Mark Allen Smith – L’inquisiteur


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Parfois la vérité est la pire des tortures…

Geiger a un don : il décèle le mensonge au moment où il l’entend, et dans son métier –« la recherche d’informations » comme l’appellent ceux qui la pratiquent –, ce don est précieux. Ses clients, riches et impitoyables, sont les multinationales, les agents du gouvernement ou la mafia. Les méthodes de cet expert dans l’art d’interroger vont de l’agression brutale à la manipulation psychologique complexe, et il arrive toujours à ses fins. Il fait rarement couler le sang mais sait amener ses victimes au point où la souffrance s’efface devant la peur.

Être un professionnel de la torture ne l’empêche pas cependant d’avoir un strict code de conduite et il refuse de faire son travail sur des enfants, des vieillards ou des infirmes qui seraient incapables de supporter la question. La vie de l’Inquisiteur bascule le jour où un client veut faire passer aux aveux Ezra, un jeune garçon de douze ans. Sans réfléchir aux conséquences, Geiger l’arrache aux griffes de son ravisseur et met alors le doigt dans un engrenage qui va faire voler sa vie en morceaux. En compagnie de son partenaire Harry, de sa sœur psychotique Lily et d’Ezra, Geiger entame une course poursuite au cours de laquelle de brûlants secrets politiques et personnels éclatent au grand jour.

 

Mon avis

Dans la multitude, foultitude, tripotée de thrillers édités chaque mois, pas facile de sortir du lot.

Un bon moyen est de trouver une accroche, une idée lumineuse, une trame suffisamment originale. C’est le cas de cet « Inquisiteur ».

Le lecteur se retrouve face à un personnage singulier, un bourreau dont le métier et de faire « cracher » les renseignements. Peu engageant comme protagoniste principal, mais diablement intriguant.

La première partie du roman est un modèle du genre, une vraie réussite, soignée, où le lecteur côtoie un personnage énigmatique, aux méthodes choquantes, Et pourtant Mark Allen Smith attise notre curiosité avec talent, pour au fil des pages, nous faire entrer en empathie avec ce tortionnaire que l’on voit changer au fil des pages.

Las, la suite n’est, à mon sens, pas au même niveau, la dernière partie étant plutôt convenue.

Il n’empêche, le bouquin tient globalement son rôle, et l’éditeur annonce déjà la suite des aventures de Geiger, le tortionnaire qui s’est découvert une humanité. On sent d’ailleurs que l’auteur en a volontairement gardé beaucoup sous la savate (un peu trop à mon goût) et a trouvé clairement un bon filon.

Publication française : 2013

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥

Émotion : ♥♥♥

Note générale : ♥♥♥



Catégories :Littérature

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5 réponses

  1. Non, je vais résister…

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