Les coups de cœur de 44 écrivains : leurs bonnes idées de lecture – Partie 2/2

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Chaque livre est un chemin unique à suivre. Qui donne sur un univers, des émotions qu’aucune autre expérience ne peut faire ressentir.

En cette fin d’année 2022, dans un monde changeant, j’ai eu envie que les lecteurs pensent à ouvrir ces portes, à offrir des livres pour les fêtes, ou se les offrir, plutôt que de dépenser leur argent pour des présents plus futiles.

Mais encore faut-il avoir de bonnes idées. Alors, qui mieux que des auteurs pour parler d’autres auteurs, et de leurs livres ?

Voici les conseils avisés de 44 écrivains qui vous recommandent avec passion des livres qui ont été marquants pour eux. Livres récents ou plus anciens, classiques ou non, grands formats ou poches, il y en a pour tous les goûts.

Les choix sont présentés en deux articles : voici le second et 22 autres auteurs.

Le lien vers le premier article et les 21 autres avis

Vous trouverez à chaque fois, pour rappel, le titre du dernier roman de l’auteur contributeur, avec le lien vers ma chronique (quand je l’ai lu).

Si vous ne trouvez pas votre bonheur dans une telle liste et avec de tels conseils, c’est que vous n’avez tout simplement : ni envie de lire ni de faire plaisir autour de vous 🙂

Conseil de CEDRIC SIRE

Claire Favan – De nulle part (HarperCollins)

Dans la liste des cadeaux ? N’oubliez pas de glisser « De nulle part », le tout dernier thriller de Claire Favan, qui cette fois aborde le double thème de la gémellité et des inégalités sociales.

Vous tournerez avidement les pages tant l’écriture est fluide et les surprises pleuvent jusqu’à dernière ligne. Mon conseil, cela dit : ne lisez surtout pas le résumé sur la quatrième de couverture, plongez à l’aveugle, votre plaisir sera total.

4ème de couverture :

Chatou. Fin des années  1990. Deux nouveau-nés sont trouvés et confiés à l’Assistance publique. Des jumeaux que l’existence va vite se charger de séparer.
Trappes. 2020. Ballotté de foyers sordides en familles d’accueil, Antoine, dit «  Tony  », s’est construit tant bien que mal avec l’idée que la vie est un combat. Il lutte pour mener de front études de droit et petits boulots, et qui sait  : dépasser sa condition. 
Alors que tout ce qu’il réussit à faire est d’accumuler les dettes, se présente un beau jour à sa porte un certain Raphaël. Raf, c’est son frère, sa copie conforme et son exact contraire, un héritier qui a les codes et la confiance qui va avec. Raf a un plan qui peut changer le destin de son frère. Passé la surprise de la première rencontre, Tony hésite à qualifier la visite de providentielle. Car il n’oublie pas  : l’échec est inscrit en lui depuis son premier cri. Mais il reste l’espoir. Cet espoir qui engendre le supplice.

Le dernier roman de Cédric Sire : La saignée

Conseil de GILLES VINCENT

Vincent Maillard – L’os de Lebowski (Points)

Un roman noir ingénieux, intrigant, drôle, corrosif et surprenant jusqu’à la dernière page. Un personnage principal (paysagiste-jardinier en galère), un peu écolo, un peu moqueur, un peu abimé, sans doute trop curieux.

Lebowski, son chien, un personnage à longs poils qu’on n’est pas près d’oublier. Bref, un excellent moment de lecture.

4ème de couverture :

Jim Carlos aime bien son nouveau job de jardinier. Toujours accompagné de Lebowski, un chien pataud et affectueux, il travaille à la création d’un potager dans la propriété d’Arnaud et Laure Loubet, aux Prés Poleux. Dans la famille Loubet, tout est parfait et harmonieux. Un peu trop parfait et harmonieux. Entre le couple de bourgeois et Jim, une singulière relation se tisse au bord de la piscine où on le convie parfois. Ces moments étranges, Jim les consigne dans des cahiers. Puis un jour, Jim se volatilise…

Le dernier roman de Gilles Vincent : Usual victims

Conseil de CHRYSTEL DUCHAMP

Maud Mayeras – Les monstres (Pocket)

Dans « Les Monstres », Maud Mayeras nous entraîne dans un terrier où la crasse cohabite avec la peur. L’ambiance est lourde, pesante, inquiétante. L’écriture crue, directe, sert une construction narrative dynamique et originale. Le récit se ferme sur un final explosif, teinté d’une morale pessimiste qui invite à réfléchir.

« Les Monstres » : un voyage au plus profond d’un terrier et de l’âme humaine. Une expérience nihiliste inoubliable.

