La promesse – Tony Cavanaugh

Est-il possible d’encore écrire un thriller enthousiasmant basé sur une classique histoire de tueur en série ? Avec son roman La promesse, Tony Cavanaugh balaye cette question du revers de son talent.

Premier roman, première grande réussite

Addictif, enthousiasmant, formidablement mené et écrit avec une verve assez jubilatoire, l’écrivain australien marque son territoire.

C’est une étrange idée qu’a eu son éditeur Sonatine de publier initialement en 2017 son quatrième roman mettant en scène ce personnage récurrent de flic qu’est Darian Richards, pour sortir ensuite en 2018 le tout premier roman de la série. En tout cas, étonnamment, il n’est pas gênant de lire celui-ci après L’affaire Isobel Vine, et c’est tant mieux.

Un serial killer donc, qui s’en prend à des jeunes filles. Certaines scènes sont difficiles, mais contrebalancées par l’emballant traitement de l’intrigue. Un auteur qui a trouvé son univers dès son premier livre.

Tout y est !

Des personnages étonnants, dont cet ex-flic au caractère trempé et qui ne s’encombre pas du respect des règles et des lois. On le compare au Harry Bosch de Michael Connelly, ce n’est pas faux mais il est bien plus « hors des clous » que son homologue américain.

L’attrait de l’intrigue repose beaucoup sur ses épaules, mais pas seulement. Ce serait faire injure aux épatants personnages secondaires et au tueur qui a, lui-aussi, droit à la parole à travers la plume de l’écrivain.

Et quelle écriture ! Rythmée, pleine d’éloquence, directe et inspirée. Parfaite pour donner vie à un thriller tel que celui-ci et le sortir de flot continuel de romans du genre.

L’environnement y est également pour beaucoup. L’Australie, terre étonnante, pays de contrastes.

Course(s)-poursuite(s)

Ce récit est l’histoire d’une traque (ou de plusieurs). Celles du tueur chassant ses proies, et celle de cette enquêteur (hors de l’enquête officielle) qui le piste. Je ne suis habituellement pas très fan des courses-poursuites, mais certains chapitres sont des modèles du genre, à s’en cramponner aux pages. Et l’intrigue est particulièrement variée.

A coups de chapitres courts et prenant, entre surprises liées aux méthodes de Richards et alacrité et vésanie du tueur, Cavanaugh construit une histoire épatante du début à la fin (excellent final !).

Malgré une thématique usitée, pour moi La promesse est un must pour tous les amateurs de thrillers qui sont sensibles au rythme et à une écriture vive. Tony Cavanaugh a le sens de l’intrigue autant que celui de la réplique, entre cynisme et émotions. Je le suivrai à l’avenir, j’en fait le serment.

Sortie : 12 avril 2018

Éditeur : Sonatine

Genre : Thriller

Traduction : Paul Benita

Ce que j’ai particulièrement aimé :

Le sens du rythme

La capacité à emballer le lecteur avec une thématique pourtant tellement connue

L’écriture, épatante

Les personnages, formidables

4° de couverture

Ex-flic des homicides à Melbourne, Darian Richards a laissé derrière lui un cortège de vies anéanties, de familles en deuil, de réponses impossibles à donner. Épuisé par cette litanie de souffrances, il a pris une retraite solitaire dans le Queensland, loin des villes et de leurs turpitudes. Mais les démons sont partout. Et dans la région, depuis quelques mois, des adolescentes disparaissent sans laisser de traces. La police locale parle de fugues. C’est en général ce qu’on dit quand on ne retrouve pas les corps, Darian le sait, mais il ne veut plus s’en mêler.
Ce n’est plus son histoire. Et pourtant… malgré la promesse qu’il s’est faite de se tenir éloigné des tragédies, l’idée de laisser toutes ces familles sans réponses le hante. Aussi décide-t-il de prendre les choses en main. Mais à sa façon cette fois, sans s’encombrer du protocole. Il est loin d’imaginer ce qui l’attend.



Catégories :Littérature

Tags:, , ,

18 réponses

  1. Bon si t’en fais le serment…😉 je note, merci Yvan!!

  2. Je pense pouvoir faire une promesse, celle de découvrir cet auteur, un de ces jours….;)
    Convaincue par tes 4 points de préférence…

  3. Hop dans ma wish-list …. c’est tout à fait le genre de romans qui devrait me plaire ça !

  4. Un billet alléchant qui donne envie de lire le roman, même si, comme tu le mentionnes, peut-on encore avoir des palpitations avec un xème livre sur un tueur en série ? Dans mon cas j’adore les histoires qui se passe en Australie, ainsi que les chapitres courts et les écritures enlevée. Il est parfait pour moi, reste plus qu’à le trouver 😉

Rétroliens

  1. Catalogue 2019 des éditions Sonatine – Le programme – EmOtionS – Blog littéraire
  2. Regards croisés sur mon Top 30 des romans lus en 2018 – De la 10ème à la 6ème place – EmOtionS – Blog littéraire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :