humanité repose tout entière sur ses épaules…



Catégories :Littérature

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11 réponses

  1. Commencé hier 😉
    Il faut se laisser le temps d’entrer dans le roman. Comme tu le dis très bien, ça commence de façon assez classique et j’ai eu besoin de 100 pages, mais 100 pages nécessaires, pour être totalement immergée ! S’il est aussi abouti que Complot, je vais me régaler ❤️

  2. Que dire Yvan après une telle chronique ? J’avais repéré le talent de Nicolas dans « le cri » , talent confirmé par les deux autres opus. Effectivement, il va compter désormais dans le top des auteurs qui dépotent. Merci à toi 🙏😘

  3. J’ai noté cet auteur mais ne l’ai pas encore lu ! ça ne devrait pas tarder vu ton enthousiasme il a tout pour me plaire.

  4. Après un tel commentaire, on ne peut qu’ être tenté de le lire rapidement

  5. Ton avis me donne envie de l’acheter

  6. J’ai vu que l’auteur avait sorti un nouveau livre. Je venais d’en acheter trois chez cultura. 🤭
    Ce n’est que partie remise. Ayant lu, le cri, l’île au diable, pas le complot, je sais qu’avec cet auteur pas de tromperie du choix. Merci pour ton avis. Cela me confirme dans mon envie d’achat 😀

  7. Comment ça, l’auteur tient le lecteur par la main ?? Et la distanciation sociale, nom de Zeus ??? 😆

    Pas encore lu le dernier message, pas encore lu l’île du diable non plus, oui, je sais, j’ai du retard, mais comme je dis toujours « vaut mieux là qu’ailleurs » 😉

    Allez, encore un roman à ne pas oublier de lire 🙂

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