4ème de couverture :

Ils vivent dans un  » terrier « . Les enfants, la mère. Protégés de la lumière du jour qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qu’ils partagent et grâce à Aleph, qui les ravitaille, les éduque et les prépare patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que, dehors, il y a des humains. Parce que eux sont des monstres. Et tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance.
Mais un jour Aleph ne revient pas, et les humains prédateurs cognent à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire face, et affronter cette terrifiante inconnue: la liberté.

Le dernier roman de Chrystel Duchamp : Délivre-nous du mal

Conseil de MO MALO

Philip K. Dick – UBIK (J’ai lu – nouvelle traduction 2022)

Ça n’a rien d’une sortie récente – il est paru deux ans avant ma naissance – mais cela demeure l’une des lectures qui a le plus marqué l’adolescent que je fus. J’ai toujours adoré les auteurs qui mêlaient des concepts fous, voire vertigineux, à une langue sobre, voire classique. Borgès, Kafka, et K. Dick, donc.

Mais Dick était sans doute le plus dingue (ou juste le plus camé) d’entre eux… J’en prends pour preuve que mêmes les plus cintrés des réalisateurs (dont le français Michel Gondry) ont renoncé à adapter ce livre inadaptable. Bref, à lire au moins une fois dans sa vie pour se créer ses propres images.

4ème de couverture :

La florissante agence anti-psi Runciter&Associés protège ses clients contre toute intrusion psychique. Mais lors d’une mission sur Luna, ses meilleurs éléments sont victimes d’un attentat à la bombe orchestré par une agence rivale. Glen Runciter est aussitôt placé en semi-vie. Rapidement, Joe Chip et les autres survivants sont témoins de phénomènes étranges : le visage de leur patron apparaît sur les billets de banque, les cigarettes n’ont plus aucun goût, la technologie semble régresser. Et un produit nommé Ubik, qui possède de curieuses propriétés, surgit aux moments les plus opportuns…

Le dernier roman de Mo Malo : Summit

Conseil de FABRICE PAPILLON

Céline – Guerre (Gallimard)

J’ai été éveillé à la littérature par un grand choc, celui de « Voyage au bout de la nuit », vers l’âge de 13 ans. Depuis, je conserve une certaine fascination pour l’écriture instinctive, crue, animale, directe, provocatrice et souvent drôle de Céline. Je distingue forcément l’auteur et ses premières œuvres, ils sont aux antipodes – ce récit date justement de la « première période », bien avant le fourvoiement antisémite de Céline.

« Guerre » est l’un des trois manuscrits posthumes que publie depuis quelques mois, au compte-gouttes, la NRF / Gallimard. Il implique déjà Ferdinand – en fait, l’auteur romance sa propre vie, pendant la première guerre mondiale – et préfigure le Bardamu du Voyage au bout de la nuit.

Blessé, presque sourd après l’explosion d’un obus tout près de lui, souffrant énormément – les descriptions de la fanfare incessante dans sa tête sont saisissantes – il échoue dans un dispensaire (après avoir tenté de déserter) et vit des moments épiques. Le récit très cru, miné d’argot, nous propulse dans la réalité d’un poilu de la Grande guerre, au fin-fond de sa psyché, au plus près de ses pulsions, stratégies, angoisses, jusqu’au dénouement et son départ pour Londres avec une nouvelle vocation – celle de proxénète. Récit vibrant, unique, fascinant. À lire absolument !

4ème de couverture :

Parmi les manuscrits de Louis-Ferdinand Céline récemment retrouvés figurait une liasse de deux cent cinquante feuillets révélant un roman dont l’action se situe dans les Flandres durant la Grande Guerre. Avec la transcription de ce manuscrit de premier jet, écrit quelque deux ans après la parution de Voyage au bout de la nuit (1932), une pièce capitale de l’œuvre de l’écrivain est mise au jour. Car Céline, entre récit autobiographique et œuvre d’imagination, y lève le voile sur l’expérience centrale de son existence : le traumatisme physique et moral du front, dans l' »abattoir international en folie ». On y suit la convalescence du brigadier Ferdinand depuis le moment où, gravement blessé, il reprend conscience sur le champ de bataille jusqu’à son départ pour Londres. À l’hôpital de Peurdu-sur-la-lys, objet de toutes les attentions d’une infirmière entreprenante, Ferdinand, s’étant lié d’amitié au souteneur Bébert, trompe la mort et s’affranchit du destin qui lui était jusqu’alors promis. Ce temps brutal de la désillusion et de la prise de conscience, que l’auteur n’avait jamais abordé sous la forme d’un récit littéraire autonome, apparaît ici dans sa lumière la plus crue. Vingt ans après 14, le passé, « toujours saoul d’oubli », prend des « petites mélodies en route qu’on lui demandait pas ». Mais il reste vivant, à jamais inoubliable, et Guerre en témoigne tout autant que la suite de l’œuvre de Céline.

