On n’enterre jamais le passé – Nicolas Duplessier

Nicolas Duplessier n’a pas enterré son passé. Celui des films d’action des années 80 et 90, celui du rock aux grosses guitares qui accompagnait cette période. Des éléments forgeant son ADN et qu’on retrouve tout au long de son deuxième roman. Ça me parle. Même avec nos 10 ans d’écart, nous avons des références communes.

Coolitude

Ce roman est le pendant littéraire d’une série B mainstream, d’un virevoltant épisode de série. Ce n’est pas le scénario qui prime, il sert à accumuler scènes d’actions et bons mots.

Dès la première page, il m’a mis dans sa poche, le lascar. Il y donne le rythme au sens propre, musicalement parlant, sans jamais baisser le tempo, tout en variant la mesure.

Lukas, enquêteur pour les assurances, se retrouve embringué dans une aventure rocambolesque. 250 pages de pétarades, de courses poursuites qu’il tente de maîtriser avec son humour dédramatisant et sa coolitude (qui cache pourtant des failles).

Clairement ce qui fait la différence dans ce roman noir, mais humain, ce sont les personnages et l’écriture de l’auteur. Cet ex-flic, un peu dépassé par les événements mais qui ne lâche rien, est aussi amusant qu’attendrissant.

Remuant et divertissant

Et Duplessier a su trouver le bon ton. Celui qui donne du peps à l’histoire, celui qui fait qu’on a l’impression de suivre une comédie américaine (sauf que ça se passe près de Fontainebleau et de Melun). Le coté franchouillard avec des scènes dignes des films amerloques, ça donne un mix bien ludique.

Son écriture est cinématographique, visuelle. Et la tonalité n’est pas prise de tête, plutôt celle qui donne envie de battre la mesure du pied. Entre les bonnes répliques, les vannes à deux balles clairement assumées et les scènes remuantes, vous avez dans les mains un roman frais (même si le héros ne l’est pas très souvent).

Avec « On n’enterre jamais le passé », Nicolas Duplessier n’a d’autre objectif que de distraire. Et franchement il le fait avec une vraie faculté à trouver les bonnes répliques, celles qui feront sourire. Remuant et divertissant, ça fait du bien entre deux romans qui vous plombent le moral.

Lien vers l’interview de Nicolas Duplessier au sujet de ce roman

Yvan Fauth

Date de sortie : 22 novembre 2019

Éditeur : Lajouanie

Genre : Roman noir fun

4° de couverture

Lukas, ex-flic, enquêteur pour une compagnie d’assurances, se voit chargé de retrouver un lot de pierres précieuses extrêmement rares, des cumengéites. Le job va s’avérer mouvementé : une meute de gros bras aux méthodes plutôt radicales s’en prend aux proches du voleur supposé… parmi ceux-ci, une femme pas fatale mais presque et une charmante mais très délurée jeune fille qui ressemble à s’y méprendre, à Lolita ou à Lisbeth Salander. 



Catégories :Littérature

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3 réponses

  1. Très séduisant, merci de le présenter

  2. Yapuka ne pas enterrer ce roman dans sa PAL ! 😀

Rétroliens

  1. Interview – 1 livre en 5 questions : Nicolas Duplessier - On n'enterre jamais son passé - EmOtionS - Blog littéraire

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