Ernest Mag – Interview de David Medioni, fondateur et rédacteur en chef

David Medioni est un passionné. De littérature et d’échanges. Pas étonnant qu’il ait décidé de se lancer dans l’aventure d’un magazine littéraire en ligne. Et pas n’importe lequel ! Ernest a sa propre personnalité, bien loin des revues formatées. Voici son interview pour vous présenter ce magazine (et il offre un joli cadeau aux lecteurs de ce blog qui souhaiteraient s’abonner). 

Pourquoi cette envie de se lancer dans un magazine littéraire numérique ?

Cette envie est due à mon parcours. Je suis journaliste depuis 15 ans, j’ai travaillé pour différents journaux – papier ou numérique – et en parallèle de cela, depuis que j’ai eu mon bac (il y a bien trop longtemps maintenant 😉 ), je travaille pour une librairie (La Griffe Noire). J’y ai été vendeur, puis responsable du site internet et animateurs de débats.

Cette volonté de croiser le regard journalistique et la passion des libraires était une réelle façon d’imaginer un média d’un genre nouveau pour parler de livres. Une sorte de synthèse entre l’aspect très passionné et passionnant des blogs et l’approche trop journalistique parfois des revues littéraires classiques.

Enfin, Ernest, c’est l’envie de donner ou redonner envie de lire aux gens. C’est une révolte positive pour mettre en avant les libraires. Car, au fond, ce sont eux qui sont les combattants du livre. C’est aussi pour cela que dans son rôle de média, Ernest vient de lancer le manifeste de la lecture responsable. Pour que chacun s’engage à acheter ses livres en librairie.

Peux-tu nous présenter l’équipe ?

L’équipe est éclectique.

Il y a des journalistes professionnels : Alain Louyot (prix Albert Londres 1985 – ancien rédacteur en chef de l’Express), Thomas Hervé (journaliste à Télématin), Pierre-Louis Basse (journaliste et écrivain) Michèle Aulagnon (journaliste indépendante), Laurent-David Samama (journaliste indépendant), Frédéric Pennel (journaliste indépendant).

Il y a aussi des auteurs : Virginie Bégaudeau, Rose-Mary Cerdeira D’Oros, Robin Walter qui est auteur de BD et qui réalise pour nous une BD originale.

Il y a des libraires, évidemment. En plus de ceux qui viennent dans l’émission de radio « La Ripaille Littéraire », il y a Alexandre Bord de la Librairie de Paris qui fait une chronique poésie chaque semaine. Typique du ton d’Ernest – du fond mais sans se prendre au sérieux. Et Sonia Petit qui nous raconte les coulisses de la vie de libraire.

Enfin, il y a aussi des éditeurs : Laurence Van Gysel, spécialiste de la jeunesse et Davy Athuil spécialiste de l’imaginaire et de la SF.

Toutes ces compétences permettent de décloisonner tous les genres littéraires. C’est aussi cela notre volonté.

Que proposez-vous de différent de ce qui existe déjà, quelle est votre « philosophie », votre ton ?

Notre philosophie est assez simple : montrer que le livre et les livres sont une matière joyeuse. Par ailleurs, comme je le disais, notre idée est de mixer les regards et les approches. De faire de la fiction un objet de journalisme. Nous avons deux devises : « lire est une fête » et « la vérité est dans les romans ».
Par ailleurs, nous avions envie de montrer que toutes les littératures avaient de l’intérêt pour peu que l’on sache en parler. Tout cela pour décloisonner.

Que trouve-t-on dans le détail sur Ernest ?

Le site Ernest est un magazine littéraire en ligne. Il est découpé comme une fête. L’Apéro tout dabord. Cest gratuit, Ernest régale. Vous y trouverez des chroniques courtes et brèves, des coups de coeurs de nos lecteurs, un édito, une citation inspirante et un calendrier d’énements autour du livre et surtout une rubrique que nous adorons, les chroniques des Ernestiens et Ernestiennes, nos lecteurs.

Ensuite, nous entrons dans la partie « abonné ». Comme dans une fête Ernest a des invités : Thomas Hervé, Didier Porte, Pierre-Louis Basse, Robin Walter et Sonia Petit qui chaque mois parlent de livres, chacun avec leur style.
Dans une fête, dans le troisième temps, on discute. Dans ce temps de lecture « Discute », Ernest démontre dans l’Apostrophe que tout le monde peut parler de livres. Même ceux qui n’en écrivent pas, que les auteurs de premier roman gagnent à être connus et vous livre ses coups de foudre.

Le quatrième temps de la fête, cest souvent la Ripaille. Dans ce temps de lecture, vous retrouvez la Ripaille Littéraire, notre émission de radio avec deux libraires, et des enquêtes journalistiques en tout genre.

Enfin sur le dancefloor de la partie « Danse », il y a le cahier critique dErnest.

Ernest, c’est aussi une box littéraire. En adhérant à l’Ernest Box, vous pouvez recevoir deux livres surprises chez vous tous les trimestres. Livres sélectionnés par la rédaction et des libraires indépendants. Des livres grands formats, de littérature générale ou noire. Il y a aussi une offre pour les enfants.

Enfin, Ernest c’est un club. Le club Ernest c’est un lieu de rencontres entre passionnés de littérature et d’écriture. Ce club qui sera lancé au premier semestre 2018, démontrera que lire est un art de vivre.

Vous ciblez quels lecteurs ?

Notre idée de départ est simple : tous les lecteurs qu’ils lisent un livre par an ou plus de 15 doivent trouver des choses interpellantes pour eux sur Ernest. C’est aussi pour cela que nous mélangeons les genres littéraires, les auteurs et les personnalités qui viennent raconter leur rapport aux livres. Tout le monde a un rapport au livre et tout le monde peut en parler.

Comment fonctionne le système dabonnement ?

C’est très simple, il y a une offre liberté, sans engagement, qui est un abonnement mensuel à 5,90 euros par mois. Et une offre annuelle à 55 euros l’année.

Nous avons réservé une offre spéciale aux lecteurs du blog EmOtionS. Avec le code promo « happyemotions », leur premier mois de lecture dans l’offre liberté est offert !

Il y a aussi des offres d’abonnements aux Box littéraires qui sont achetés à des libraires indépendants et sont un moyen de les soutenir. Un cadeau idéal pour Noël.

Comment vois-tu lavenir du livre à court et moyen terme ? Passe-t-il obligatoirement par le numérique et pouvez-vous jouer votre rôle en tant que média défricheur ?

Je suis persuadé que le livre en tant qu’objet ne disparaîtra pas. La France, grâce à son réseau de librairies, et ses lecteurs passionnés est un pays de littérature et de lecture. Si les liseuses avaient du tout emporter sur leur passage, cela serait déjà le cas. Je crois réellement à une complémentarité des supports. Et aussi surtout, je suis un militant du livre dans le sens où lire un livre dans notre monde frénétique qui va toujours plus vite est un acte de réappropriation de soi. C’est quasi un acte de médiation. La méditation de demain en somme !

Enfin, Ernest jouera son rôle. Nous sommes le premier pure-player journalistique dédié à la littérature. Ernest est un média numérique qui défend le livre et les librairies.

Lien vers le site Ernest



Catégories :Interviews littéraires

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3 réponses

  1. David est un mec en or !
    Et c’est un beau magazine qu’il nous offre.
    ça vaut le coup de s’abonner, le panel des rubriques est impressionnant.
    Et puis ils utilisent tous les supports pour défendre le livre. La chroniques écrites, la vidéo, la radiophonie. C’est souvent drôle et impertinent.

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