Le dernier roman de Fabrice Papillon : Alienés

Conseil de GAËLLE PERRIN-GUILLET

Antonin Varenne – 3000 chevaux vapeur (Le livre de poche)

Ce livre est sorti en 2014, mais résonne toujours en moi des années plus tard.

Tout commence en 1852 en Birmanie. La guerre fait des ravages sur les hommes. Mais aussi dans leur âme. C’est brisé que Bowman, l’anti-héros parfait, retourne en Angleterre pendant la grande puanteur de Londres. On le suivra dans les égouts puis dans un bateau jusqu’aux États-Unis où il débarque en pleine grève des lessiveuses.

Ce livre est lent. Mais pas long. Il est beau et laid à la fois. Il n’est ni thriller ni drame, il est tout à la fois, à la croisée des chemins. Un récit initiatique qui suit un fil rouge sang entre des cadavres qui hantent Bowman et une recherche de soi, sur fond de décors qui happent par leur présence au fil des pages. Un petit bijou à s’offrir ou à offrir.

4ème de couverture :

1852, pendant la 2e guerre anglo-birmane. Le sergent Arthur Bowman doit accomplir une mission secrète. Mais l’expédition tourne mal et les hommes sont capturés et torturés pendant plusieurs mois. Seuls dix d’entre eux survivront.
Londres, 1858. Alors qu’il noie son passé dans l’opium et l’alcool, Bowman découvre dans les égouts le cadavre d’un homme atrocement mutilé. La victime semble avoir subi les mêmes sévices que ceux qu’il a endurés six ans auparavant. Persuadé que le coupable est l’un de ses anciens compagnons de captivité, Bowman décide de partir à sa recherche.
De la jungle birmane à l’Amérique de la conquête de l’Ouest en passant par les bas-fonds londoniens, l’histoire d’une quête personnelle et de la métamorphose d’un homme, dans un monde en pleine mutation.

Le dernier roman de Gaëlle Perrin-Guillet : Dans leur ombre

Conseil de MATHIEU MENEGAUX

Maria Ernestam – Les oreilles de Buster (Babel)

Un roman incroyable, les confessions d’une fille que sa mère n’aime pas, j’en frémis encore.

Très bien écrit, en-dehors des sentiers battus, et de tout ce qu’on a déjà lu. Une lecture marquante, comme j’aime.

4ème de couverture :

À sept ans, traumatisée par sa mère, Eva a décidé de la tuer. À cinquante-six ans, elle commence un journal intime dans lequel elle raconte son histoire, et la façon dont sa vengeance a été assouvie. Un délicieux mélange de candeur et de perversion.

Le dernier roman de Mathieu Menegaux : Femmes en colère

Conseil de NICOLAS JAILLET

Mikhail Boulgakov – Le maître et Marguerite (Inculte)

Le Diable débarque en URSS.

Explosif et jouissif.

4ème de couverture :

Moscou, années 1930, le stalinisme est tout puissant, l’austérité ronge la vie et les âmes, les artistes sont devenus serviles et l’athéisme est proclamé par l’État. C’est dans ce contexte que le diable décide d’apparaître et de semer la pagaille bouleversant les notions de bien, de mal, de vrai, de faux, jusqu’à rendre fou ceux qu’il croise.
Chef-d’œuvre de la littérature russe, «Le Maître et Marguerite» dénonce dans un rire féroce les pouvoirs autoritaires, les veules qui s’en accommodent, les artistes complaisants, l’absence imbécile de doute.
André Markowicz, qui en retraduisant les œuvres de Fiodor Dostoïevski leur a rendu toute leur force, s’attaque à un monument littéraire et nous restitue sa cruauté première, son souffle romanesque, son universalité.

Le dernier roman de Nicolas Jaillet : Fatal baby

Conseil de JULIEN SANDREL

Grand Corps Malade et Ben Mazué – Les correspondants (Lattès)

J’aime les livres qui parlent d’amitié et de création, j’aime les textes et les films de Grand Corps Malade (Patients, La vie scolaire), et j’aime les chansons de Ben Mazué… alors je ne pouvais qu’aimer cette correspondance drôle et touchante entre ces deux artistes.

Ce livre, c’est une parenthèse dans leurs vies effrénées, et une respiration salutaire pour le lecteur. Nul besoin d’être un grand fan de leur musique pour apprécier les échanges sincères, humbles et complices de ces « correspondants » : si vous aimez entrouvrir quelques portes mélancoliques d’ordinaire tenues fermées, gratter le vernis des apparences et en sourire, ce livre est pour vous.

4ème de couverture :

Amis à la scène comme à la ville, les deux artistes échangent sur leurs conceptions de la vie et les coulisses du métier dans une correspondance à la fois drôle, profonde et émouvante, avec cette complicité sincère qui les lie.

Le dernier roman de Julien Sandrel : Merci, Grazie, Thank you

Conseil de DOMINIQUE MAISONS

Hubert Selby Jr – Le Démon (10/18)

Un livre d’une puissance rare, dès la première page on sent qu’on va entrer dans une œuvre unique et pourtant ce périple ira en s’intensifiant de ligne en ligne. Sans doute ce que j’ai lu de plus fort comme exploration des tourments de l’âme humaine.

La descente aux enfers d’un homme qui aurait pourtant tout pour être heureux mais qui ne connaitra nulle paix dans le combat contre ses démons intérieurs. Ce livre vous prendra aux tripes, vous êtes prévenus.

4ème de couverture :

Jeune cadre new-yorkais à qui tout réussit, Harry White s’adonne au plaisir du rêve américain. En lui pourtant le démon sommeille. Il guette, incontrôlable et dévastateur, prêt à bondir et à déployer sa fièvre sexuelle pour imposer le chaos… Le vertige éblouissant d’un don Juan moderne, aux prises avec ses obsessions sur le seuil de l’enfer.

Le dernier roman de Dominique Maisons : Avant les diamants

Conseil de CLAIRE FAVAN

Pierce Brown – Red rising / Golden Son / Morning Star (Le livre de poche)

Histoire de varier les plaisirs, je te propose une trilogie classée en youg adult.

Pourquoi ? Dès les premiers mots, tu te prends une claque et ce n’est que le début. Ensuite, tu enchaînes entre intrigues politiques, batailles dans l’espace, complots et trahisons. Une pure merveille, même pour un adulte.

4ème de couverture du tome 1 :

Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé  : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles  : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

Le dernier roman de Claire Favan : De nulle part

Conseil de JERÔME LOUBRY

Albert Camus – L’étranger (Folio)

Parce que nous nous sommes tous, à un moment de notre vie, sentis « étranger » au monde qui nous entoure. Et parce que sous la fausse simplicité de ce roman, Albert Camus révèle la difficulté à trouver sa place dans une société sourde à nos silences.

4ème de couverture :

Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…

Le dernier roman de Jérôme Loubry : Les sœurs de Montmorts

Conseil de GWENAËL BULTEAU

Sarah Moss – Dans la lande immobile (Actes Sud)

Une histoire de violence familiale et d’émancipation, écrite avec une sensibilité qui touche au sublime.

4ème de couverture :

Cet été-là, Bill a choisi pour lui-même, sa femme et sa fille adolescente, des vacances particulières. La famille va se joindre à un stage d’archéologie expérimentale. En compagnie d’un professeur d’université et de trois étudiants, il s’agit de camper dans le Nord de l’Angleterre sur un site d’habitat primitif, de se conformer au mode de vie de l’âge de fer. Car pour Bill, chauffeur de bus, autodidacte féru d’histoire, fervent nationaliste, rien de plus excitant que de comprendre et d’éprouver ce qu’ont connu ces Anglais des origines dont l’état de nature le fascine – les mâles se livrant à la chasse et à la pêche, les femelles se vouant à l’alimentaire et à l’entretien de l’abri domestique. En somme une initiation au partage premier, dont la mère et l’adolescente devront reconnaître l’évidence et mettre en pratique la discipline.

Tandis qu’au coin du feu le professeur et Bill conversent passionnément sur les mœurs et rites sacrificiels des hommes des tourbières, l’adolescente rêve d’affranchissement et de liberté. L’autre jeune femme du petit groupe, étudiante, lui en fait entrevoir les possibles. Mais en ce lieu isolé, la sévérité du père peu à peu s’imprègne d’une violence ancestrale dont les marais d’alentour recèlent la mémoire… et pourraient témoigner de l’intransigeance.

Le dernier roman de Gwenaël Bulteau : Le grand soir

Conseil de NICK GARDEL

Roy Braverman – Pasakukoo (Hugo)

Une balade immobile à la finesse d’esprit véritablement délicieuse. Des écrivains en bord de lac, des tueurs, des valises de dollars, des gens qui s’aiment et se haïssent. Pasakukoo est un ovni nonchalant qui se pose en toute discrétion, un crop circle alambiqué comme un canular de fin d’été. Il se déguste à petites gorgées entre deux brasses dans l’eau glacée et une cuite mémorable sur le ponton.

4ème de couverture :

Lac Pasakukoo, dans le Maine des été indiens. Le corps noyé d’une jeune romancière prometteuse, égérie annoncée d’une nouvelle génération d’écrivains. De chaque côté du lac, la résidence de deux auteurs à succès, meilleurs ennemis du monde. Un shérif qui ne les aime pas, et un village où aucun secret ne résiste à la douceur de vivre apparente. Un avocat noir et théâtral qui débarque. Une secrétaire à faire pâlir Venus en personne. Un assistant littéraire appliqué et ambitieux. Un manuscrit dont la seule existence fait frémir les familles les plus puissantes de la région. Des mots qui deviennent des armes, et des pages blanches des linceuls. Et soudain, une série de violences qui se déchaînent entre les rancœurs d’hier et les menaces de demain.

Le dernier roman de Nick Gardel, alias Pierre Ravenne : Le goût du pain brûlé

Conseil de GHISLAIN GILBERTI

Charles Duchaussois – Flash ou le grand voyage (Le livre de poche)

Le livre que j’ai offert à tous mes proches et qui n’a jamais déçu.

Un road-trip autobiographique halluciné vers l’Orient, à l’époque des migrations hippies. Ce récit embarqué plaira à coup sûr aux lecteurs de tous les horizons littéraires.

4ème de couverture :

De Marseille au Liban, d’Istanbul à Bagdad, de Bombay à Bénarès, en bateau, à pied, en voiture, Charles peu à peu se rapproche de Katmandou, le haut lieu de la drogue et des hippies. Sa route est jalonnée d’aventures extraordinaires. A Beyrouth, il s’associe à des trafiquants d’armes, il participe dans les montagnes du Liban à la récolte du hachisch. A Koweit, il dirige un night-club. Au Népal, il devient pendant quelque temps le médecin et le chirurgien des paysans des contreforts de l’Himalaya. C’est enfin l’épisode de Katmandou et l’évocation saisissante de l’univers des drogués : l’opium et le hachisch qui font « planer », le « flash » de la première piqûre, le « grand voyage » du L.S.D. Jamais peut-être un homme, sauvé in extremis, n’était allé aussi loin et n’avait pu revenir pour dire ce qui se passe là-bas.

Le dernier roman de Ghislain Gilberti : L’évangile de la colère

Conseil d’OLIVIER GALLIEN

William Golding – Sa majesté des mouches (Folio)

Une des œuvres phares de William Golding. Un roman cruel et magnifique, qui dépeint la vie d’un groupe d’enfants livrés à eux-mêmes sur une île déserte.

Le déclin rapide de ceux-ci vers la sauvagerie. Un constat pessimiste et terrifiant sur la nature de l’être humain.

4ème de couverture :

Seuls rescapés d’un accident d’avion, une quinzaine de collégiens se retrouvent livrés à eux-mêmes sur une île déserte du Pacifique. Ralph, le chef qu’ils ont élu, tente d’organiser leur survie. Mais la rumeur se répand que l’île est habitée par un monstre, plongeant peu à peu une partie du groupe dans la violence et la sauvagerie…

Le roman d’Olivier Gallien : Dans la neige ardente

Conseil de YANNICK PROVOST

Philip Le Roy – Aliana (Cosmopolis)

Aliana expie ses péchés. Revenue de l’enfer, pour gagner sa place au paradis, elle est prête à tout, surtout au pire pour faire enfin le bien.

Un retour aux sources du thriller. Une héroïne sans complaisance qui tente de retrouver une lueur d’espoir en affrontant une galerie sombre de personnages nauséabonds. Le plaisir de retrouver la plume vive de Philip dans un roman plus profond qu’il ne parait.

4ème de couverture :

De retour en France après avoir combattu au sein de l’opération Barkhane au Sahel, le sergent Aliana Kelly souffre d’un état de stress post-traumatique.
Il lui reste une mission à accomplir : le capitaine de son unité, mortellement blessé en lui sauvant la vie au Mali, l’a chargée de remettre en mains propres une lettre à son frère qui vit à Lyon.
Ce qui ne devait être qu’une formalité va transformer l’émissaire en tornade. Du jour au lendemain, Aliana se retrouve en cavale entre Paris et Marseille, et devient la femme la plus dangereuse du monde.

Le dernier roman de Yannick Provost : Tu joues, tu meurs !

Conseil de SOLENE BAKOWSKI

Vladimir Nabokov – Chambre obscure (Grasset)

Ce roman, moins connu que Lolita, est un texte brillant. Il s’agit d’une histoire courte qui peut être lue d’une traite. Avec le talent qu’on lui connaît, Nabokov dépeint la descente aux enfers d’un homme, en proie à un impossible amour.

C’est tragique, machiavélique, cruel et vertigineux. Un livre magnifique.

4ème de couverture :

Kretchmar, respectable et rangé, tombe amoureux d’une jeune fille, Magda. Pour la suivre, il rompt avec sa femme. Il voit mourir son enfant et sombre dans la folie. Dans Chambre obscure (1932), Nabokov dépeint la longue descente aux enfers des amours impossibles.

Le dernier roman de Solène Bakowski – Il faut beaucoup aimer les gens

Conseil de XAVIER MÜLLER

Dan O’Brien – Broken Heart (Folio)

Des collines herbeuses à perte de vue. Et un projet fou : réintroduire l’ancien prince des grandes plaines, le bison. Un récit authentique qui se déroule dans les paysages durs du Montana.

L’un des chefs d’œuvre du courant Nature Writing.

4ème de couverture :

Quand Dan O’Brien s’installe dans le ranch de Broken Heart, il réalise son rêve : vivre au pied des terres indiennes de Sitting Bull. Mais, en un siècle, les Grandes Plaines ont été stérilisées par l’agriculture et l’élevage bovin. Pour rétablir l’écosystème originel de ses terres, O’Brien imagine l’impossible : élever des bisons dans leur milieur naturel… Sur les pas de Jim Harrison, Dan O’Brien nous offre une ode au Grand Ouest américain.

Le dernier roman de Xavier Müller : Erectus, Le dernier hiver

Conseil de VICTOR GUILBERT

Yu Hua – Brothers (Actes sud)

Un roman exceptionnel qui raconte l’histoire de deux frères qui traversent la Chine du 20ème siècle, de la misère des années 1950, à l’essor fulgurant du début du 21ème siècle en passant par les années noires du communisme de Mao.

C’est drôle, fulgurant, impossible à lâcher et ça permet de comprendre (un peu) la Chine d’aujourd’hui. La saga familiale que j’offre le plus autour de moi et qui fait l’unanimité !

4ème de couverture :

Li Guangtou et Song Gang ne sont pas d’authentiques frères mais leurs destins se sont de longue date trouvés liés pour le meilleur et pour le pire. Enfants, puis adolescents pendant la Révolution culturelle, ils atteignent l’âge adulte au moment où la Chine entre dans l’ère tumultueuse des « réformes » et de l' »ouverture ». La solidarité, cimentée par les épreuves, qui les unissait jusqu’alors se fi ssure et leurs chemins se séparent : tandis que Song Gang, l’intellectuel doux et loyal, se voit rapidement dépassé par son…

Le dernier roman de Victor Guilbert : Terra Nullius

Conseil d’ANTOINE RENAND

Michel Houellebecq – La possibilité d’une île (J’ai lu)

Je parle systématiquement (peut-être trop souvent) de ce roman lorsqu’on me demande quels sont mes livres préférés. C’est l’un de ceux qui m’ont le plus marqué jusqu’ici. Lorsque j’ai lu La possibilité d’une île à sa parution, j’ai découvert une dimension de la littérature que je ne connaissais pas. Je ne savais pas qu’un livre pouvait ressembler à ça ; raconter une histoire prenante, tout en abordant des questions sur l’existence que je n’avais pas lues ailleurs, et que je me posais sans aussi bien les formuler. C’était mon premier Houellebecq et il reste pour moi son meilleur.

Difficile de résumer l’histoire… Elle suit la vie d’un personnage, de son enfance à sa mort. On le retrouve même APRÈS sa mort… 2000 ans plus tard, grâce des progrès scientifiques sur le clonage et sur les modifications génétiques.

C’est souvent drôle (grinçant), émouvant, profond. Pas politiquement correct. Les bons sentiments en sont absents, mais l’amour est là.

4ème de couverture :

« Roman d’anticipation autant que de mise en garde, La possibilité d’une île est aussi une réflexion sur la puissance de l’amour. Vite vient l’envie de comparer sa propre lecture à celle des autres. S’il est des livres que l’on a envie de garder pour soi, il n’en est décidément rien avec ceux de Houellebecq, comme s’ils offraient, à chaque fois, la possibilité d’une confrontation. » Franck Nouchi, Le Monde

« Ce roman vous ébranle profondément. C’est la force visionnaire d’un Aldous Huxley et la cruauté d’un Evelyn Waugh. Un taureau enragé dans le magasin de porcelaine de la fiction contemporaine. » David Coward, Times Literary Supplement

« Michel Houellebecq fait là du grand art tant son écriture est honnête, précise, crue et vraie. Au-delà des thèses sur la fin des religions ou le rêve d’un Homme Nouveau, il s’agit surtout d’un livre sur la peur. » Volker Weidermann, Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Le dernier roman d’Antoine Renand : S’adapter ou mourir

Conseil de HERVE COMMERE

Thomas Gunzig – Feel good (Le livre de poche)

On m’a parlé de Thomas Gunzig au salon de Limoges en des termes curieux : pour une histoire de droits sur un ancien roman, le type avait parait-il provoqué en duel son éditeur au salon du livre de Bruxelles il y a quelques années. Quoi ? Oui, oui. Il faut vous dire que l’homme est belge, qu’il pratique je ne sais plus quel art martial, et que son ancien éditeur aussi.

J’ai délaissé mon stand quelques instants et suis allé rencontrer l’animal. Il était un peu plus loin, derrière ses piles de livres, il m’a accueilli avec le sourire, m’a confirmé ce qu’on m’avait dit sur lui (il y a d’ailleurs une photo des deux combattants sur Internet, hilares et en kimono) et m’a dit quelques mots sur ses livres.

J’ai choisi Feel good et l’ai dévoré la semaine suivante. Il y a tout dans ce roman, une histoire surprenante, des rebondissements imprévisibles, un humour constant, une infinie tendresse pour les personnages, ainsi qu’un regard acéré sur la vie en général et la société en particulier. J’en ai acheté dix exemplaires, que je distribue autour de moi depuis et c’est la première fois que cela m’arrive. J’ai adoré ce roman et je le conseille à tout le monde, quoi qu’on aime dans les livres.

4ème de couverture :

Alice, vendeuse dans un magasin de chaussures, a toujours été marquée par la précarité sociale. Elle n’en peut plus de devoir compter chaque centime dépensé et de ne pas pouvoir offrir une vie plus confortable à son fils. L’idée folle germe alors en elle d’enlever un enfant de riches dans une crèche de riches pour exiger une rançon. Malheureusement, tout ne se déroule pas comme prévu.
Tom, écrivain moyen, croise la route d’Alice et son histoire de kidnapping lui donne une idée : il lui propose d’en tirer un roman et de partager les bénéfices. Alice, peu convaincue, lui fait une contre-proposition : écrire un feel good selon les recettes qui plaisent aujourd’hui, un best-seller susceptible de se vendre à des centaines de milliers d’exemplaires qui les sortirait définitivement de la misère…

Roman en abyme où humour noir et fatalisme côtoient rage de vivre et espoir sans faille, Feel Good alterne passages hilarants et description lucide de notre temps.

Le dernier roman de Hervé Commère : Les intrépides

Avis de MAXIME GIRARDEAU

Victor Dixen – Vampyria, la cour des ténèbres, tome 1 (Robert Laffont)

Pour ces fêtes de fin d’année, j’avais envie de partager une lecture que j’ai faite avec mon fils quelques pages à la fois chaque soir avant qu’il aille se coucher. Nous avons ce rituel depuis quelques années maintenant et nous devons en être à une vingtaine de romans lus à deux de cette manière. Le dernier qui nous a particulièrement accroché, lui comme moi (il vient d’avoir 10 ans), c’est le premier tome de la saga Vampyria de Victor Dixen. 

Uchronie fantastique se déroulant durant le règne du roi Louis XIV, qui serait devenu un vampire, le Roy des ténèbres. Prétexte malin pour construire un univers fantastique, palpitant et aussi parfois terrifiant (attention aux enfants sensibles aux univers sombres), autour de la cour de Versailles. On y suit la quête de vengeance de la jeune Jeanne, qui pour survivre, devra se jouer des intrigues et des trahisons des morts-vivants et des abominations qui peuplent les ors de Versailles.

C’est un très bon roman jeunesse, à l’univers historique riche, aux aventures captivantes et aux personnages, fictifs ou historiques passionnants. Un très chouette moment de lecture que je vous recommande aussi pour une découverte avec vos enfants.

4ème de couverture :

 » Tu vas t’épanouir à Versailles telle une fleur exotique. Les vampyres du palais raffolent de tout ce qui sort de l’ordinaire. Mais attention : la Cour des Ténèbres a ses codes, ses pièges mortels, et le moindre faux pas s’y paye au prix du sang… « 

En l’an de grâce 1715, le Roy-Soleil s’est transmuté en vampyre pour devenir le Roy des Ténèbres. Depuis, il règne en despote absolu sur la Vampyria : une vaste coalition à jamais figée dans un âge sombre, rassemblant la France et ses royaumes vassaux. Un joug de fer est imposé au peuple, maintenu dans la terreur et littéralement saigné pour nourrir l’aristocratie vampyrique.

Trois siècles plus tard, Jeanne est arrachée à sa famille de roturiers et catapultée à l’école formant les jeunes nobles avant leur entrée à la Cour. Entre les intrigues des morts-vivants du palais, les trahisons des autres élèves et les abominations grouillant sous les ors de Versailles, combien de temps Jeanne survivra-t-elle ?

Le dernier roman de Maxime Girardeau : Ego, libère-moi



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17 réponses

  1. Aude Bouquine – « Lire c’est pouvoir se glisser sous différentes peaux et vivre plusieurs vies. » Ici, je lis, je rêve, je parle de mes émotions de lectures, avec des mots. Le plus objectivement possible. Honnêtement, avec respect. Poussez la porte. Soyez les bienvenus dans mon univers littéraire.

    Et de 3 en plus dans ma PAL en sachant que Feel Good devient ma priorité 😉

    • Yvan – Strasbourg – Les livres, je les dévore. Tout d’abord je les dévore des yeux en librairie, sur Babelio ou sur le net, Pour ensuite les dévorer page après page. Pour terminer par les re-dévorer des yeux en contemplant ma bibliothèque. Je suis un peu glouton. Qui suis-je : homme, 54 ans, Strasbourg, France

      comme tu dis ! comment résister ?

  2. Feel good est dans les 2 listes, ça doit être un message subliminal. Ok, on va commencer par ça ! 😉
    Merci Yvan.

    • Yvan – Strasbourg – Les livres, je les dévore. Tout d’abord je les dévore des yeux en librairie, sur Babelio ou sur le net, Pour ensuite les dévorer page après page. Pour terminer par les re-dévorer des yeux en contemplant ma bibliothèque. Je suis un peu glouton. Qui suis-je : homme, 54 ans, Strasbourg, France

      ça doit être ça oui ! fallait le faire pour retrouver deux fois un titre méconnu 😉

      • Nous, les belges, on connaît très bien Thomas Gunzig. Il fait des chroniques en radio, un pur régal. Une plume d’orfèvre 👌

        • Yvan – Strasbourg – Les livres, je les dévore. Tout d’abord je les dévore des yeux en librairie, sur Babelio ou sur le net, Pour ensuite les dévorer page après page. Pour terminer par les re-dévorer des yeux en contemplant ma bibliothèque. Je suis un peu glouton. Qui suis-je : homme, 54 ans, Strasbourg, France

          j’ai prévu de l’acheter, c’est devenu une priorité !

    • J‘ai noté également qu‘il y figure deux fois je vais également le prendre 😀

      • Yvan – Strasbourg – Les livres, je les dévore. Tout d’abord je les dévore des yeux en librairie, sur Babelio ou sur le net, Pour ensuite les dévorer page après page. Pour terminer par les re-dévorer des yeux en contemplant ma bibliothèque. Je suis un peu glouton. Qui suis-je : homme, 54 ans, Strasbourg, France

        comment ne pas le noter après ce double avis ?

        • Jean Luc l‘a acheté hier et déjà en pleine lecture 😃

          • Yvan – Strasbourg – Les livres, je les dévore. Tout d’abord je les dévore des yeux en librairie, sur Babelio ou sur le net, Pour ensuite les dévorer page après page. Pour terminer par les re-dévorer des yeux en contemplant ma bibliothèque. Je suis un peu glouton. Qui suis-je : homme, 54 ans, Strasbourg, France

            Curieux de son avis !

  3. Trois mille chevaux vapeur d’Antonin Varenne, je ne peux que plussoyer ! fameux et vaste roman d’aventure. L’étranger de Camus, incontournable. Pas mal d’autres romans qui sont proposés sont plus ou moins passés sous les radars, c’est une bonne chose de les mettre en avant.

    • Yvan – Strasbourg – Les livres, je les dévore. Tout d’abord je les dévore des yeux en librairie, sur Babelio ou sur le net, Pour ensuite les dévorer page après page. Pour terminer par les re-dévorer des yeux en contemplant ma bibliothèque. Je suis un peu glouton. Qui suis-je : homme, 54 ans, Strasbourg, France

      Quel roman de Varenne oui, inoubliable !

  4. J’en ai déjà lu quelques-uns, surtout dans cette deuxième liste, mais je vais sans doute aussi en piocher pour les cadeaux de fin d’année, j’offre systématiquement un livre à chacun de mes neveux et nièces, ainsi qu’à mes grandes filles. Merci encore pour ton travail avec tous ces auteurs talentueux !

    • Yvan – Strasbourg – Les livres, je les dévore. Tout d’abord je les dévore des yeux en librairie, sur Babelio ou sur le net, Pour ensuite les dévorer page après page. Pour terminer par les re-dévorer des yeux en contemplant ma bibliothèque. Je suis un peu glouton. Qui suis-je : homme, 54 ans, Strasbourg, France

      voilà une saine habitude !

  5. Collectif Polar : chronique de nuit – Simple bibliothécaire férue de toutes les littératures policières et de l'imaginaire.

    Quelques incontournable, d’autres plus surprenant…
    Et par contre pourquoi je ne suis pas surprise par le livre de Ghislain : Charles Duchaussois – Flash ou le grand voyage, ça te parle à toi ? Hein, dis moi ?

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